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Imaginaire de l'Arioste, l'Arioste imaginé
Preti-Hamard Monica ; Jeanneret Michel
GOURCUFF GRADEN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782353400577
L'Arioste puise son inspiration dans la culture visuelle et littéraire de son époque, dont il réinterprète les thèmes, les images et les codes. L'univers qu'il met en scène dans son chef-d'oeuvre, le Roland furieux (1516), est empreint de motifs courtois et chevaleresques dont on trouve des échos chez de nombreux artistes de la Renaissance italienne, de Pisanello à Nicole) Dell'Abate. Le monde poétique de l'Arioste inspire à son tour des peintres et des sculpteurs qui revisitent après lui ces thèmes, notamment en France au XIXè siècle (Ingres, Delacroix, Moreau, Barye...). Les amours, les combats et les voyages des chevaliers du Roland furieux conduisent ici à une réflexion sur les influences réciproques de l'image et du texte dans la création artistique et littéraire. Biographie de l'auteur Michel Jeanneret, professeur de littérature française à:., l'Université de Genève et à Johns Hopkins University, Baltimore, est spécialiste du XVIè siècle, dont il a abordé plusieurs thèmes mettant en rapport peinture et écriture. Ses principales publications sont: Poésie et tradition biblique (Corti, 1969), Des Mets et des mots (Corti, 1987), Le Défi des signes (Paradigme, 1994), Perpetuum mobile. Métamorphoses des corps et des oeuvres de Vinci à Montaigne (Macula, 1997), La Renaissance italienne. Peintres et poètes dans les collections genevoises (Skira, 2006). On lui doit d'autres ouvrages sur le xvli"siècle: Eros rebelle (Seuil, 2003), La Muse sacrée (Corti, 2007), La Muse lascive (Corti, 2007) et sur Nerval: La Lettre perdue (Flammarion, 1978). Président de la Fondation Barbier Mueller pour l'étude de la poésie italienne de la Renaissance (Genève), il a reçu en 2008 le Grand Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l'Académie française. Docteur en histoire de l'art, Monica Preti-Hamard est spécialiste de la peinture italienne du XVIIè siècle, de l'histoire des collections en Europe et des échanges artistiques entre France et Italie au tournant des XVIIè et XIXè siècles. Ses recherches actuelles portent sur le râle des voyages et des correspondances dans l'élaboration des méthodes de l'histoire de l'art. Auteur de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels Ferdinando Marescalchi (1754-1816). Un collezionista italiano nella Parigi napoleonica (éd. Minerva, 2005, 2 vol.), elle a également co-dirigé quatre colloques internationaux, dont Le Goût de l'art italien dans les grandes collections: prédécesseurs, modèles et concurrents du cardinal Fesch (avec Olivier Bonfait et Philippe Costamagna, éd. Gourcuff Gradenigo, 2007). Elle est responsable de la programmation en histoire de l'art à l'auditorium du Louvre et a coordonné au musée du Louvre la programmation" L'Arioste et les arts "en 2009."
Lorsque à l'âge de quatre-vingts ans, au terme d'une vie de lecture et de relecture du Roland furieux, Voltaire rend hommage aux qualités suprêmement "picturales" de l'Arioste, il ne fait que confirmer le résultat de plusieurs siècles de fécondation des arts par le chef-d'oeuvre de la littérature ferraraise. La peinture, la sculpture, mais aussi le théâtre, l'opéra, les ballets, les jardins et jusqu'à l'art populaire, se sont inspirés du poème épique le plus parfait de la Renaissance italienne pour produire de nouvelles oeuvres, capables pour certaines de rivaliser avec leur modèle. Et cependant, quelques décennies plus tard, c'est une observation opposée que Delacroix consigne dans son journal: "L'Arioste peint tellement avec les moyens de son art, il abuse si peu du pittoresque, de la description interminable qu'on ne peut rien lui dérober". C'est là le paradoxe que les nombreux auteurs de ce volume explorent et illustrent: les relations complexes nouées par l'Arioste avec les arts, puis par les arts avec le Roland furieux, de Dosso Dossi à Molière en passant par Francesco Xanto Avelli, avec, en leur centre, la perfection faite poésie.
