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Lettres de Paris 1880-1897. Edition revue et augmentée
Eça de Queiroz José Maria ; Léglise-Costa Pierre
DIFFERENCE
8,10 €
Épuisé
EAN :9782729116507
Entre 1893 et 1897, Eça de Queiroz, qui était consul du Portugal à Paris, envoie, régulièrement, depuis la capitale française des Lettres ou des Billets à la Gazeta de Notícias, journal brésilien. La verve, l'esprit caustique, la plume acide du grand écrivain qu'il est, rendent ces articles sur la politique, les moeurs du temps, à proprement parler irrésistibles. "M. Casimir Périer a donné sa démission de président de la République comme un commis maltraité et fâché qui, un jour de crise commerciale, prend brusquement congé et s'en va, en s'épanchant sur les turpidudes du magasin et en claquant les portes." Comme l'écrit Pierre Léglise-Costa dans sa préface : "Il cherche à interpréter les événements à la lumière de ses immenses connaissances et de la pertinence de son esprit, avec une liberté proprement surprenante. Quoique toujours favorable aux idées progressistes, il sait varier les points de vue de manière à pouvoir aller au-delà de toutes les apparences. Dans une lettre à son grand ami Ramalho Ortigão, il exprime le souhait de voir réunis dans un livre les différents envois qu'il avait faits au journal brésilien, et qu'il avait lui-même divisés en Echos de Paris, Lettres à des familiers et Billets de Paris, puis de les retravailler afin que ce soit "un livre tolérable". La mort l'en a empêché et il nous laisse simplement cette prose nerveuse, efficace, vive, ce regard sur le monde qui se révèle encore aujourd'hui parfaitement d'actualité et qui nous rend évidentes l'exceptionnelle acuité et la clairvoyance de ses propos."
L'Illustre Maison de Ramires est l'avant-dernier roman de Eça de Queiroz. Ecrit en 1894, publié en 1900, l'année de la mort de l'auteur, il offre un portrait sans concession du Portugal de la seconde moitié du XIXème siècle que caractérisent une classe politique corrompue, une administration vénale, une oligarchie sans scrupules. A travers son héros Gonçalo Mendes Ramires, petit seigneur de province, dernier d'une lignée de guerriers qui remonte au premier roi du Portugal, il décrit la décadence d'une aristocratie censée représenter une chance de régénération pour la nation : Gonçalo manque à la parole donnée, compromet sa soeur avec le préfet dont il recherche l'appui, est la proie d'une invincible couardise. La vie de ses ancêtres qu'il a entrepris de rédiger dans un roman historique à la manière de Walter Scott, où sont évoqués dans le bruit et la fureur les hauts faits et les vertus d'un aïeul médiéval, offre un contraste saisissant avec son existence pleine de compromissions. Ce roman dans le roman, où le vérisme le dispute à la parodie - qui est celle des écrivains hagiographes -, donne tout son relief à la satire sociale mordante et drôle qui occupe l'essentiel du livre.... Mais soudain, élu député, Gonçalo rejette la politicaillerie de la capitale et part tenter fortune en Afrique...
Publié à titre posthume en 1900, La Correspondance de Fradique Mendes avait paru en livraisons éparses à partir de 1888 dans de grands journaux de Rio de Janeiro et de Lisbonne. Les lettres à des correspondants fictifs, signées Fradique, étaient précédées de la biographie tout aussi imaginaire de cet élégant et paradoxal dandy, prétendument rédigée après sa mort par son meilleur ami. Il y a donc un jeu plus que troublant entre le personnage, son supposé biographe, et Eça de Queiroz lui-même, qui a conduit récemment certains critiques à y voir des figures du double, et même, déjà, de l'hétéronymie.On s'amuse en tout cas beaucoup à suivre ce dilettante très fin de siècle dans ses pittoresques aventures, à Paris ou à Lisbonne, ou encore au Caire... Ses lettres, brillantes et enjouées, complètent le tableau offenbachien d'une société cosmopolite au seuil du XXe siècle: chroniques légères, marivaudage, portraits au vitriol de «types» balzaciens, ou saynètes aussi cruelles qu'hilarantes, elles dénoncent déjà les abus du progrès, les ridicules de la politique, les ravages d'une presse partisane, ou les hypocrisies religieuses. La Correspondance de Fradique Mendes, d'une stupéfiante modernité et d'une irrésistible drôlerie, est à inscrire parmi les grandes oeuvres du XIXe siècle.Né à Póvoa de Varzim, petite ville du Nord du Portugal, en 1845, Eça de Queiroz fut consul à Paris de 1888 jusqu'à sa mort, en 1900, à Neuilly. L'oeuvre de cet immense écrivain («un des plus grands de tous les temps», d'après Jorge Luis Borges), amoureux de la France, est de plus en plus prisée par les lecteurs français.
