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Aspects de la culture à l'époque coloniale en Afrique centrale. Volume 7 : Littérature ; Théâtre
Quaghebeur Marc ; Tshibola Kalengayi Bibiane ; Kan
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296050693
La question de la littérature liée à l'entreprise coloniale présentée dans ce volume constitue une autre part importante du champ culturel, d'autant plus importante que l'on a eu trop longtemps tendance à croire qu'elle avait été la grande absente, en Belgique comme au Congo. Ainsi, l'exposé de Charles Djungu Simba K. permet de profiler les lignes de faîte de cette production. Viennent l'enrichir des contributions monographiques consacrées au Crépuscule des Ancêtres et à La Pierre de Feu de René Tonnoir, à Henri Drum, l'auteur de Ces Coloniaux, L'Étrange Baiser et Lueji ya Kondé ou à Dieudonné Mutombo, l'auteur de Victoire de l'Amour. Tout aussi singulière, significative et complémentaire, s'avère l'approche de Kasereka Kavwahirehi traitant du phénomène de la conversion culturelle. Le critique choisit de la voir s'opérer à travers un personnage qui fut par excellence celui de la modernité européenne liée aux découvertes et conquêtes de mondes nouveaux: Robinson Crusoé... Que dire ensuite des contrepoints belges d'ordre divers ? Afin de faire Histoire,il a paru opportun d'égrener des textes paraissant parfois "datés". La correspondance des Périer renvoie ainsi aux facéties chères à l'écrivain de Passage des Anges mais en dit long sur un des fantasmes coloniaux les plus significatifs, celui de l'anthropophagie. Si les poèmes de Robert Goffin montrent comment le fonctionnement du mythe et des clichés coloniaux se développe sans vision critique, les textes de Marie Gevers ou de Suzanne Lilar consacrés au grand fleuve esquissent l'appréhension du Congo par des femmes-écrivains significatives des années 1930-1980. Totalement oublié des spécialistes de Paul Lomami Tshibamba, l'entretien que nous restitue Roger Bodart ouvre une fenêtre imprévue sur ce que put être, dans certaines conditions, un dialogue interculturel belgo-africain. La publication en fac-similé des documents administratifs du voyage de Gide au Congo réserve aux lecteurs quelques surprises et, notamment sur les fantaisies orthographiques qui réinventent certains patronymes.
Travailler la question des Francophonies autour des pays concernés de ce que fut le Mare Nostrum des Romains et interroger les chemins des littératures francophones comme espace potentiel d'invention des libertés sont à l'origine de ce livre, conçu dans le cadre des festivités du quarantième anniversaire de la création du Parlement des Francophones de Belgique. Si ces questions avaient été abordées foncièrement plus tôt, ceux qui, dans les pays du Maghreb et du Machrek, se sont levés pour leur liberté et leur dignité eussent peut-être disposé d'armes plus affûtées. Ce volume, qui s'attache aux analyses des situations sociopolitiques du Maghreb et du Machrek, comporte en outre des témoignages d'écrivains pris dans leurs complexités linguistiques et culturelles. Il développe enfin des réflexions sur les questions posées par l'enseignement et la prise en compte réelle des littératures francophones des pays concernés. Tout sauf exhaustif, ce volume, qui relaie les propos d'un colloque conçu avant les " Printemps arabes ", entrouvre des perspectives sur un contexte historique en mouvement, qui est notamment le fruit du fait francophone. Ce que racontent, à partir de leur entre-deux (trois) langues et cultures, les écrivains, rappelle les ressorts profonds et toujours non univoques de la création. Chacun montre bien pourquoi les littératures francophones sont aujourd'hui porteuses de nombreux possibles de la langue française.