Les institutions muséales qui désirent repenser leurs missions confèrent une profondeur supplémentaire à leur réflexion en revisitant leur propre histoire. L'histoire institutionnelle des musées, cependant, ne suffit pas à combler leur attente. Une histoire culturelle du regard sur l'art semble plus appropriée, puisqu'elle seule est capable de saisir les modalités qui affectent radicalement la contemplation artistique, et par conséquent les objets contemplés à une époque donnée. Une telle approche peut être conçue dans la ligne des travaux de Francis Haskell, mais sa mise en oeuvre doit reposer sur des bases théoriques nouvelles. Les enjeux de ce type d'étude réclament de nouvelles méthodes ; il suffit de songer à l'immense impact d'internet, de l'image digitale et de la téléphonie contemporaine sur la perception actuelle de l'oeuvre d'art. Cette histoire du regard, Pascal Griener ambitionne de l'appliquer à une époque essentielle pour la compréhension de notre modernité : le XIXe siècle. En effet cette période voit s'affirmer, pour la première fois, la programmation d'une contemplation publique globale et immédiate à l'ambition démocratique. Les grands musées anglais de l'ère victorienne inventent, dès les années 1840, la statistique mensuelle des visiteurs, index certifié d'une popularité de masse ; les grandes institutions nationales ouvrent leurs portes gratuitement. Programmé par des politiques contrastées en Europe, le regard sur l'art se construit de manière complexe, mais sur des bases radicalement nouvelles. La reproduction en deux ou en trois dimensions connaît alors un développement sans précédent ; la photographie remplace graduellement la gravure de reproduction, et les musées de copies en plâtre assument un rôle majeur dans presque toute l'Europe. La littérature artistique se propose d'accompagner la visite au musée comme événement cognitif et émotionnel, à l'aide de nouvelles formes. L'architecture muséale propose une mise en condition du visiteur par la vertu de programmes iconographiques éloquents, mais surtout la programmation spatiale de la rencontre d'une conscience avec les oeuvres. Le marché de l'art, pour la première fois, est contraint de se positionner par rapport au musée et au système de valeurs qu'il sanctionne. Certains conservateurs, comme Wilhelm von Bode, tentent d'explorer ce lien entre marché de l'art et musée jusqu'à ses dernières conséquences. La typologie des oeuvres d'art "muséalisables" devient alors un enjeu majeur - commercial et scientifique - qui n'a pas encore été étudié. Dans les grands empires européens, les musées nationaux entrent en concurrence directe ; cette concurrence, avivée par l'impact des expositions universelles, dessine un paysage muséal commun parcouru d'échanges, d'emprunts, mais aussi de refus ou de conflits. Les institutions muséales les plus importantes tentent de produire un tableau universel de l'art. Seule une approche globale, comparative des politiques propres à ces musées permet à l'historien de saisir l'ampleur de tous ces phénomènes comme leur articulation. Tous ces phénomènes modifient la littérature artistique, tant dans ses contenus que dans ses formes, et jusque dans sa matérialité.
L'illuminismo est resté en Italie une tradition philosophique et civile exemplairement vivante. La philosophie italienne a développé une synthèse originale entre, d'un côté, une théorie de la connaissance néo-transcendantaliste (postkantienne) ou phénoménologique (husserlienne), et, d'un autre côté, un positivisme logique hérité du Cercle de Vienne. L'épistémologie italienne a aussi réussi à analyser l'une des antinomies majeures de toute l'épistémologie moderne, à savoir celle qui oppose dialectiquement la vérité objective des sciences à la valeur historique de la connaissance. La figure majeure de ce développement a été Giulio Preti. Né à Pavie en 1911 et mort brusquement à Djerba en 1972, professeur de philosophie, résistant, puis professeur à l'université de Florence de 1954 à 1972, Giulio Preti est une figure particulièrement riche de savant, de philosophe, d'érudit, d'un homme d'une haute autorité morale. Pour lui, le rationalisme est cette grande tradition humaniste issue des Lumières pour laquelle la connaissance scientifique représente une valeur culturelle, éthique et démocratique supérieure. Chez Preti, on trouve une analyse précise et soignée des concepts logiques de syntaxe et de sémantique élaborés progressivement par la tradition conduisant de Bolzano à Russell. Un autre très grand intérêt de sa philosophie de la connaissance est l'attention extrême qu'il a portée à la nature du sens commun et du langage naturel et à la tradition pragmatiste de Peirce, Lewis et Dewey. À partir de la trinité syntaxe - sémantique - pragmatique, Giulio Preti réinterprète la problématique transcendantale kantienne-husserlienne de la construction des objets et de la constitution d'objectivité.