Bazilio Brito, dandy cynique et libertin, de retrour du Brésil où il s'est enrichi, entraîne dans l'adultère sa cousine Luiza, bourgeoise de Lisbonne, qu'il avait autrefois courtisée. Le secret de leur liaison est surpris par la servante, Juliana, qui les soumet à un odieux chantage. Abandonnée par son amant, persécutée par sa servante, découverte par son mari qui intercepte un billet doux de Bazilio, Luiza, désespérée meurt.
Ceci est la chronique d'une passion déçue. Au XIXe siècle, une bonne partie de l'Europe pense en français et se réfère à la pensée française. L'éducation française d'Eça de Queiroz, fils et petit-fils de magistrats franc-maçons, est profondément imprégnée de cette culture dominante. Dans son esprit se forme très tôt l'image d'une France civilisatrice et libératrice, qui s'incarne en Victor Hugo, en Proudhon. En 1888, il arrive à Paris, comme consul de Portugal ; il y restera douze ans, jusqu'à sa mort. Il découvre une France bien différente, réduite aux petitesses parisiennes, matérialiste, médiocre, futile, arrogante et xénophobe. Il s'en isole, entouré seulement de sa famille et des intellectuels portugais et brésiliens, ses amis, qui lui rendent visite. Il l'observe et la peint comme elle est. Il souffre de sa désillusion. Il enrage de voir ses compatriotes, prisonniers de la même obsession, limiter leur pensée politique et littéraire à l'imitation de la France. Ce faisant, il rend un grand hommage indirect à cette France dont il s'était fait "une certaine idée".
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Vingt et une nouvelles où, à chaque fois, se joue, le temps d'un éclair, le sens de la vie. Anecdote, hasard, rencontre, pour qui sait les déchiffrer, projettent un faisceau de lumière sur les mobiles souterrains qui déterminent l'existence. Après L'Embranchement des heures, en 1991, Le Double du calendrier, en 1993, L'Angle de vue, en 1997, Philippe Jones persévère, en orfèvre, dans l'art du bref.
Et si votre meilleur ami avait des raisons de se taire? et si un petit garçon voulait que sa "Nanouche" vole? et si un chien ou un lapin n'était pas en peluche? et si une femme se transformait en faisant laver sa voiture? et si un destin se dessinait à la suite d'un mot mal placé? et si la folie se jouait de la tristesse? et si la maladie, la mort et, surtout, l'amour n'étaient pas ce que l'on croit? Dix-sept nouvelles où se côtoient fiction et réalité, où le vrai et le virtuel s'enchevêtrent dans l'aventure de la vie et de la mort. Toutes, elles racontent les "possibles" d'un monde "avec des si"..., où le téléphone joue un rôle non négligeable. Biographie de l'auteur Claudine Helft est membre de l'Académie Mallarmé, du jury du Prix Alain Bosquet et présidente du Prix Louise Labé. Traduits dans une quinzaine de langues, ses poèmes figurent dans de nombreuses anthologies. De Claudine Helft, La Différence a publié un recueil de poèmes, Une indécente éternité (2007), et un roman, Un divorce d'amour (2009).