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Orthodoxie et hétérodoxie. Libertinage et religion en Europe au temps des Lumières
Quéval Marie-Hélène
PU SAINT ETIENN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782862725468
Dès l'Antiquité, des voix s'élèvent contre le christianisme naissant, l'écrit le plus connu nous ayant été transmis par la réfutation d'Origène Contre Celse. Celse, Porphyre et l'Empereur julien "l'apostat" ont développé une argumentation antichrétienne qu'on néglige trop souvent lorsqu'on s'intéresse au libertinage de l'âge classique et des Lumières. Or, ces querelles correspondent a des luttes politiques qui seront reprises de plus en plus ouvertement au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Au XVIIe siècle, c'est en Angleterre et aux Pays-Bas que les thèses hétérodoxes s'expriment le plus tôt; sans doute le contexte historique et politique très particulier de la Glorieuse Révolution a-t-il été propice à la propagation de luttes idéologiques qui, très vite, franchissent les frontières et contaminent les pays avoisinants, l'Allemagne en particulier mais aussi l'Espagne. Au centre de toutes les interrogations, un nom s'impose: celui de Pierre Bayle dont le Dictionnaire historique et critique deviendra au cours des siècles une arme contre toutes les orthodoxies en Europe. Car c'est chez Bayle et chez les philosophes de l'Antiquité tardive que les libertins trouvent leurs principaux arguments, souvent d'ailleurs grâce aux manuscrits clandestins. Et ce sont ces liens complexes à travers le temps et l'espace que s'attachent à analyser Monique Castillo, Sébastien Charles, Michael Hofmann, Jeffrey Hopes, Jonathan Israel, Roland Krebs, Antony McKenna, Annemarie Nooijen, Marie-Hélène Quéval, Jean-Marc Rohrbasser, Francisco Sanchez-Blanco, Winfried Schroeder, Maria Susana Seguin et Gerhardt Stenger. Après avoir établi le contexte politique et idéologique et une fois posées les prémisses anglaises, hollandaises et françaises, l'ouvrage se concentre sur l'hétérodoxie d'une; Allemagne libertine encore mal connue, sans négliger l'originalité de la voie espagnole. Les auteurs retracent donc les cheminements d'une philosophie en rupture avec les habitudes de pensée que ce soit par l'intermédiaire de manuscrits ou d'oeuvres publiées anonymement jusqu'à ce que des temps plus éclairés permettent aux auteurs d'afficher ouvertement leur dissidence.
Résumé : Avec le luxe d'imagination indispensable à toute transposition d'une vérité probable, l'auteur nous conte l'aventure de quatre navigateurs venus de la Grande·Ille et débarquant un jour sur le rivage inconnu de la Neusterre, le long du profond estuaire de la SeuIle. Les navigateurs se nomment Eloi, Jachée, Hildevert. Leur chef, Quande, vêtu d'une tunique blanche, découvre qu'il s'agit de l'île de Bancboue, limoneuse et sauvage, dont le peuple est encore tout entier livré aux rites des plus anciens cultes païens. Mais Quande est là pour répandre la parole de Dieu. Sa réputation s'affirme bientôt. Après la mort du druide local, le souverain de la Neusterre, Insigne III, dit le Bon-Homme, rallié à la foi de Quande, lui offre l'île de Bancboue afin d'y fonder les assises de sa religion. "Et du temps s'épandit, et du temps s'écroula", dit l'auteur à plusieurs reprises. Car les deux principaux personnages de cette histoire burlesque, savoureuse et violemment poétique sont : l'île de Banchoue et le Temps. L'île, proie constante, à travers les siècles, des convoitises humaines, tour à tour, en raison du jeu des marées et des lunaisons, s'élargit ou se morcelle, et se transforme en presqu'île rattachée au continent de Neusterre ; en se civilisant, elle devient le centre incandescent de passions sociales et religieuses, à l'ombre de l'Abbatiale de Saint-Quande chargée de perpétuer la mission de son fondateur, et finit par s'engloutir définitivement dans la mer. Il fallait, pour rendre véridique une fable aussi puissante, la richesse d'une écriture à la Raymond Queneau. Il fallait aussi une réalité historique savamment assimilée. Au long de son récit foisonnant de personnages qui semblent tous issus des vieilles légendes celtes ou de vitraux romans, Jean Queval s'impose au lecteur ravi et convaincu.
Résumé : Si l'impératif de performance pèse dans le sport plus encore qu'ailleurs, et particulièrement dans le très haut niveau en projetant un corps indéfiniment perfectible, c'est la société tout entière qui est aujourd'hui traversée par l'obsession de la santé parfaite, de la jeunesse et de la beauté éternelles, occultant ainsi la souffrance, la mort, le handicap et la vieillesse. Que voulons-nous faire de notre propre corps ? Tout ce qui est techniquement réalisable doit-il se réaliser ? Par le prisme du sport, ces questions éthiques fondamentales nous sont posées.
Dans un contexte d'urbanisation croissante, l'objectif de cet ouvrage est de comprendre la place des espaces ruraux dans le monde et les enjeux qu'ils représentent en termes de pratiques, de fonctions, de représentations, mais aussi en termes d'aménagement et de conflits d'usages. Il s'organise en trois temps forts : - INTRODUCTION : questions essentielles, objectifs de connaissance par chapitre, lectures indispensables et notions clés à maîtriser. - COURS : savoirs fondamentaux assortis d'exemples localisés, de définitions et de focus thématiques, d'une page d'entraînement et d'une étude de cas mobilisant des documents géographiques. - METHODES : méthodologie détaillée de chaque type d'exercice, avec son application commentée. Tous les corrigés et les photographies en couleurs disponibles dans la rubrique "ressources numériques".
Partant du destin d'une famille de comédiens, les Rousselois-Fay-Volnys (1747 1876), cette étude de cas retrace les évolutions du statut du comédien. Reconnu citoyen par la Révolution française, ce dernier s'éleva peu à peu au statut de star intégrée aux milieux les plus élevés de la société. La fin des privilèges avait eu pour conséquence le foisonnement des salles de spectacles. Elle coïncida aussi avec une extrême diversification des genres. Le parcours de cette famille, partie de la Cour de Frédéric II en Prusse pour aboutir à la Cour impériale de Saint-Pétersbourg, témoigne d'une époque marquée par la suprématie du modèle culturel français dans les régions centrales et orientales du continent européen.
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.