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Immersion
Quievreux Léo
MATIERE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782916383576
Dans son précédent opus, Le Programme Immersion, Léo Quievreux avait laissé, en un lieu et un futur indéterminés, une poignée d'espions branchés à l'EP1 (Elephant Program One), machine expérimentale conçue pour fouiller, révéler, augmenter les souvenirs. Suite et fin de ce programme paranoïaque, Immersion s'ouvre sur le procès de Per Esperen, un haut cadre de l'Agence accusé d'avoir manipulé EP1 à ses propres fins. A quoi bon un tel procès cependant, dès lors qu'Esperen, tout comme son adversaire, l'agent Le Chauve, restent hors de portée de la réalité, prisonniers de l'espace mental créé par leur connexion avec la machine ? Faisant le constat de leur impuissance, ayant manifestement perdu le contrôle du programme, les plus hautes autorités de l'Agence tentent de reprendre la main en connectant de nouveaux espions à l'EP1. A charge pour l'agent 39, 5 de suivre les traces du Chauve, à charge pour les agents Janet Crispel et Carl Jaeger de remonter jusqu'à Per Esperen. Mais laissés depuis trop longtemps au libre cours des interactions hommes-machine, les pièges, distorsions narratives, illogismes, courts-circuits, faux raccords, clonages, bifurcations, faux semblants, obturations se sont démultipliés. Les trois limiers en feront les frais. Car l'enjeu de ce récit-piège n'est plus, depuis longtemps, de garantir le succès des missions contradictoires qu'il a cru ordonner, mais de survivre à sa propre logique dévoratrice, d'endiguer la dynamique implosive par laquelle il progresse... La troisième partie d' "Immersion" s'intitule "Le broyeur" ...
Chaque ouvrage de la collection propose des projets à mettre en place à l'école maternelle autour d'un thème précis permettant de développer les compétences dans chacun des domaines définis par les programmes officiels. Chaque projet peut s'adapter aux différents niveaux de classe et à la pédagogie de chaque enseignant(e). Une partie spécifique présente un rappel synthétique des notions abordées de façon à rendre possible une exploitation simple et directe des séances de classe. Des ressources à télécharger proposent différents exercices, des évaluations et des exemples de situations de classe. Sommaire - Réalisation d'une sculpture - Le corps à l'oeuvre - Faire un portrait - Le corps et la danse / silhouettes - Dire son corps en petite section Points forts : - Chaque projet a effectivement été réalisé en classe ; en témoignent différents travaux et photos d'enfants. - Pour chaque projet, il est proposé des adaptations possibles aux différentes sections et/ou des prolongements possibles. - Chaque projet propose des séances d'apprentissage et des séances complémentaires. Les séances complémentaires peuvent être réalisées de façon autonome, sans lien direct avec le projet. - Chaque séance tient compte des possibilités des enfants et propose des temps de différenciation pédagogique.
Chaque ouvrage de la collection propose des projets à mettre en place à l'école maternelle autour d'un thème précis permettant de développer les compétences dans chacun des domaines définis par les programmes officiels. Chaque projet peut s'adapter aux différents niveaux de classe et à la pédagogie de chaque enseignant(e). Une partie spécifique présente un rappel synthétique des notions abordées de façon à rendre possible une exploitation simple et directe des séances de classe. Des ressources à télécharger proposes différents exercices, des évaluations et des exemples de situations de classe. Les points forts : - Chaque projet a effectivement été réalisé en classe ; en témoignent différents travaux et photos d'enfants. - Pour chaque projet, il est proposé des adaptations possibles aux différentes sections et/ou des prolongements possibles. - Chaque projet propose des séances d'apprentissage et des séances complémentaires. Les séances complémentaires peuvent être réalisées de façon autonome, sans lien direct avec le projet - Chaque séance tient compte des possibilités des enfants et propose des temps de différenciation pédagogique. Sommaire : Projet 1 : Histoire d'ombre Projet 2 : La princesse aux petits pois Projet 3 : Lampe de poche Projet 4 : Le loto des profils et le jeu des visages Projet 5 : Projets expérimentaux.
Sphinx Song est une plongée angoissante dans un monde instable et énigmatique. Léo Quievreux et JM Bertoyas, respectivement auteurs à L'Association de Agents dormants (collection Patte de Mouche) et de Ducon (collection Ciboulette), y mêlent leurs univers graphiques dérangeants, empruntant autant au roman noir qu'aux bandes dessinées de gare. Sphinx Song s'attache à relater une intrigue complexe, sans en donner toutes les clés. Le lecteur s'y perdra sans aucun doute.
Résumé : Dans un futur proche mais indéterminé, "? L'Agence ? " cherche à récupérer un prototype de la machine EP1 (Elephant Program One) dérobé par une jeune femme, Anna, pour le compte d'une agence rivale, la NAIA. De son côté, une organisation criminelle tente de doubler la NAIA par le biais d'un agent infidèle. Le boîtier EP1 n'est pas seulement l'enjeu de cet affrontement entre trois redoutables puissances puisque, couplé à un boîtier jumeau, il est aussi l'arme essentielle de cette lutte ? : le module ainsi constitué force, scrute, inspecte les souvenirs enfouis des agents branchés aux machines, moissonne de l'information mémorielle et dévoile des champs mentaux inexplorés... Per Esperen, un responsable technique de l'Agence qui supervise la recherche de l'EP1, contribue à brouiller un peu plus les pistes. Progressant sous un masque impassible, il agit en franc-tireur avec l'espoir de trouver refuge dans l'espace mental révélé par les machines. De flash-back en fantasme, de rêve en souvenir, de glissement en faux-raccord, toute certitude positive, tout repère se délite ? : Le Programme Immersion est un récit-piège où le lecteur se trouve, en tous sens du terme, captivé. Ayant hacké sa propre intrigue, le récit suit ses personnages dans leur néant, explore leurs relations autant qu'il les distord, fouille leurs consciences, et de loin en loin dysfonctionne, au gré d'amples oscillations paranoïaques. Cet ouvrage a reçu le soutien du CNL.
