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ORATEURS ET SOPHISTES GRECS DANS LES INSCRIPTIONS D'EPOQUE IMPERIALE
PUECH
VRIN
53,00 €
Épuisé
EAN :9782711615735
A partir de la fin du premier siècle de notre ère, la "Seconde Sophistique" voit s'imposer, au premier plan de la vie culturelle du monde hellénophone, des virtuoses de la rhétorique dont l'influence s'étendu bien au-delà de l'école, de la salle de conférences et du tribunal, jusqu'à faire d'eux des personnages dominants dans leur cité, leur province et, parfois, dans l'empire. Au tableau, axé principalement sur Athènes, que Philostrate et Eunape ont laissé de cet univers, la documentation épigraphique apporte des confirmations, mais aussi des retouches et des compléments. Elle donne une idée plus précise de la diffusion de ce mouvement, de l'Arabie à l'Espagne, et de son évolution. Elle apporte des éléments de réponse pour un débat ouvert dans le dernier quart du XXe siècle, en montrant que l'importance sociale des sophistes, attestée par les monuments honorifiques élevés par les cités, ne tient pas seulement à leur situation de notables: elle est la reconnaissance officielle de leur rôle spécifique et d'une hiérarchie des valeurs qui fait de la paideia la principale source d'excellence. Redéfinissant la place de l'hellénisme dans un monde devenu romain, la sophistique transcende la rivalité entre rhétorique et philosophie en faisant de l'art de la parole l'instrument de diffusion d'un idéal et d'un style de vie proposés à tous les pépaideuménoi de l'empire. Les inscriptions mettent aussi eu évidence la puissance assimilatrice de la culture grecque: beaucoup de ces champions de l'hellénisme sont issus d'Italiens installés en Grèce ou en Asie vers l'époque augustéenne, d'autres sont nés en Commagène ou dans le Hauran. Elles attirent l'attention sur le rôle culturel des sanctuaires: l'idée d'un rapport privilégié entre l'homme de culture et le divin était présente, dès avant Aelius Aristide, dans les Asclépiéia. Enfin, quelques documents exceptionnels donnent directement la parole aux orateurs, dont telle plaidoirie ou tel discours a été gravé dans le marbre. L'importance de ce témoignage est désormais reconnue par les historiens de la littérature et de la pensée. Mais ces textes restaient dispersés dans une centaine de corpus géographiques et autant d'articles de revues, datant parfois de plus d'un siècle. Aussi a-t-il paru nécessaire de les rassembler en lui recueil qui, tout en répondant aux exigences critiques d'une édition de documents épigraphiques, puisse les présenter, assortis d'une traduction et d'un commentaire détaillé, à tous ceux qu'intéresse l'histoire de la vie intellectuelle, de la vie sociale et des mentalités dans le monde grec sous la domination romaine. Biographie de l'auteur Bernadette Puech, ancienne élève de l'Ecole Normale supérieure (Jourdan), est professeur de langue et littérature grecques à l'Université de Nancy 2. Elle collabore notamment à la rédaction de l'Année Epigraphique et du Dictionnaire des Philosophes Antiques.
Michel Puech, philosophe et pratiquant de karaté, et Hélène Wang, passionnée de kung-fu, portent un autre regard sur les postures fondamentales des arts martiaux. Car, au-delà du combat, ces postures impactent notre manière d?être au quotidien, dans notre vie personnelle et professionnelle. Elles changent notre vision du monde, notre relation aux autres et elles permettent le perfectionnement de soi. 14 postures clés sont ainsi abordées : esquiver, donner un cadre, gérer sa peur, rester humble, prendre confiance, déstabiliser son adversaire ou en faire un partenaire, s?engager totalement, rester disponible pour tous les possibles, lâcher prise pour atteindre sa cible... Des témoins, pratiquants de chaque art martial, apportent leur éclairage sur les postures et leur dimension culturelle et sociale.
Les religions constituées en Occident et leurs contre-courants :. Le judaïsme après la révolte de Bar-Kokheba. Le christianisme médiéval en Occident, du concile de Nicée (325) à la Réforme (début du XVIème siècle). Les Eglises orientales non orthodoxes. La réforme et le protestantisme. L'Eglise orthodoxe. Le catholicisme posttridentin. Les missions catholiques. Les missions protestantes. Les non-conformismes religieux d'Occident. L'ésotérisme chrétien du XVIème au XXème siècle . Le spiritisme et la société théosophique. La franc-maçonnerie.
Résumé : D'Henri-Charles Puech (1902-1986), peu d'écrits sont accessibles autrement que par la consultation des revues savantes. Depuis longtemps, la nécessité se faisait sentir d'un recueil des principaux articles et cours consacrés à la Gnose par le professeur au Collège de France. La réunion de ces travaux montre la continuité d'une recherche patiemment poursuivie depuis une cinquantaine d'années, et dont les étapes ont été marquées par deux révolutions successives : la découverte d'un ensemble de documents manichéens au Fayoum, en 1930, et celle d'une "bibliothèque" gnostique à Nag Hammâdi (Haute-Egypte) en 1946. Certaines des études ici recueillies s'attachent aux documents nouveaux point par point ; d'autres proposent des vues générales sur cette attitude tout ensemble religieuse et spéculative que l'Histoire des Religions désigne du nom de Gnose, étudiée telle qu'elle a été et telle qu'elle est.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.