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Herméneutique et psychiatrie. Pouvoirs et limites du dialogue
Quintin Jacques
LIBER CANADA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782895780809
Cet ouvrage porte sur la psychiatrie, l'herméneutique et la folie, entendue comme langage incompréhensible et comme impossibilité de dialogue. Dans ce sens, la folie ne concerne pas tant les malades que chacun de nous pris au piège de sa pensée. Nous nous demanderons donc comment psychiatrie et herméneutique éclairent la folie, mais aussi comment elles s'éclairent mutuellement. Nous le ferons en nous aidant et en nous inspirant de la réflexion de Hans-Georg Gadamer. Son travail nous servira de guide pour penser plus clairement la santé ou le bien vivre. L'herméneutique fait appel à notre capacité d'accroître, notre écoute de l'esprit qui, ici, ne signifie pas une entité mentale, mais une voix intérieure. Dans ce sens, la question est de savoir comment maintenir vivante la petite voix intérieure de chacun sans tomber dans le subjectivisme ou le solipsisme, c'est-à-dire sans tomber dans un langage impénétrable qui conduit directement à l'idiotie ou à la folie, ce que l'on nomme communément en psychiatrie la psychose. En somme, que pouvons-nous opposer à la folie ? "
Aoudia Hakim ; Testa Quintin ; Aschenbroich Jacque
Comme Lean Six Sigma, QRQC ("Quick Response Quality Control") est un outil de gestion de la qualité développé en milieu industriel et faisant appel à la vigilance et à la responsabilisation des opérateurs. Fondé sur le principe des "trois réels", QRQC est une méthodologie qui permet d'identifier l'origine des défauts et dysfonctionnement dans la chaîne de production en revenant au "lieu réel" (celui où le problème est apparu) pour y analyser les "pièces réelles" (les "pièces mauvaises" par comparaison aux "pièces bonnes") à l'aide des "données réelles" (circonstances du problèmes, composants utilisés, etc). Mis en place dans de grands groupes industriels, notamment Valeo, l'un des plus importants équipementiers automobiles du monde, le QRQC permet de réaliser d'importants progrès en matière de gestion de la qualité, sans engager d'investissements très importants mais en bâtissant une approche radicalement nouvelle et "impliquante" des équipes de production. Ce livre est une présentation et une explication exhaustive de la méthode.
Philosophe, théologien, éthicien, l'activité intellectuelle de Jean-François Malherbe emprunte les formes les plus amples et les plus englobantes de la pensée. Rien pourtant ne fait de lui l'esprit détaché et retiré dans un monde de formes et de concepts. Bien au contraire, son ancrage dans la pratique et dans la vie commune est solide et résolu. L'attestent en particulier ses nombreuses interventions sur le terrain, là où on fait face à des impasses, à des conflits, à la perte de soi. Dans ce sens le dialogue de la théorie et de la pratique est chez lui bien réel. Mais le dialogue est aussi le principe directeur de l'une et de l'autre. "Il y a du Socrate chez Malherbe, qui n'hésite d'ailleurs pas ni à citer le philosophe ni à évoquer son art de la maïeutique. Tout comme le maître de Platon, il passe par le dialogue, la rencontre de l'autre pour permettre à chacun de cheminer vers soi, démontrant ainsi que le travail de la pensée à l'intérieur du dialogue n'est pas une fin en soi, mais un moyen privilégié de témoigner d'une présence qui porte l'être humain au-delà de lui-même". Amis, collègues, élèves lui rendent ici hommage.
L'aventure du jazz a profondément rythmé la vie artistique et littéraire du XXe siècle. On redécouvre le dialogue engagé entre écrivains et musiciens autour de cette mémoire partagée. Source vive offerte à l'inspiration de nombreux écrivains et poètes, le jazz va conquérir une évidence classique au fil du temps. Pensons au Jazz (1947) de Matisse, au roman mythique de Boris Vian, L'Ecume des jours, ou encore à la Negro-Anthology (1934) de Nancy Cunard : premier manifeste militant pour la culture afro-américaine (où le jazz n'est pas en reste). Documents inédits, enregistrements, films viennent étayer le parcours thématique grâce à des pièces qui proviennent de la prestigieuse collection privée de Guy Demole. Ainsi peut-on commémorer le centenaire du Siècle du jazz marqué par plusieurs événements d'importance : à New York a lieu en 1917 le premier enregistrement d'un orchestre de jazz. En Europe, le rythme des ragtimes débarque avec les troupes américaines. A la Nouvelle-Orléans, berceau de la musique noire, la fermeture du " quartier réservé " engendre la diaspora des premiers jazzmen vers le nord. Enfin, Darius Milhaud, jeune musicien d'avant-garde, compose L'Homme et son désir sur un argument de Paul Claudel pour un ballet aux rythmes afro-américains. Le livre contient deux CD d'enregistrements historiques.