Au début des années 1930, dans la petite ville industrielle de Thaon-les-Vosges, un groupe de jeunes vierges secrètement consacrées au Christ - les "soeurs Bernadette" - mettent au point une saisissante méthode de catéchisme basée sur l'usage de dessins au pochoir : des silhouettes noires sur fond blanc. ? Ainsi débute l' "épopée Bernadette" : l'aventure inouïe d'une communauté de femmes qui, durant trente ans va penser, s'exprimer, agir et combattre en images. Car l'aventure est guerrière. Il s'agit de faire pièce aux dépravations intellectuelles, morales, politiques et artistiques du monde moderne. Sur le plan des images, il s'agit de lutter pied à pied "contre l'art matérialiste, cubiste et communiste" . Il s'agit, autrement dit, d'allumer, au coeur du XXe siècle, un contre-feu à la modernité. Blanc contre noir. Images contre images. ? "L'enseignement par silhouette offre le maximum d'impression photographique sur la rétine" : les soeurs Bernadette dessinent au pochoir des images d'une singulière efficacité. Images découpées au couteau et aux ciseaux. Images tranchées. Près de soixante-dix ans après leur invention, les Editions Matière ont retrouvé ces centaines d'images et en ont (re)monté l'essentiel sous la forme d'une bande dessinée. L'extraordinaire puissance visuelle et narrative des silhouettes Bernadette est là, intacte. Par l'effet de ce montage inédit, la Méthode se raconte elle-même, met au jour le récit de son invention, dévoile ses enjeux, ses ambitions, son ascension et sa chute : l'interdit jeté sur elle par l'Eglise, ses vaines tentatives d'autocensure, et enfin la longue occultation dont elle a fait l'objet jusqu'à aujourd'hui... Préface par François Cheval, directeur du musée Nicéphore Niépce (Chalon-sur-Saône). Postface par Sonia Floriant, docteur en sciences du langage, enseignante en école d'art.
Danny Steve est une fille pressée. Après avoir réglé leur compte aux Feux de l'amour en dix minutes, voici qu'elle s'attaque à la restitution d'un tournoi de sumo. Cette fois, elle commence par poser la scène : d'un côté (sur les pages gauches de l'ouvrage) le public, de l'autre (à droite, donc) l'aire de combat et les sumotoris. A travers les masses, elle glisse son trait. Où se répètent sans fin les gestes et les postures, elle recommence inlassablement son dessin. Sous la rigidité du rituel, sous le poids des corps, Danny Steve piste la mobilité, restitue le mouvement. Et en effet, le livre s'anime. On suit les phases du combat, intrigués et déjà fervents. Esquive, geste technique, poussée, empoignade, chute : l'ouvrage prend des allures de flip-book, reprend son rythme, accélère encore... Côté public défilent pêle-mêle aficionados, présentateurs TV, publicités, sacs de shopping, images de manga. 176 pages ont passé : Danny Steve n'a rien raconté encore ni rien donné à comprendre du sumo. Dix minutes c'est décidément trop court pour se prendre au sérieux...
La trame de cet opus de Yûichi Yokoyama est aussi linéaire qu'elle est claire : Voyage est la longue, et silencieuse, et cristalline description d'un périple ferroviaire entrepris par trois hommes. Le sujet embrassé par Yokoyama est moins ce trajet en train pourtant (les distances franchies, le territoire parcouru...) qu'un trajet dans le train. Un voyage dans le voyage. Sitôt le train parti, en effet, les personnages entreprennent de traverser le convoi. Les personnages sont alors confrontés à l'architecture, à l'aménagement de la machine. Ils sont confrontés par-dessus tout aux regards et aux corps des autres passagers : dans le train on s'observe, on se croise, on se regarde passer, on se gêne, on se rencontre parfois. Si bien que ce Voyage consiste d'abord, consiste avant tout à traverser des visages. Succession de portraits avec à la fin peut-être, tout au bout, mais tout au bout seulement, la promesse d'une ouverture, d'un paysage.
Une ville orthonormée, au petit matin. Amérique nord. Réveil, métro. La vie des gens, la rue, l'ouverture des bureaux sur fond de grisaille quadrillée. Soudain parmi la foule, un homme prend la tangente. Police. Course-poursuite. L'homme est pourtant l'un des plus insignifiants de la ville : c'est un homme-sandwich. Mais justement. La pancarte qu'il arbore, et dont il semble ne pas vouloir se défaire, fait aussi de lui l'homme le plus remarquable. "New" : voilà ce qu'il annonce. Le nouveau. Rien moins. Il y a bien des choses à dire, sans doute, de New WANTED : ligne claire, minimalisme, géométrie, inventions formelles, refus de la narration... La vérité c'est que c'est l'irruption du boogie-woogie dans la peinture de Mondrian, c'est Hitchcock qui ferait courir James Stewart directement dans des décors de Saul Bass.