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Grand-mère Quéquette
Prigent Christian
POL
22,30 €
Épuisé
EAN :9782867449642
Le point de départ de ce livre est un dossier laissé par le père de Christian Prigent qui souhaitait écrire l'histoire d'un crime, un crime réel, et qui ne le fit pas. Cette sinistre histoire l'avait évidemment frappé, entre autres parce que sa mère, la grand-mère de Christian Prigent, avait dû laver les draps ensanglantés de l'égorgée. A son tour Christian Prigent essaie donc de rouvrir le dossier. Il n'y arrive pas, l'écriture repousse l'échéance du crime, répugne à en entreprendre le simple récit. Du coup le livre grossit d'être ce repoussoir, il grossit de tous les à-côtés : diversions, digressions, cauchemars pour rire, pseudo-prémonitions, ruminations en stagnation, péripéties moches... Il grossit des images et des mots d'une enfance à la campagne, de ses paniques et de ses imaginations, de cette langue étrangère, le breton, inaccessible à l'enfant, réservée semble-t-il aux adultes pour parler de sexe et de ce qui ne peut se dire. Il grossit, ce livre, d'accessoires et de personnages : pinceaux, balayettes, poules, vaches, cochons, vélos, 2CV, hyènes et fromages, untels et quidams, coquins et lascars. Même Louis Guilloux, Rik Van Steenbergen et Louison Bobet y font leur apparition. Avec, plantée au milieu, comme l'axe d'une planète, cette incroyable grand-mère, totem volubile des haines et des amours.
4e de couverture : Retour aux jardins. Ceux des enfances délicieuses ou suppliciées. Puis leurs restes encroûtés de zones, parkings, hypermarchés. Partout, un monde fou : postiers ivrognes, jardiniers pensifs, poètes bocagers, galopins des friches, épouvantails et revenants. Corps, âmes, arbres, bêtes, outils, étoiles, cailloux, tout parle. De quoi ? Terre et ciel, fééries, peurs, vocations, amours pas qu'enfantines. L'Histoire marque à la culotte les morts et les vivants qui passent : la guerre d'Indochine, les Glorieuses puis le règne des Gorgibus bancaires. Jusqu'aux Gilets jaunes campés sur des ronds-points autrefois horticoles. Mais ça n'est pas fait pour arrêter ces images. Plutôt pour mêler les temps et les tons, faire bouger vite les décors et embarquer des mondes revécus dans le charroi d'un phrasé qui les mène joyeusement au fossé d'oubli.
Résumé : Gertrude Stein, Vladimir Maïakovski, Vélimir Khlebnikov, William Burroughs, Edward Estlin Cummings, Pierre Jean Jouve, Antonin Artaud, Francis Ponge, Pier Paolo Pasolini, Jude Stefan, Bernard Noël, Jean-Pierre Verheggen, Hubert Lucot, Valère Novarina, Christophe Tarkos (etc.) : de quoi parlent ces auteurs qui nous mènent, comme disait Georges Bataille, "au bord des limites où toute compréhension se décompose" ? Quel "réel" représentent leurs langues monstrueuses ? De quelle nature est la jouissance sidérée qu'elles provoquent en nous ? De quels outils disposons-nous, et quels autres devons-nous forger, pour en déchiffrer les intentions ? En quoi ce déchiffrement peut-il nous aider à mieux évaluer ce dont on parle quand on parle de littérature (la plus ancienne comme la très contemporaine) ?
Ferenc Puskas et la Hongrie révoltée de 1956, Rachid Mekhloufi et la guerre d'Algérie (1958), Tommie Smith, John Carlos et l'action "Black Panthers" à Mexico (1968), Mark Spitz et l'attentat des J. O. de Munich (1972)... Et Charly Gaul, Lev Yachine, Tom Simpson... ; ou, plus près de nous, Djibril Cissé, Yohann Gourcuff, Christopher Froome... : Chino légende (en vers) des croquis de ses idoles sportives. Au passage, vus par ce petit bout de lorgnette, quelques épisodes marquants de la "grande" histoire 1945-2015.
La compréhension des formes de ce qu'on appelle poésie dépend de la réponse qu'on donne à la question de son existence même : comment se fait-il que la poésie soit ? Le reste s'ensuit : que peut la poésie ? de quel incontenable contenu traite-t-elle ? quel est son rapport à la pensée, à la culture, à la civilité en général ? comment la question poétique travaille-t-elle le poème (Zanzotto, Pastior...), la prose (Sade, Jarry, Gadda...), la spéculation cratylienne (Brisset, Biély...) ?
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.