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La Langue et ses monstres. Edition revue et corrigée
Prigent Christian
POL
21,90 €
Épuisé
EAN :9782818021477
Gertrude Stein, Vladimir Maïakovski, Vélimir Khlebnikov, William Burroughs, Edward Estlin Cummings, Pierre Jean Jouve, Antonin Artaud, Francis Ponge, Pier Paolo Pasolini, Jude Stefan, Bernard Noël, Jean-Pierre Verheggen, Hubert Lucot, Valère Novarina, Christophe Tarkos (etc.) : de quoi parlent ces auteurs qui nous mènent, comme disait Georges Bataille, "au bord des limites où toute compréhension se décompose" ? Quel "réel" représentent leurs langues monstrueuses ? De quelle nature est la jouissance sidérée qu'elles provoquent en nous ? De quels outils disposons-nous, et quels autres devons-nous forger, pour en déchiffrer les intentions ? En quoi ce déchiffrement peut-il nous aider à mieux évaluer ce dont on parle quand on parle de littérature (la plus ancienne comme la très contemporaine) ?
Actualités régionales, Agora, Le Coin du poète, Emois et transports, Home cinéma, Hygiène et santé, Loisirs créatifs, Le Monde des lettres, Musique et chanson, Sports, Tourisme et villégiature, Vie des plages¿ : "nul n'échappe, décidément, au journalisme". En voici donc quelques pages : questions d'actualités, mes pensées du jour, anecdotes marrantes, souvenirs littéraires, vues sur le nombril, résidus d'Eros, émotions paysagères, crises de théorie, ruminés ronchons. Interludes : haïku pour rire, mirlitonades fastoches. Et "l'écriture", dans tout ça ? Sous roche, comme l'anguille. Prête à filer dans les courants pour expirer en douce quelques bulles de "poésie" - ou presque". Christian Prigent.
4e de couverture : Retour aux jardins. Ceux des enfances délicieuses ou suppliciées. Puis leurs restes encroûtés de zones, parkings, hypermarchés. Partout, un monde fou : postiers ivrognes, jardiniers pensifs, poètes bocagers, galopins des friches, épouvantails et revenants. Corps, âmes, arbres, bêtes, outils, étoiles, cailloux, tout parle. De quoi ? Terre et ciel, fééries, peurs, vocations, amours pas qu'enfantines. L'Histoire marque à la culotte les morts et les vivants qui passent : la guerre d'Indochine, les Glorieuses puis le règne des Gorgibus bancaires. Jusqu'aux Gilets jaunes campés sur des ronds-points autrefois horticoles. Mais ça n'est pas fait pour arrêter ces images. Plutôt pour mêler les temps et les tons, faire bouger vite les décors et embarquer des mondes revécus dans le charroi d'un phrasé qui les mène joyeusement au fossé d'oubli.
Résumé : Lacs, forêts, béton, parois rutilantes, éboulis tragiques, verre, aciers, murs troués, ronces, bières, drogues, ordures. Strates d'Histoire découpée et feuilletée. Dans un méli-mélo catastrophique et jubilatoire. Dans la lèpre et le luxe. Dans la finesse et la lourdeur. Dans l'intelligence et l'inventivité comme dans la stagnation obscure et la bêtise opaque. Berlin est une âme, en somme. Une âme affinée dans la cruauté des temps. Avec le ciel dessus.
Vouées à la défense, à l'analyse et à l'illustration des "grandes irrégularités de langage", les publications de la revue TXT ont occupé pendant une vingtaine d'années l'espace extrême de l'expérimentation littéraire en France. Cette Anthologie rassemble des textes de fiction (prose et poésie) parus dans TXT entre 1969 et 1993.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".