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LA RESISTANCE
QUELLIEN JEAN
OREP
8,20 €
Épuisé
EAN :9782915762327
Le 18 juin 1940 à la BBC, de Gaulle appelle les Français à la Résistance. Bien peu le rejoindront à Londres, mais en France, des hommes et des femmes expriment très tôt leur refus de la défaite et de l'occupation par des actes symboliques et la structuration des premiers réseaux et mouvements de résistance. L'entrée des communistes dans l'action en 1941, l'invasion de la zone libre fin 1942 et le nombre croissant des réfractaires au STO en 1943 donnent à la Résistance une dimension nouvelle. Vient alors le temps de l'unification sous la houlette du général de Gaulle et de Jean Moulin. Pendant quatre ans, au prix de lourdes pertes, l'armée des ombres a renseigné les Alliés, diffusé quantité de tracts et de journaux, sauvé des milliers d'aviateurs, multiplié les sabotages et les maquis. En 1944, elle prend une large part à la libération du pays. Tant sur le plan militaire que politique la Résistance a su montrer que la France ne se confondait pas avec le régime collaborateur de Vichy.
Avec le débarquement des troupes alliées sur les côtes normandes commence l'un des affrontements majeurs de la Seconde Guerre mondiale. Douze semaines de combats acharnés dans les haies du Bocage, les blés de la Plaine de Caen, ou dans les villes et les villages en ruines, vont décider du sort de la guerre à l'Ouest et précipiter la défaite du Troisième Reich. La Normandie portera longtemps en elle les traces laissées par la bataille. Son martyre a été la rançon de la victoire finale. Il est bon qu'aujourd'hui personne ne l'oublie; comme il est juste que chacun associe dans son souvenir le sacrifice d'une région et de ses habitants à celui de ces hommes jeunes, venus d'outre-Atlantique ou d'outre-Manche, reposant à jamais dans cette terre qu'ils étaient venus libérer.
Le Débarquement du 6 juin 1944 sur les côtes normandes est le départ de 100 jours de longs et sanglants affrontements. Jusqu'à la reddition du Havre, le 12 septembre, les Alliés piétinent, s'enlisent et subissent d'effroyables pertes. Sur les plages, dans les haies du bocage et dans la plaine de Caen, deux millions de combattants s'affrontent et 20 000 Normands, pris au milieu des combats, périssent. Près de 100 000 hommes, femmes et enfants se réfugient dans les granges et les étables autour des villes anéanties par les bombes. Jean Quellien nous offre une synthèse magistrale à l'appui des derniers travaux, des archives inédites et des récits des témoins. Il suit ainsi au plus près la libération chèrement payée de la Normandie et de la France.
De 1939 à 1945, le monde s'embrase, des neiges de Finlande aux sables du désert de Libye, des îles du Pacifique aux plages normandes, des hauts plateaux d'Ethiopie aux mornes steppes russes. Une guerre totale. Sans négliger la narration des combats, cette histoire de la Seconde Guerre mondiale accorde une large place aux enjeux idéologiques, politiques et stratégiques, à la propagande, et souligne le poids déterminant de l'économie ou des technologies, en évoquant la mobilisation des sociétés en guerre et les affres de la vie quotidienne. Des états-majors aux champs de bataille, des témoignages des principaux acteurs aux souvenirs des plus humbles victimes, Jean Quellien nous entraîne au coeur du drame qui coûta la vie à 60 millions d'êtres humains.
Pendant six ans, le monde entier s'est embrasé, des neiges de Finlande aux sables du désert de Libye, des îles du Pacifique aux plages normandes, des hauts plateaux d'Ethiopie aux mornes steppes russes. Une guerre totale, menée à la fois sur terre, sur mer et dans les airs, qui n'épargna pas les populations civiles, bousculées, déplacées, contraintes au travail forcé, pillées, bombardées, massacrées, exterminées. Cette histoire de la Seconde Guerre mondiale est à la fois une explication et un récit. Sans négliger la narration des combats, elle accorde une grande place aux enjeux idéologiques, politiques et stratégiques, à la propagande et ses effets, souligne le poids déterminant de l'économie ou des technologies, tout en évoquant la mobilisation des sociétés en guerre et les affres de la vie quotidienne. Ce livre rappelle ce que fut ce conflit, vu dans les autres sphères des états-majors, mais aussi sur le terrain, en faisant largement appel aux témoignages et souvenirs des principaux acteurs, comme des plus humbles victimes de ce drame, à jamais gravé dans les mémoires.