La présence des femmes dans le champ de l'Histoire littéraire belge francophone est déjà le fait d'écrivaines du XIXe siècle (Robertsart, Gravière, Bervoets, Nizet, Van Rysselberghe, etc.). Il faut cependant attendre l'entre-deux-guerres pour que des noms - rares encore - s'affirment à l'égal de leurs confrères masculins (Doff, Gevers, Bourdouxhe, Ley, etc.). Après 1945, le processus s'accélère pour atteindre, au début du XXIe siècle, un rythme de croisière qui tend à rendre peu à peu superflue la question des comparaisons et des positionnements. Ce rééquilibrage salutaire, parallèle aux évolutions de la société, a été préparé par des vagues successives d'écrivaines dont le nom a compté, et qui ont investi des genres ou des univers bien différents et bien différemment (Lilar et Collin, Lejeune et Feyder, Fabien et Lalande, Malinconi et Harpman, Lamarche et Nothomb). Chacune de ces auteures contribue aux avancées du combat des femmes pour la reconnaissance de leurs droits et de leur qualité intrinsèque. Le volume met en valeur une vingtaine de ces trajectoires. Il porte la focale sur des écrivaines souvent commentées comme sur d'autres, presque oubliées (Watteau), voire méconnues comme auteures de fiction (Delcourt), ou point encore suffisamment entrées dans le corpus des commentaires (Nys-Mazure, Brune, Houari, Hoex, Heuffel). Il témoigne en outre d'une facette peu connue de l'immigration (Nguyên). Ces parcours individuels, comme ceux des auteures du panoramique qui ouvre ce livre, relèvent tous d'esthétiques singulières, et d'une Histoire. Le livre ne cherche pas à produire, à partir d'elles, un discours essentialiste. Il donne à (re)lire et à faire découvrir des écritures de femmes. On y perçoit souvent clairement différences ou nuances par rapport aux textes contemporains de leurs collègues masculins.
Ce troisième tome de la recherche de Marc Quaghebeur s'attache au quart de siècle qui fait suite à la libération de la Belgique du joug nazi, période considérée comme celle des "trente Glorieuses" . Le redémarrage économico social sous parapluie américain y va de pair culturellement avec une perspective humaniste soucieuse de dépasser ou d'occulter les contradictions historiques et de célébrer l'évidence universelle de la langue française. Fil rouge du volume, l'analyse de l'impact du second conflit mondial sur le champ littéraire francophone du pays permet d'en dégager la singularité à l'heure où les préceptes néoclassiques du Manifeste du lundi entendent l'inféoder plus que jamais à la mouvance parisienne. Les quatre premiers chapitres analysent ces particularités historiques, esthétiques et institutionnelles, en scrutant notamment les contrepoids de la "paralittérature" à la sacralisation de la Poésie, comme les impasses des métadiscours consacrés aux lettres belges. La deuxième partie examine plusieurs oeuvres dans lesquelles le second conflit mondial est explicitement nommé : celles de Victor Serge, Paul Nothomb, Henry Bauchau, René Tonnoir ou Christian Dotremont. La troisième s'attache à diverses esthétiques originales qui procèdent d'une métamorphose de l'indicible : Réalisme magique d'un Paul Willems ; Analogie chère à Suzanne Lilar ; Mythique chez Henry Bauchau ; Page-paysage pour Christian Dotremont ; Féérique de Maurice Maeterlinck dans sa pièce inédite La Nuit des enfants. La quatrième, enfin, examine la célébration comme la perception du chant du cygne de Valeurs qui avaient structuré l'avant-guerre et s'étaient perpétuées dans l'immédiat après-guerre : la domination coloniale, la Littérature façon NRF, la Révolution ou la Belgique de papa. Daniel Gillès, Maria Van Rysselberghe, Charles Paron et Jacques Brel sont particulièrement étudiés à cette aune. Un livre qui ouvre de nouvelles formes de compréhension de l'époque précédant la proclamation de la belgitude.
La mégapole – Paris et Londres pour l'essentiel – focalise toutes les fascinations et les révulsions du XIXe siècle. Elle suscite en réaction l'exaltation mélancolique de villes englouties dans leur passé, telles Bruges ou Venise, à l'heure où le symbole paraît pouvoir incarner le secret de l'écriture et apporter une réponse idéaliste au naturalisme, expression de toute la démesure des grandes métropoles. Des Villes tentaculaires de Verhaeren à La Ville de Claudel, de Bruges-la-Morte de Rodenbach aux villes de D'Annunzio, c'est tout ce monde contrasté et tensionnel qui surgit des contributions rassemblées dans ce volume. Un ouvrage qui s'intéresse aussi bien à des auteurs moins célèbres tels Rachilde ou Rosny, Fogazzaro, Poictevin ou Goffin, qu'à des villes moins immédiatement liées à la mémoire symboliste, Anvers, Gand, ou à la ville coloniale par exemple. Mais aussi et surtout Rome, dont la présence constitue un singulier contrepoint à Venise ou à Bruges. Ce volume va de Hugo à Fargue. Comme le veut la tradition d'Italiques, il brasse Belgique, France et Italie – avec un crochet par l'Allemagne, Bayreuth oblige.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.