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Fabriques de la danse
Prokhoris Sabine ; Hecquet Simon
PUF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782130555551
La danse est-elle un art à part, reclus dans l'ineffable présence du corps du danseur, point d'origine et raison ultime de l'exception chorégraphique? C'est ce qui ressort de la plupart des discours tenus aujourd'hui sur la danse, de façon exacerbée dans le champ de la danse contemporaine et de la performance. Conséquence de cette position: sous la "modernité" revendiquée, le partage de cet art, et sa transmission, relèveront d'une expérience et d'une tradition plutôt religieusement connotées (communion), que d'opérations à valeur critique et esthétique (ré-invention). Ce livre entend interroger une position devenue dominante qui apparaît aussi comme une position de repli, en prenant pour levier de son entreprise l'analyse de bien étranges objets: les systèmes graphiques de transcription du mouvement, qui permettent de réaliser des partitions pour la danse. En comparant la Chorégraphie, imaginée par Beauchamp et Feuillet aux alentours de 1700, et la cinétographie, réinventée par Laban en 1928 à partir d'une réévaluation du système "Feuillet", on découvrira comment opèrent ces agencements descriptifs, dont les enjeux méritent d'être pensés hors des vaines polémiques qu'ils suscitent habituellement. La réalisation par Nijinski d'une partition pour "L'après-midi d'un faune", non pour assurer la "conservation" de sa pièce, mais pour une articulation neuve de l'écriture et de l'interprétation autour d'un intraitable impératif de littéralité, éclaire l'essentiel. C'est dire que le mouvement d'interpréter, coeur battant de l'oeuvre, appartient autant à celui qui danse, qu'à celui qui voit danser. S'ouvre alors, à partir du champ chorégraphique, et au-delà de lui, une perspective insoupçonnée sur ce qui constitue la matière esthétique. Biographie de l'auteur Simon Hecquet est danseur. Il pratique et enseigne depuis plusieurs années les systèmes de transcription du mouvement, à travers la recréation de pièces chorégraphiques et l'établissement des partitions. Sabine Prokhoris est psychanalyste. Elle intervient également dans le champ chorégraphique, comme critique principalement. Elle a publié "La cuisine de la sorcière" (Aubier, 1988), et "Le sexe prescrit" (Aubier, 2000, réed. Champs Flammarion, 2002).
Le paradoxe de l'"âme slave" a nourri, depuis le XIXe siècle, les réflexions d'innombrables prosateurs, journalistes, politologues. Si la majorité d'entre eux ont su décrire tout ce que le comportement russe peut avoir de déconcertant, aucun ouvrage s'attachant à produire les clés de ce comportement n'a jamais paru, jusqu'à ce Modèle russe degouvernance de l'universitaire Alexandre P Prokhorov. L'auteur est allé puiser dans la narration histoire, l'actualité politique, l'analyse économique les raisons d'être de ce rapport si particulier que les Russes entretiennent à la hiérarchie, au pouvoir, au travail, à la propriété, à l'organisation sociale, en un mot, à la gouvernance. Comment un système maintes fois décrit comme inerte, chaotique, voire autodestructeur se révèle-t-il, avec une régularité défiant l'entendement, capable de véritables prouesses? Il ne s'agit pas pour autant d'un énième recueil de recettes: avec une érudition distanciée servie par un humour percutant, Alexandre P Prokhorov démonte la complexe horlogerie mentale russe. Le Modèle russe de gouvernance a d'ores et déjà été publié en anglais, aux Presses de Skolkovo - l'école de commerce la plus prestigieuse et la plus internationale du pays. Voici venu le tour du public français de se confronter à cette ébouriffante analyse!
Présentation de l'éditeur « Il semble que les événements sont plus vastes que le moment où ils ont lieu et ne peuvent y tenir tout entiers », écrivait Proust. Ainsi en va-t-il de l'invention freudienne. Le livre se propose d'examiner par quels chemins la psychanalyse, dont l'expérience a affecté et affecte encore d'innombrables vies anonymes, fait histoire. C'est-à-dire opère, relativement à ce que nous sommes singulièrement et collectivement, comme une matrice d'effets, qui se diffusent dans le monde partagé, ne cessant de reconduire, en en renouvelant les formes, l' « en commun ». Effets qui pivotent autour de ce que Freud a appelé « le partage de l'incertitude », qui voit vaciller certains repères que l'on aurait cru immuables. Cette incidence diffuse et profuse de la psychanalyse, ainsi que les résistances violentes qu'elle suscite chez les psychanalystes eux-mêmes, sera rapportée au medium qui est le sien, dont elle potentialise et dénude la puissance spécifique : le parler ordinaire, élément d'un « flou » à entendre non comme lieu de l'imprécision, mais comme zone, forcément instable, d'un pluriel en mouvement. Donc d'un devenir, qui échappe à tout arraisonnement historiciste, mais qu'il importe de sans cesse garder en éveil.
Résumé : Référence de la pensée critique contemporaine et de la lutte contre les discriminations sexuelles et " culturelles ", Judith Butler passe pour une grande philosophe. En prise sur notre actualité, ce livre, dont le titre fait allusion à l'autorité usurpée des Jésuites moqués par Pascal dans Les Provinciales, questionne cette évidence, par une critique sévère et argumentée de la " pensée Butler ".
Une critique féministe et argumentée du mouvement #MeToo et de ses déclinaisons. La révolution #MeToo est-elle une bonne nouvelle pour le féminisme, et pour la société toute entière ? La propagation immédiatement virale du hashtag, en ses diverses déclinaisons, est-elle le signe que cette " libération de la parole " n'avait que trop tardé ? Ne faut-il pas se réjouir que les violences faites aux femmes, et l'arrogance odieusement sexiste de certains comportements inacceptables, se voient de cette façon publiquement dénoncées ? Ce " moi aussi " ne porte-t-il pas un espoir neuf ? Tous ou presque ont d'emblée passionnément voulu le croire, concédant tout au plus quelques regrettables excès. Portée par les #MeToo, #BalanceTonPorc, et autres piloris virtuels, la parole des victimes sexuelles auto-proclamées est alors apparue comme exclusive source de vérité. Et le mot d'ordre " On vous croit ! " a fermé tout questionnement sur le bien-fondé du mouvement #MeToo, comme sur la nature de ses promesses. En prenant appui sur l'analyse du cas français, durablement marqué par le " moment Adèle Haenel ", ce livre ouvre le débat interdit. Il entreprend de décrire, et de discuter précisément les croyances théoriques qui cimentent le hashtag désormais sacré. Et il démontre combien les conséquences en sont en réalité funestes, pour les femmes et pour tous.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.