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Critique de la raison inclusive : formation, apprentissages, médiations
Brayet Elise ; Dupré Frédéric ; Queval Isabelle ;
CHAMP SOCIAL
18,00 €
Épuisé
EAN :9782366161373
L'étymologie vaut parfois programme : dans la paidagôgía grecque, cet art d'éduquer les enfants, il y a d'abord l'enfant, (paid?s), puis le verbe (ágô) qui signifie " mener et conduire ", " guider ", " diriger, élever et former ". En outre, la pédagogie s'étend aux soins que l'on peut donner à une plante ou encore à un malade. Entre l'" éduqué ", enfant, jeune, catégorie élargie à l'adulte dans le cadre de la formation tout au long de la vie, et la connaissance, il y a donc des chemins à parcourir qui nécessitent d'être accompagné et guidé, et qui promettent de grandir et de s'instruire. La correspondance entre celui ou celle qui apprend et ce qui peut/doit être appris ne va pas de soi. Pas de transfert mécanique de la connaissance vers le cerveau en formation, vers la personne à éduquer. La plupart du temps, le processus d'apprentissage déjoue les pseudo-évidences. Il est sinueux, déroutant, encombré d'" obstacles épistémologiques " de toute nature. Bachelard, qui pose et dissèque ces obstacles, en résume l'effet désolant : " J'ai souvent été frappé du fait que les professeurs de sciences, plus encore que les autres, si c'est possible, ne comprennent pas qu'on ne comprenne pas. " La pédagogie est donc un art, celui d'inventer des chemins, singuliers, l'issue n'étant jamais certaine.
Au pays du jambon beurre, du camembert, de la blanquette, de la cuisine du terroir et de la gastronomie qu'en est-il de la cuisine et des pratiques culinaires ? A l'instar de l'espace de vie que le même mot désigne aussi, cette cuisine accommodée, patiemment préparée et dégustée, cet acte culinaire semble être devenu ces dernières années au-delà d'une nécessité, une vraie mode avec ses tendances, ses stars et ses accessoires. Les Français vouent un véritable culte à la cuisine et érigent volontiers l'acte culinaire en symbole national. Elevée au rang de patrimoine, la cuisine qui a connues de véritables révolutions au cours du xxe siècle est aujourd'hui plus que jamais un enjeu de société. Comment et pourquoi la cuisine est-elle entrée à l'UNESCO ? Quelles différences entre le patrimoine alimentaire, culinaire et gastronomique ? Qu'est-ce que le "Repas gastronomique des Français" inscrit au PCI de l'Unesco ? Ce petit ouvrage propose de mieux comprendre le processus qui fait passer la cuisine de la marmité au patrimoine. Il s'agit également d'appréhender la diversité des formes patrimoniales de la cuisine afin de cerner tous les enjeux et défis de la reconnaissance, préservation et valorisation des patrimoines culinaires.
Résumé : " Tu verras comme je saurais employer l'or des minutes et n'en pas gaspiller une seule... " C'est sur cette injonction de Pierre Champion que s'ouvre cette étude avec une question qui anime la recherche : que se passe-t-il après la guerre ? Comment Revivre ? Pourquoi Sourire quand même ? Cet ouvrage veut rendre compte de la réalité de l'après-guerre, qui reste une guerre au quotidien. L'auteur donne la parole aux descendants des poilus, gueules cassées, mutilés, veuves... Ce n'est pas une histoire militaire, événementielle ou politique. Ce livre se veut plus humain. Il s'agit plus de comprendre comment vivre après la guerre à l'échelle du territoire. Une ville bien particulière : Saint-Etienne, ville qui prospère grâce à la guerre, ville rouge et pacifiste... Qu'il s'agisse d'une ville, ou d'un individu, l'ambivalence est toujours présente. L'étude comment avant 1914, car les mentalités et les représentations des acteurs de ce drame sont nées un quart de siècle auparavant. Elle se termine avec l'acceptation du monument aux morts de Fourneyron en 1935. Si le cadre géographique privilégie l'espace stéphanois, l'auteur s'appuie sur les mémoires de ligériens et d'écrivains. Histoire du deuil, de la mort et de la souffrance, c'est surtout une leçon de vie qui transparaît à travers ces pages.
Quelle est aujourd'hui, en France, notre morale à l'égard du suicide? Qu'était cette morale hier? Que sera-t-elle demain?". Telles sont les questions - somme toute très actuelles - auxquelles tente de répondre le sociologue Albert Bayet, dans cette monumentale étude sur le suicide, publiée en 1922. Pas moins de quinze années de recherche et une érudition sans faille ont été nécessaires à l'auteur pour réaliser ce désormais classique de la Sociologie de l'éthique. De quoi s'agit-il? Face à ce qu'Albert Bayet appelle la "morale simple", qui condamne tout suicide, il existe - et a probablement toujours existé - une autre morale non pas favorable - la chose est inconcevable - mais plus "nuancée". Cette coexistence entre les deux morales n'a d'ailleurs rien d'inédit mais semble avoir traversé les époques, inséparables, non pas de la religion mais des groupes sociaux sous-jacents: aux milieux populaires, la morale simple; aux "élites épris de liberté", la morale nuancée. Rendre à nouveau disponible cet ouvrage de référence est aussi une incitation à reprendre, près d'un siècle après l'auteur, la question de savoir quelle est aujourd'hui en France notre morale à l'égard de la mort volontaire et, en conséquence, comment légiférer?
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.
La notion, récente, de "handicap psychique" est aujourd'hui à l'articulation des discours sur la folie, tant dans le domaine médical que dans les champs social et politique. Sa pénétration fulgurante, dans les pratiques professionnelles comme au sein des institutions, a rapidement modifié les perspectives en santé mentale, d'abord sous l'impulsion d'une certaine désespérance. Face à la radicalisation inhérente à la notion de "handicap psychique" et au déclin de la pensée psychiatrique et des modes de prise en charge en santé mentale, l'ouvrage propose de mettre en lumière le nid inextricable de paradoxes où se trouve la folie moderne, coincée entre l'urgence et la ségrégation, la nécessité et l'impossible.