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Carnaval brésilien. Le vécu et le mythe
Queiroz Maria
GALLIMARD
24,80 €
Épuisé
EAN :9782070726707
Ce carnaval est d'origine portugaise, mais, de réjouissance villageoise, il s'est transformé au siècle en gala urbain bourgeois et ostentatoire et, après l'abolition de l'esclavage (1888) et surtout dans les années 1930, en un divertissement pour tous. Mélange d'éléments européens et africains, le carnaval est désormais un symbole de l'identité brésilienne. De spectatrices, les couches inférieures y deviennent actrices et organisatrices : les "Ecoles de samba" naissent en 1928, le défilé populaire normal est autorisé en 1940. Cette fête, surtout la somptueuse parade des Ecoles de samba, et les grands bals carnavalesques, où la guerre menée contre les inhibitions va de pair avec la libéralisation politique des années 1980, est loin de suspendre les luttes de familles, de strates, de races, de sexes : elle les inclut dans son organisation, mais sous un voile d'enthousiasme collectif.
Publié en 1925 par le fils de l'auteur, Alves & Cie est un ouvrage posthume. Avec sa férocité coutumière, Eça de Queiroz trace le portrait d'un milieu petit-bourgeois où il importe avant tout de sauver les apparences et de préserver son confort. Une après-midi d'été, en rentrant chez lui à l'improviste pour fêter son anniversaire de mariage, le très respectable commissionnaire en douane Alves trouve Ludovina, sa femme, dans les bras de Machado, son jeune associé. Un drame semble sur le point d'éclater: l'épouse infidèle est renvoyée chez son père; le mari décide de se battre en duel avec l'amant et de laver son honneur dans le sang. Mais, petit à petit, la prudence freine les élans romantiques, l'intérêt l'emporte sur l'honneur, les soucis pratiques pèsent plus lourd que la fausse sentimentalité... et la tragédie se dénoue en farce.
C'est un tout jeune prêtre, Amaro, que l'on envoie à Leiria, une petite capitale de district au nord de Lisbonne. Un jeune prêtre ambitieux, dévoré par les désirs qui couvent sous son statut d'homme de Dieu, confronté à la solitude et à la mesquinerie. C'est là qu'il rencontre Amélia, dont le charme ingénu le fait chanceler. Très vite, tous deux dévalent vers l'abîme, et Amaro comprend qu'il devra choisir entre le mensonge et la vérité, le cynisme et l'amour. Sans regret, sans remords, il sombrera dans l'illusion de la vertu, qui deviendra pour lui le masque de toutes les bassesses. Dans le décor halluciné de ce bourg de province qu'il décrit avec un réalisme implacable, c'est une tragique histoire d'amour, d'un romantisme désespéré, qui se noue. Mais derrière les drames des sentiments, la descente aux enfers des protagonistes, ce sont aussi la satire sans concession d'une société moribonde et la dénonciation radicale de l'emprise de l'Eglise sur les âmes qui se jouent
Sont ici rassemblés pour la première fois les contes et nouvelles que Eça de Queiroz a publiés au cours de sa vie dans les différents journaux et revues avec lesquels il collaborait au Portugal et au Brésil. Ce qui frappe, c'est la variété et la diversité de son talent. Toutes les tonalités du conte sont exploitées ; il y a des nouvelles réalistes, des contes fantastiques, des histoires folkloriques divertissantes qui recomposent la légende ou l'hagiographie, des fables humoristiques sur le passé de l'humanité qui revisitent la Bible ou la mythologie. Grâce à cet ensemble - même les écrits de jeunesse ont été traduits -, on découvre la richesse du talent du grand romancier portugais qui se montre, dans ce genre exigeant, l'égal des grands maîtres, Flaubert, Maupassant, Zola ou Poe.
Entre 1893 et 1897, Eça de Queiroz, qui était consul du Portugal à Paris, envoie, régulièrement, depuis la capitale française des Lettres ou des Billets à la Gazeta de Notícias, journal brésilien. La verve, l'esprit caustique, la plume acide du grand écrivain qu'il est, rendent ces articles sur la politique, les moeurs du temps, à proprement parler irrésistibles. "M. Casimir Périer a donné sa démission de président de la République comme un commis maltraité et fâché qui, un jour de crise commerciale, prend brusquement congé et s'en va, en s'épanchant sur les turpidudes du magasin et en claquant les portes." Comme l'écrit Pierre Léglise-Costa dans sa préface : "Il cherche à interpréter les événements à la lumière de ses immenses connaissances et de la pertinence de son esprit, avec une liberté proprement surprenante. Quoique toujours favorable aux idées progressistes, il sait varier les points de vue de manière à pouvoir aller au-delà de toutes les apparences. Dans une lettre à son grand ami Ramalho Ortigão, il exprime le souhait de voir réunis dans un livre les différents envois qu'il avait faits au journal brésilien, et qu'il avait lui-même divisés en Echos de Paris, Lettres à des familiers et Billets de Paris, puis de les retravailler afin que ce soit "un livre tolérable". La mort l'en a empêché et il nous laisse simplement cette prose nerveuse, efficace, vive, ce regard sur le monde qui se révèle encore aujourd'hui parfaitement d'actualité et qui nous rend évidentes l'exceptionnelle acuité et la clairvoyance de ses propos."
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.