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Météo des plages. Roman en vers
Prigent Christian
POL
13,20 €
Épuisé
EAN :9782818000083
Christian Prigent sous-titre son livre «Roman en vers», et de fait il s'agit à la fois d'un roman, d'un roman autobiographique dans la veine des derniers livres de l'auteur (Demain je meurs, Grand-mère Quéquette), et d'un livre de poésie. Soit une journée à la plage, du «petit lever» au «nocturne» final, en passant par «pique-nique» et «petit quatre-heures». Des personnages passent (parentèle, filles convoitées, déités en stage dans des marines rococo). Des événements ont lieu (idylles, marées noires, footing, noyades). On dialogue sur quelques points de morale et d'esthétique. C'est donc du roman (quoique tué dans l'?uf). Mais en vers. Ces vers sont métrés (mais impairs, non mélodiques), rimés (même si souvent par acrobaties bouffonnes) et distribués en quelques centaines de quatrains.
Soit un effet de cadrage (analyse, théorie); et, en creux dedans, justifié par et le tenant ouvert, l'ironie d'un noir lumineusement opaque (poésie). L'un avec et contre l'autre, indissolublement. Petits mouvements d'écriture dans ce dispositif alterné. Pour voir comment ça marche. Et ce que ça dit du complexe de nommable et d'innommable dit expérience. Scénario: I) ouverture (peinture et poésie: Daniel Dezeuze et Paul Scarron) - 2) bref acte en vers - 3) intermède: Paul Verlaine et lesmères - 4) final voix off pour dénouer.
Dans les "langes" des "coupures de journaux", disait Blaise Cendrars, nous arrive "le bébé aujourd'hui". Le voici, tout juste démailloté. Son lange est un journal, avec ses rubriques (société, politique, sports, sciences, gastronomie, météo, culture). Chacune d'elles est recomposée en vers satiriques. Mais moins pour "châtier les moeurs" que pour dire, bouffonnement, une stupéfaction un peu effrayée.
Vouées à la défense, à l'analyse et à l'illustration des "grandes irrégularités de langage", les publications de la revue TXT ont occupé pendant une vingtaine d'années l'espace extrême de l'expérimentation littéraire en France. Cette Anthologie rassemble des textes de fiction (prose et poésie) parus dans TXT entre 1969 et 1993.
La compréhension des formes de ce qu'on appelle poésie dépend de la réponse qu'on donne à la question de son existence même : comment se fait-il que la poésie soit ? Le reste s'ensuit : que peut la poésie ? de quel incontenable contenu traite-t-elle ? quel est son rapport à la pensée, à la culture, à la civilité en général ? comment la question poétique travaille-t-elle le poème (Zanzotto, Pastior...), la prose (Sade, Jarry, Gadda...), la spéculation cratylienne (Brisset, Biély...) ?
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".