Amy, Keiko et Diana sont en train de se carapater lorsqu'elles se font arrêter par un agent de la CIA. Doug et ses collègues de bureau faisaient de même, mais Bryan, l'agent de la CIA susmentionné, et son bras droit, Brahim, les ont tous "ârecrutésâ" pour résoudre un problèmeâ : toutes les pharmacies sont vides et leur groupe de survivants a besoin de médicaments. La solution de Bryanâ? Prendre d'assaut un bateau de croisière amarré au port. Tout ce qu'ils voulaient, c'était échapper aux zombies. Et maintenant, ils doivent explorer un paquebot où une horde de morts les attend de pied ferme. L'équipe a intérêt à se serrer les coudes si elle veut survivre, car il se pourrait bien que la croisière s'amuse... à mortâ! Devenu un incontournable des jeux de plateaux et des jeux de zombies, Zombicide débarque en comics. Une série Z comme zombieâ : dégommage de zombies à tout bout de champ et personnages charismatiques, que du bonheurâ!
Les Figures de fantaisie de Fragonard comptent parmi les oeuvres les plus célèbres et les plus énigmatiques de l'histoire de la peinture française. La découverte d'un dessin inédit de l'artiste vient bouleverser aujourd'hui tout ce que nous, savions de ces silhouettes, peintes en "une heure de temps", et apporte la preuve indubitable qu'elles sont des portraits et non des figures imaginaires. Fragonard a en effet copié à l'encré et à la pierre noire dix-huit de ses tableaux en indiquant les noms de chacun de ses modèles : dans de nombreux cas, il s'agit de révélations ; étonnantes qui contredisent des certitudes acquises au cours des années. Cet ouvrage jette un éclairage nouveau sur les talents de portraitiste du peintre et lève ainsi le voile sur l'identité de chacun des personnages qui se cachent derrière Diderot, La Guimard, L'Inspiration, L'Etude ou le Jeune Artiste...
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
L'ouvrage présente, sous la forme d'un album élégant et accessible, l'ensemble des sculptures commandées en 1674 par Louis XIV, pour le Parterre d'eau dans le parc du château de Versailles. Il comprend une introduction illustrée par les 5 dessins préparatoires de Charles Le Brun, les dessins du parterre d'eau et des gravures. Cette introduction raconte les circonstances de la commande et détaille la thématique et la réalisation de cet ensemble de sculptures ainsi que la façon dont elle s'est étalée sur une vingtaine d'années. Viennent ensuite les photographies des 27 oeuvres, placées en pleine page de droite avec une légende en page de gauche.
Avec une introduction et des commentaires de Pierre Arizzoli-Clémentel, Directeur honoraire du musée du Château de Versailles et des Trianons, cet ouvrage permet de découvrir les jardins de Versailles tels qu'ils avaient été conçus par André Le Nôtre, et avant les modifications qui altérèrent ultérieurement leur dessin. Il présente ainsi, l'ensemble des plans levés en 1720) par Jean Chaulourier (1679-1757) pour le duc d'Antin, surintendant des Bâtiments du roi, et convie le lecteur à découvrir le château et les jardins dans l'état où Louis XIV les avait quittés. On y retrouve les parterres et les bosquets, les jardins potagers et fruitiers, les fontaines et le parcours du Labyrinthe, la grande pièce d'eau de l'Ile royale, la Bassin d'Apollon et le bosquet de l'Arc de Triomphe dans leur état premier, avant les modifications apportées sous les règnes de Louis XV et de Louis XVI. Complétées par des gravures de la fin du XVIe siècle, d'Adam Pérelle, ces illustrations représentent le témoignage le plus complet sur l'incomparable chef-d'oeuvre du Roi Soleil, oeuvre emblématique du génie classique français, miraculeusement préservé. Universellement admirés et imités, les jardins du château de Louis XIV illustrent fidèlement l'ampleur du génie d'André Le Nôtre. La création du parc de Versailles lui permet de laisser libre cours à son talent avec une richesse et un faste qui s'accordent parfaitement au dessein de Louis XIV. L'agencement des éléments traditionnels s'y trouve repensé avec une science et une harmonie nouvelles, et cela pour le but de provoquer l'émerveillement ou de forcer l'admiration. Cet album élégant permet au lecteur de redécouvrir la création de Le Nôtre et de Louis XIV à Versailles, et plus largement l'un des plus fascinants jardins à la française.