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Le corps aujourd'hui
Queval Isabelle
FOLIO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070356782
Un corps nouveau se dessine. Longtemps vécu sur le mode de la souffrance, du mystère et de la mort, subi, le corps est, depuis un siècle, l'objet d'une révolution. Mieux connu grâce aux progrès de la médecine, expliqué, inventorié, il est entretenu et soigné, réparé et appareillé. Il n'est plus seulement le lieu du dépérissement et de la finitude humaine; l'attention qu'on lui porte - pharmacologie, chirurgie, obstétrique, génétique, bio- et nanotechnologies, cosmétologie, diététique, sport - traduit autant le refus de l'idée de la mort qu'un nouveau type d'investissement identitaire. Maîtriser son corps, c'est assurer identité et destin. La responsabilité individuelle se décuple. Mieux vivre son corps devient être son corps, pour définir, à travers lui, un projet d'existence et de nouvelles représentations du temps. Biographie: Isabelle Queval est philosophe, maître de conférences à l'Université Paris Descartes et chercheur au CETSAH (EHESS-CNRS). Elle est l'auteur de S'accomplir ou se dépasser, essai sur le sport, Gallimard, "Bibliothèque des sciences humaines", 2004.
Résumé : L'idée d'un dépassement de soi-même, aujourd'hui si courante, est liée, historiquement, à l'avènement de la modernité. La pensée antique, toute marquée par la notion de finalité naturelle et enfermée dans un monde clos, ne la connaît pas. Pour l'astronomie, la physique, la médecine, pour l'histoire des gymnastiques et dans le culte du héros " sportif ", prédomine l'idée d'une nature pourvoyeuse d'ordre et de normes ; elle interdit celle d'un progrès indéfini. Il faut attendre les bouleversements scientifiques des XVIe et XVIIe siècles, le passage à l'idée d'univers infini, l'invention du sujet cartésien pour que puisse apparaître l'ambition d'une perfectibilité sans limites. Alors s'affirment dans l'élan des Lumières la liberté humaine face à la nature, la confiance dans l'amélioration toujours possible des performances et dans les techniques qui la permettent, l'éducation et la médecine. Le sport de haut niveau apparaît aujourd'hui comme le laboratoire expérimental de ce dépassement de soi, devenu l'emblème de notre idéologie contemporaine. Au-delà de la question classique sur les fins de l'exercice physique - s'accomplir ou se dépasser ? -, il est le révélateur des conséquences paroxystiques de ce culte et de cette obsession de la performance. A travers le dopage, à travers les manipulations génétiques, il pose le problème de fond sur l'évolution des sociétés contemporaines et sur le rapport, chez l'homme d'aujourd'hui, de la culture et de la nature. Quel est cet humain tout entier soumis à l'impératif idéologique et technique du dépassement de soi ?
Dès l'Antiquité, des voix s'élèvent contre le christianisme naissant, l'écrit le plus connu nous ayant été transmis par la réfutation d'Origène Contre Celse. Celse, Porphyre et l'Empereur julien "l'apostat" ont développé une argumentation antichrétienne qu'on néglige trop souvent lorsqu'on s'intéresse au libertinage de l'âge classique et des Lumières. Or, ces querelles correspondent a des luttes politiques qui seront reprises de plus en plus ouvertement au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Au XVIIe siècle, c'est en Angleterre et aux Pays-Bas que les thèses hétérodoxes s'expriment le plus tôt; sans doute le contexte historique et politique très particulier de la Glorieuse Révolution a-t-il été propice à la propagation de luttes idéologiques qui, très vite, franchissent les frontières et contaminent les pays avoisinants, l'Allemagne en particulier mais aussi l'Espagne. Au centre de toutes les interrogations, un nom s'impose: celui de Pierre Bayle dont le Dictionnaire historique et critique deviendra au cours des siècles une arme contre toutes les orthodoxies en Europe. Car c'est chez Bayle et chez les philosophes de l'Antiquité tardive que les libertins trouvent leurs principaux arguments, souvent d'ailleurs grâce aux manuscrits clandestins. Et ce sont ces liens complexes à travers le temps et l'espace que s'attachent à analyser Monique Castillo, Sébastien Charles, Michael Hofmann, Jeffrey Hopes, Jonathan Israel, Roland Krebs, Antony McKenna, Annemarie Nooijen, Marie-Hélène Quéval, Jean-Marc Rohrbasser, Francisco Sanchez-Blanco, Winfried Schroeder, Maria Susana Seguin et Gerhardt Stenger. Après avoir établi le contexte politique et idéologique et une fois posées les prémisses anglaises, hollandaises et françaises, l'ouvrage se concentre sur l'hétérodoxie d'une; Allemagne libertine encore mal connue, sans négliger l'originalité de la voie espagnole. Les auteurs retracent donc les cheminements d'une philosophie en rupture avec les habitudes de pensée que ce soit par l'intermédiaire de manuscrits ou d'oeuvres publiées anonymement jusqu'à ce que des temps plus éclairés permettent aux auteurs d'afficher ouvertement leur dissidence.
