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Chino au jardin
Prigent Christian
POL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782818052990
4e de couverture : Retour aux jardins. Ceux des enfances délicieuses ou suppliciées. Puis leurs restes encroûtés de zones, parkings, hypermarchés. Partout, un monde fou : postiers ivrognes, jardiniers pensifs, poètes bocagers, galopins des friches, épouvantails et revenants. Corps, âmes, arbres, bêtes, outils, étoiles, cailloux, tout parle. De quoi ? Terre et ciel, fééries, peurs, vocations, amours pas qu'enfantines. L'Histoire marque à la culotte les morts et les vivants qui passent : la guerre d'Indochine, les Glorieuses puis le règne des Gorgibus bancaires. Jusqu'aux Gilets jaunes campés sur des ronds-points autrefois horticoles. Mais ça n'est pas fait pour arrêter ces images. Plutôt pour mêler les temps et les tons, faire bouger vite les décors et embarquer des mondes revécus dans le charroi d'un phrasé qui les mène joyeusement au fossé d'oubli.
Ferenc Puskas et la Hongrie révoltée de 1956, Rachid Mekhloufi et la guerre d'Algérie (1958), Tommie Smith, John Carlos et l'action "Black Panthers" à Mexico (1968), Mark Spitz et l'attentat des J. O. de Munich (1972)... Et Charly Gaul, Lev Yachine, Tom Simpson... ; ou, plus près de nous, Djibril Cissé, Yohann Gourcuff, Christopher Froome... : Chino légende (en vers) des croquis de ses idoles sportives. Au passage, vus par ce petit bout de lorgnette, quelques épisodes marquants de la "grande" histoire 1945-2015.
Résumé : Gertrude Stein, Vladimir Maïakovski, Vélimir Khlebnikov, William Burroughs, Edward Estlin Cummings, Pierre Jean Jouve, Antonin Artaud, Francis Ponge, Pier Paolo Pasolini, Jude Stefan, Bernard Noël, Jean-Pierre Verheggen, Hubert Lucot, Valère Novarina, Christophe Tarkos (etc.) : de quoi parlent ces auteurs qui nous mènent, comme disait Georges Bataille, "au bord des limites où toute compréhension se décompose" ? Quel "réel" représentent leurs langues monstrueuses ? De quelle nature est la jouissance sidérée qu'elles provoquent en nous ? De quels outils disposons-nous, et quels autres devons-nous forger, pour en déchiffrer les intentions ? En quoi ce déchiffrement peut-il nous aider à mieux évaluer ce dont on parle quand on parle de littérature (la plus ancienne comme la très contemporaine) ?
Actualités régionales, Agora, Le Coin du poète, Emois et transports, Home cinéma, Hygiène et santé, Loisirs créatifs, Le Monde des lettres, Musique et chanson, Sports, Tourisme et villégiature, Vie des plages¿ : "nul n'échappe, décidément, au journalisme". En voici donc quelques pages : questions d'actualités, mes pensées du jour, anecdotes marrantes, souvenirs littéraires, vues sur le nombril, résidus d'Eros, émotions paysagères, crises de théorie, ruminés ronchons. Interludes : haïku pour rire, mirlitonades fastoches. Et "l'écriture", dans tout ça ? Sous roche, comme l'anguille. Prête à filer dans les courants pour expirer en douce quelques bulles de "poésie" - ou presque". Christian Prigent.
Le Chino des Enfances Chino (P.O.L, 2013) a monté la pente d'enfance. Puis a dévalé l'autre versant, d'adolescence à sénescence, vers les passions grandes et petites. De quoi faire un roman. Mais bousculé du chrono car feuilletté en vrac dans la mémoire des corps, des paroles, des sites, des instants. Et embrouillé par l'afflux des émotions sensuelles. Pour fixer et cadrer : une forme (le vers, sévèrement compté, ostensiblement rimé - et le train obstiné des quatrains).
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.