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Les blessures fossiles
Prouteau Marie-Hélène
PART COMMUNE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782844181589
Depuis qu'un petit coquillage de mort s'est accroché à son sein, Yselle se découvre fragile et menacée d'étranges fêlures: elle se laisse emporter par des absences, des rêves, est de plus en plus tourmentée par la peur panique de la couleur rouge. Dans la solitude des séances de rayons, un flot de souvenirs et d'émois du passé l'assaille; les uns sont heureux comme le plaisir de goûter l'eau de source de Trézaven, la cueillette des mûres, le charme poétique des récits de son grand-père, la promenade au phare ou la découverte du Christ jaune de Trémalo. Mais, dans la chambre noire de ses souvenirs, revient aussi de façon lancinante l'image d'un drame entraperçu par la petite Yselle, la disparition de sa mère. Un secret de famille dont il lui faudra explorer les blessures fossiles enfouies dans les c?urs et tapies dans les corps. Pour renaître à la vie.
Une prose poétique sur le thème de la petite plage, lieu imaginaire, point d'ancrage essentiel et territoire primitif entre la mer, les rochers et le vent.
Que se passe-t-il au pays des champs d'algues? On n'entend plus la mer. L'enfant n'a pas les mots pour dire la mer assassinée. Les champs d'algues, pour lui, sont un talisman: avec l'océan, avec les rochers, ils bornent son monde. Ils sont aussi le territoire du père, goémonier, mystérieusement absent. Alors, ces oiseaux étouffés dans le pétrole, comment prendre de leurs nouvelles, s'interroge l'enfant. Il fait la promesse d'en relever chaque jour le nombre dans son carnet bleu. Son regard innocent se pose sur les hommes et les femmes accaparés, curieusement parfois, par le grand malheur qui les frappe. Aidé par le vieux monsieur devenu son ami, il s'éveille à lui-même et à la vie qui se poursuit, obstinée, dans le flux des marées. D'une superbe écriture, l'auteure évoque à travers le regard d'un enfant la beauté de la mer et le drame des marées noires qui ont endeuillé à plusieurs reprises les côtes bretonnes.
Un ouvrage tout-en-un pour préparer et réussir l'ensemble des épreuves du concours de Gardien de police municipale et de Garde Champêtre. Présentation du concours et du métier ; Informations sur le concours et la formation ; Découverte du métier (10 questions + entretien de professionnels) ; Tests pour faire le point ; Méthode des épreuves écrites et orales ; Méthodologie pas à pas + entraînement guidé ; Simulations d'entretien avec le jury ; Entraînement aux épreuves ; Sujets corrigés et commentés et auto-évaluation ; Connaissances indispensables pour les épreuves ; Fiches thématiques sur les sujets potentiels ; Un cahier de 16 pages regroupant les savoirs indispensables. Un véritable coach pour le candidat : planning, tests, conseils, astuces... Un ouvrage indispensable pour être sûr de réussir son concours !
Cette jeune fille de dix-sept ans pleine de charme que peint un Gauguin amoureux, c'est Madeleine Bernard. Elle n'est pas un modèle comme les autres. En cet été 1888, la jeune fille est la muse de Pont-Aven. D'autres l'ont peinte, dont Emile Bernard, son frère. Née à Lille en 1871, Madeleine est d'une grande beauté et d'une vive intelligence. Elle voit naître sous ses yeux la formidable aventure de l'art post-impressionniste. Sur les bords de Seine à Asnières, à Saint-Briac, à Montmartre, elle est présente, sans être artiste elle-même ; rencontre Odilon Redon, Van Gogh, grand ami de son frère. Elle s'intéresse à la peinture. Mais aussi à la théosophie, aux spiritualités orientales. Entre ce frère rebelle si doué et une mère tyrannique, il lui faut trouver sa place de femme. Elle aspire à la liberté, choisit de travailler. Supporte mal ce milieu superficiel des ateliers de couture. Au fond, c'est une âme mystique, tendue vers l'invisible. Qui est Madeleine qui mourra à vingt-quatre ans ? Cette jeune femme qui ose poser une rupture radicale avec sa vie d'avant en s'enfuyant à Genève loin des siens ? Sa vie y prendra un tournant romanesque en croisant celle de la jeune Isabelle Eberhardt et de son frère. Marie-Hélène Prouteau, qui a eu accès à une correspondance abondante, a tenté de cerner cette personnalité remarquable, complexe, attachante dans ses contradictions.
Ces deux récits d'une fibre toute rabelaisienne, qui comptent parmi les oeuvres de jeunesse de Gustave Flaubert (1821-1880), contiennent déjà une charge contre la bourgeoisie. Dans Ivre et Mort, deux amis se lancent un défi pour savoir celui qui boira le plus. Mais si derrière la farce truculente perce la tragédie de la fin violente, ce conte bacchique aux accents philosophiques est également un traité faisant l'éloge du vin. Les Funérailles du Docteur Mathurin est d'une veine plus cocasse, qui met en scène trois hommes inutiles, heureux et inactifs vivant dans un oubli total du monde, d'où se dégage une gaie sagesse.
Panaït Istrati (1884-1935) est un écrivain roumain d'expression française, fils d'un haïdouk, qui, sur les conseils de Romain Rolland, s'est mis à écrire une oeuvre unique, foisonnante, exaltant la vie, la fraternité, la simplicité. Citoyen du monde, homme libre, chantre d'une langue pure et gorgée de sève, avec Pour avoir aimé la terre - que suit une courte autobiographie - il compose une ode à la liberté et aux hommes, aux espérances qu'ils portent et qui les portent, et livre son testament spirituel. Ecrit peu avant sa mort, ce texte lumineux, vibrant est avant tout un acte de résistance d'un homme généreux contre les tyrannies de tout ordre.
C'est Sous-Offs, paru en 1889, qui a fait connaître Lucien Descaves : un scandale a éclaté à la parution de ce roman franchement antimilitariste, qui a valu au jeune auteur et à son éditeur un procès retentissant pour injures contre l'armée. Descaves y dresse le portrait satirique et sans concession de la vie d'une caserne à Dieppe. Une galerie de sous-officiers s'offre à nous, médiocres, souvent ridicules, donnant de l'univers militaire une image à la fois dérisoire et étriquée. Par son naturalisme - qui n'exclut pas une écriture artiste - ce roman nous plonge, grâce à l'évidente jubilation de son auteur, dans un certain pan de la société française de cette fin de XlXème siècle. Proche de certaines idées qu'on qualifierait aujourd'hui de libertaires, Lucien Descaves, par la généreuse virulence de sa plume, devrait trouver aujourd'hui un écho chez nos contemporains.
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.