L'étymologie vaut parfois programme : dans la paidagôgía grecque, cet art d'éduquer les enfants, il y a d'abord l'enfant, (paid?s), puis le verbe (ágô) qui signifie " mener et conduire ", " guider ", " diriger, élever et former ". En outre, la pédagogie s'étend aux soins que l'on peut donner à une plante ou encore à un malade. Entre l'" éduqué ", enfant, jeune, catégorie élargie à l'adulte dans le cadre de la formation tout au long de la vie, et la connaissance, il y a donc des chemins à parcourir qui nécessitent d'être accompagné et guidé, et qui promettent de grandir et de s'instruire. La correspondance entre celui ou celle qui apprend et ce qui peut/doit être appris ne va pas de soi. Pas de transfert mécanique de la connaissance vers le cerveau en formation, vers la personne à éduquer. La plupart du temps, le processus d'apprentissage déjoue les pseudo-évidences. Il est sinueux, déroutant, encombré d'" obstacles épistémologiques " de toute nature. Bachelard, qui pose et dissèque ces obstacles, en résume l'effet désolant : " J'ai souvent été frappé du fait que les professeurs de sciences, plus encore que les autres, si c'est possible, ne comprennent pas qu'on ne comprenne pas. " La pédagogie est donc un art, celui d'inventer des chemins, singuliers, l'issue n'étant jamais certaine.
Résumé : Avec le luxe d'imagination indispensable à toute transposition d'une vérité probable, l'auteur nous conte l'aventure de quatre navigateurs venus de la Grande·Ille et débarquant un jour sur le rivage inconnu de la Neusterre, le long du profond estuaire de la SeuIle. Les navigateurs se nomment Eloi, Jachée, Hildevert. Leur chef, Quande, vêtu d'une tunique blanche, découvre qu'il s'agit de l'île de Bancboue, limoneuse et sauvage, dont le peuple est encore tout entier livré aux rites des plus anciens cultes païens. Mais Quande est là pour répandre la parole de Dieu. Sa réputation s'affirme bientôt. Après la mort du druide local, le souverain de la Neusterre, Insigne III, dit le Bon-Homme, rallié à la foi de Quande, lui offre l'île de Bancboue afin d'y fonder les assises de sa religion. "Et du temps s'épandit, et du temps s'écroula", dit l'auteur à plusieurs reprises. Car les deux principaux personnages de cette histoire burlesque, savoureuse et violemment poétique sont : l'île de Banchoue et le Temps. L'île, proie constante, à travers les siècles, des convoitises humaines, tour à tour, en raison du jeu des marées et des lunaisons, s'élargit ou se morcelle, et se transforme en presqu'île rattachée au continent de Neusterre ; en se civilisant, elle devient le centre incandescent de passions sociales et religieuses, à l'ombre de l'Abbatiale de Saint-Quande chargée de perpétuer la mission de son fondateur, et finit par s'engloutir définitivement dans la mer. Il fallait, pour rendre véridique une fable aussi puissante, la richesse d'une écriture à la Raymond Queneau. Il fallait aussi une réalité historique savamment assimilée. Au long de son récit foisonnant de personnages qui semblent tous issus des vieilles légendes celtes ou de vitraux romans, Jean Queval s'impose au lecteur ravi et convaincu.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Quelle est la forme de l'Univers? Est-il courbe, refermé sur lui-même? Est-il en expansion? Vers quoi tend-il? L'espace serait-il "chiffonné" au point de créer des images fantômes des lointaines galaxies? Spécialiste des trous noirs et du big-bang, Jean-Pierre Luminet nous fait voyager dans de surprenants couloirs de l'espace-temps où topologies de l'Univers, explorations de l'infini et mirages cosmiques conjuguent leurs mystérieux attraits pour dérouter nos sens. La construction de l'ouvrage épouse la forme de son sujet une lecture à multiples entrées, des pistes à explorer pour s'y perdre, bifurquer à nouveau ou revenir en arrière, au gré du plaisir ou de la curiosité de chacun. Anecdotes cocasses et révélations historiques étonnantes agrémentent ce parcours à la recherche des secrets de la beauté sidérale.
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau