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Feux et passions. La Passion Minerve suivi de Barthélémy ! Barthélémy ! et de Campo dei Fiori
Prin Claude
ORIZONS
27,00 €
Épuisé
EAN :9791030902679
La Passion Minerve est celle d'un village occitan et de deux couples, l'un pris dans les épisodes d'une oeuvre sur la tragédie cathare, l'autre, contemporain, formé de l'auteur et de son amie. Jeu dans le jeu, marivaudage pervers et allègre, défi lyrique du vaudeville au tragique. Barthélemy ! Barthélemy ! est une parabole se décomposant en quatre actions aux séquences parallèles ou mêlées : la dernière journée de l'apôtre dans le désert (1) ; la préparation et l'accomplissement à Paris du massacre de la Saint-Barthélemy (2) ; l'exécution à Rome de la fresque commémorant l'événement (3) ; le déroulement d'une fête villageoise contemporaine placée sous le patronage du saint (4). Exploration contrastée des divers aspects de l'Histoire... Dans Campo dei Fiori, l'auteur se confronte à son personnage. Giordano Bruno, a "imaginairement" ressuscité l'espace d'une nuit : échanges sans concessions, ni limites, pour des vérités inactuelles ou bien réelles.
Heinrich von Kleist et sa compagne Henriette s'arrêtent dans une auberge au bord du Wannsee, pour ce qui doit être la plus extraordinaire partie de plaisir de leur vie : leur suicide. Comment en sont-ils arrivés là ? Ils ne le diront guère, occupés qu'ils sont par des préparatifs minutieux et joyeux, sous le regard des aubergistes, voyeurs attendris, bien loin d'imaginer ce que projettent leurs hôtes d'une nuit. C'est Ulrike, la soeur "aimante" d'Heinrich, qui, au long d'un soliloque, tantôt psalmodié comme une plainte, tantôt éructé comme une mitraille, va donner les clés ¿ toutes les clés ? ¿ de cette tragédie sans motif apparent.
L'Or du Mexique ressuscite le quiproquo historique qui a présidé à l'immense bouleversement culturel d'un continent récemment découvert : l'annonce " surnaturelle " du retour sur terre d'un dieu de tradition, dont la venue s'incarne dans un conquistador bien réel, annonciateur d'une religion et d'une civilisation entièrement renouvelées. Loewe story s'installe au coeur battant de la modernité, décrite avec une dose de causticité tragi-comique : milieux de l'art, de la philanthropie et des bas-fonds, séparés ou mêlés dans une cohue confuse où s'entremêlent les ambitions, les intérêts, les inventivités improbables ou condamnables. Cette "trilogie des Amériques " se clôt par l'évocation imaginaire des Désarrois du Président Harry à l'origine d'une décision dont les effets et leurs conséquences ont laissé entrevoir ce que pourrait être une fin tragique des temps humains.
La trajectoire d'un tout jeune homme au temps d'une Révolution qui l'engendre et qu'il crée. Par-delà la statue de marbre de la légende, un personnage de chair et de pensée, aux motivations les plus rigoureuses, aux pulsions les plus débridées. Images et visages du rêve et de l'Histoire, mêlés dans un contrepoint où l'invisible nourrit le visible, le conforte, le contredit. Poésie d'une vie réinventée: lyrisme d'une tragédie pour aujourd'hui.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
De 1886 à 1914 paraissent les Archives d'anthropologie criminelle qui veulent révolutionner la notion de criminalité (école française de Lacassagne contre école italienne de Lombroso). Les débats sur l'homosexualité y sont particulièrement importants tout en donnant un aperçu sur la conception typiquement fin-de-siècle de cette sensibilité, ils mettent en avant la personnalité toute littéraire de Marc-André Raffalovich qui tenta de devenir le Magnus Hirschfeld français.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.