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Les Enfances Chino
Prigent Christian
POL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782818017913
«Le jeune Chino descend dans un tableau de Goya. Les figures s'animent. Entre des lavandières au fond et deux jeunes filles sur la colline d'en face : 2 km, une demi-journée. Rencontres : copains, fillettes, saints guérisseurs, âmes en peines, vieilles tordues, chiens qui parlent, jardiniers ivrognes, champions idolâtrés. Formes : aquarelles de sites, blasons météo, chansons paillardes, dialogues socratiques, opérettes en kit, livrets de ballet, fabliaux, lais et mirlitonades. Sujets : démêlés avec la parentèle, violences aux animaux, deuils, controverses sur l'école, la société, le sexe. L'Histoire s'inscrit sur des plaques de rues, des tombes, des feuilles de journaux. Des mondes à la fois bouffons et effrayants roulent dans les chutes rythmiques. Et peu à peu, dans l'inachevé de l'enfance, coagule l'achèvement adulte : rideau.»
Résumé : Gertrude Stein, Vladimir Maïakovski, Vélimir Khlebnikov, William Burroughs, Edward Estlin Cummings, Pierre Jean Jouve, Antonin Artaud, Francis Ponge, Pier Paolo Pasolini, Jude Stefan, Bernard Noël, Jean-Pierre Verheggen, Hubert Lucot, Valère Novarina, Christophe Tarkos (etc.) : de quoi parlent ces auteurs qui nous mènent, comme disait Georges Bataille, "au bord des limites où toute compréhension se décompose" ? Quel "réel" représentent leurs langues monstrueuses ? De quelle nature est la jouissance sidérée qu'elles provoquent en nous ? De quels outils disposons-nous, et quels autres devons-nous forger, pour en déchiffrer les intentions ? En quoi ce déchiffrement peut-il nous aider à mieux évaluer ce dont on parle quand on parle de littérature (la plus ancienne comme la très contemporaine) ?
Christian Prigent sous-titre son livre «Roman en vers», et de fait il s'agit à la fois d'un roman, d'un roman autobiographique dans la veine des derniers livres de l'auteur (Demain je meurs, Grand-mère Quéquette), et d'un livre de poésie. Soit une journée à la plage, du «petit lever» au «nocturne» final, en passant par «pique-nique» et «petit quatre-heures». Des personnages passent (parentèle, filles convoitées, déités en stage dans des marines rococo). Des événements ont lieu (idylles, marées noires, footing, noyades). On dialogue sur quelques points de morale et d'esthétique. C'est donc du roman (quoique tué dans l'?uf). Mais en vers. Ces vers sont métrés (mais impairs, non mélodiques), rimés (même si souvent par acrobaties bouffonnes) et distribués en quelques centaines de quatrains.
Ferenc Puskas et la Hongrie révoltée de 1956, Rachid Mekhloufi et la guerre d'Algérie (1958), Tommie Smith, John Carlos et l'action "Black Panthers" à Mexico (1968), Mark Spitz et l'attentat des J. O. de Munich (1972)... Et Charly Gaul, Lev Yachine, Tom Simpson... ; ou, plus près de nous, Djibril Cissé, Yohann Gourcuff, Christopher Froome... : Chino légende (en vers) des croquis de ses idoles sportives. Au passage, vus par ce petit bout de lorgnette, quelques épisodes marquants de la "grande" histoire 1945-2015.
Le Chino des Enfances Chino (P.O.L, 2013) a monté la pente d'enfance. Puis a dévalé l'autre versant, d'adolescence à sénescence, vers les passions grandes et petites. De quoi faire un roman. Mais bousculé du chrono car feuilletté en vrac dans la mémoire des corps, des paroles, des sites, des instants. Et embrouillé par l'afflux des émotions sensuelles. Pour fixer et cadrer : une forme (le vers, sévèrement compté, ostensiblement rimé - et le train obstiné des quatrains).
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.