Le 6 juin 1944, aux côtés de leurs camarades britanniques et canadiens, les soldats américains débarquent sur les plages normandes. Aujourd'hui, leur présence en ce Jour J apparaît comme parfaitement "naturelle". La réalité est plus complexe. En effet, lorsque la guerre éclate en Europe, en septembre 1939, un sondage indique que seuls 2,5 % des Américains souhaitent voir leur pays y prendre part. L'armée de terre des USA n'occupe alors qu'un modeste vingtième rang mondial et l'économie est toujours convalescente après la crise de 1929. Le 7 décembre 1941, l'agression japonaise contre Pearl Harbor précipite l'entrée des Etats-Unis dans le conflit. En quelques années, le gigantesque effort de guerre de la première puissance mondiale fait pencher la balance en faveur des Alliés. Dès janvier 1942, les premiers soldats américains arrivent à Belfast. Au printemps 1944, ils sont environ 1 700 000 au Royaume-Uni. Certains y passeront bien des mois avant de prendre le chemin de la Normandie et de participer à la libération de la France et de l'Ouest de l'Europe. Cet ouvrage décrit d'abord ce long itinéraire. Tout en accordant une large place au récit des combats de l'été 1944, il évoque aussi des aspects souvent laissés dans l'ombre tels que le fonctionnement d'une armée en campagne, la vie quotidienne des GI's, leurs rapports avec la population ou encore le poids considérable de la présence américaine en Normandie; sait-on que, fin juillet, il y avait trois fois plus de GI's que d'habitants dans le Cotentin et le Bessin?
Le touriste ou le visiteur des musées qui découvre l'histoire du débarquement en Normandie se trouve parfois, au cours de ses visites, face à des restes de navires ou d'armements retirés du fond de la mer. Rarement historiés et souvent laissés pour compte sur une pelouse ou dans un coin d'exposition, ces vestiges (ancres, hélices ou canons) restent muets et ne participent guère à la compréhension de la bataille de Normandie. Qu'ils soient de guerre ou bien marchands, les navires perdus au cours de cet évènement majeur de la seconde guerre mondiale ne sont que très rarement évoqués dans les nombreuses publications disponibles ou dans la scénographie des musées. Pourtant, cette histoire maritime est riche, passionnante et indissociable de la compréhension des batailles et des opérations terrestres propres à la retraite allemande. Tragiques et meurtrières, les batailles navales de l'été 1944 ont produit de très nombreuses épaves en Manche et plus encore en baie de Seine. Elles ont aussi laissé de très nombreuses victimes. Certaines demeurent toujours enfermées dans leur tombeau d'acier que sont les sous-marins tandis que d'autres, pour la majorité, se sont évanouies dans la profondeur des eaux et ne sont plus que des noms gravés au jardin des disparus. Aujourd'hui, quelques monuments côtiers rendent hommage à cette marine marchande qui a beaucoup oeuvré pour la victoire. Il est aussi possible de raconter cette histoire en puisant dans les sources militaires accessibles et en côtoyant le monde des plongeurs locaux qui fréquentent assidûment les épaves de la côte normande. De cette somme de données maintenant disponible, il est possible de comprendre, de mettre en perspective et, surtout, de partager le récit de ces cruelles et étranges aventures maritimes. Que le touriste ou le visiteur en fasse bon usage car la mer, si elle se laisse facilement regarder, ne livre pas aussi simplement ses secrets.
Jean Quellien: Professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Caen, ancien responsable du groupe de recherches CRHQ / Mémorial de Caen, il est reconnu comme l'un des spécialistes de la Seconde Guerre mondiale; et en particulier du débarquement et de la Bataille de Normandie