Accident, maladie, mort, deuil ou encore exil nous écorchent, nous brisent parfois, nous déstructurent. Dans ces circonstances, l'être humain peut perdre le fil de sa propre existence et "se perdre dans les méandres de la maladie et des différents systèmes de santé". Le sens de l'existence oublié, effacé, l'être humain, le malade, ne se comprend plus. Dans cet essai collectif, les auteurs réunis autour de Jacques Quintin parlent du besoin qu'a l'homme de se raconter face à l'adversité pour redevenir l'auteur de sa vie.
La science et la technologie ont pris une place immense dans la vie des sociétés modernes. Elles affectent les cultures jusque dans leurs déterminations les plus profondes ; elles proposent elles-mêmes de nouvelles valeurs ; elles apportent avec elles la possibilité objective d'un projet historique de la plus vaste envergure et de la plus haute qualité éthique. Comment les cultures peuvent-elles les accueillir sans se perdre ? Comment peuvent-elles à la fois répondre aux exigences de l'enracinement et de la finalisation et donner à la science et à la technologie toute la part qui doit leur revenir ? D'une remarquable clarté et d'une rare profondeur, l'exposé de cette problématique par Jean Ladrière n'a rien perdu de sa pertinence ni de son actualité.
Certains philosophes soutiennent de nos jours que la philosophie est morte. A en juger les acrobaties mentales à la mode dans les milieux postmodernes, toute personne raisonnable sera sans doute portée à l'admettre. Mario Bunge estime pourtant que le diagnostic est prématuré. Car on continuera à philosopher aussi longtemps qu'on se posera des questions sur le monde et sur notre place en son sein. Ce qui semble clair, en revanche, c'est que la philosophie institutionnelle est, elle, en crise. A preuve, le peu d'idées nouvelles qu'elle propose pour aider l'homme ordinaire à comprendre le monde, le savoir ou l'action. Pis, quelques philosophes ont même favorisé cette décadence en mettant au rancart les grands problèmes de la philosophia perennis, l'ambition des vastes systèmes de connaissance et la raison elle-même. Tout en admettant ce triste état des choses, Mario Bunge croit que c'est là une crise dont la discipline se remettra, dans la mesure où elle acceptera d'affronter les vrais problèmes de la réalité, qu'elle sera exacte et compatible avec la science, et surtout qu'elle évitera les questions oiseuses et les raisonnements abscons. Cet ouvrage trace dons les grandes lignes d'une pareille pratique philosophique. Dans une langue claire et sans jargon technique, il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à des questions telles que : Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Quelle est la nature de la société ? Y'a-t-il des limites à notre connaissance ? Qu'est-ce qui distingue la science de la pseudoscience ? Comment équilibrer droits et devoirs ? Ces questions se posent encore aujourd'hui et la philosophie devrait être l'outil intellectuel pour y répondre.
La perception est l'acte de l'intelligence du corps entier alors que la pensée est celui de l'intellect comme faculté spécialisée. Alors que la pensée laisse des traces auxquelles elle ne cesse de revenir et de se réalimenter, la perception s'efface en s'effectuant, laissant le champ libre pour une perception nouvelle. C'est parce que la pensée ne va pas au bout d'elle-même, qu'elle est fragmentée et constitutivement inattentive, qu'elle ne peut éclore complètement et qu'elle laisse, par conséquent, nécessairement des traces. C'est au contraire parce que la perception va au bout d'elle-même qu'elle épuise toute son énergie et qu'elle peut disparaître sans laisser de traces, ayant accompli complètement sa puissance de vie. Elle peut donc mourir sans regret alors que la pensée qui ne parvient jamais à vivre complètement ne peut s'empêcher de revenir sur ce qu'elle a raté. C'est parce que la pensée n'est toujours qu'à moitié là, toujours en même temps au passé et au futur, qu'elle doit sans cesse revenir su la moitié qu'elle a manquée. Et même quand elle revient, elle ne le fait encore qu'à moitié, de manière morcelée, ce qui fait que le travail n'est jamais terminé, qu'il doit se poursuivre jusque tard dans la nuit dans les usines du rêve. Seule la perception totalement vivante peut finir le travail, permettant ainsi au corps de se reposer complètement."
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.