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La profanation du Monde. Destin de l'Occident
Préposiet Jean
KIME
30,50 €
Épuisé
EAN :9782841742004
De la vieille Europe Chrétienne à la planète cablée. Dans une démarche historique et critique, sont retracées quelques-unes des grandes étapes du lent et inexorable processus de désacralisation du monde et, par suite, de l'homme lui-même, désormais orphelin métaphysique. Longtemps en quête d'un salut terrestre sans cesse remis en cause, à travers les méandres de l'Histoire et les superstitions de la politique, cet ersatz de la religion, l'homme de la modernité se trouve à présent enlisé dans les sables mouvants du marché mondial. Sous le faux nez d'un prétendu libéralisme, une nouvelle fatalité : l'économie néo-capitaliste débridée, pouvoir incontrôlable séparé, sans contrepoids réel, ni même idéologique, depuis la fin de la dialectique Est-Ouest, nous entraîne irrésistiblement vers la société planétaire unidimensionnelle.
Résumé : L'anarchisme est-il un mouvement politique, une philosophie, un mode de vie, une vision du monde ? Doit-on ne le considérer que sous l'angle de la violence et de l'" action directe " ? Comment se situe-t-il, depuis deux siècles, dans l'histoire des luttes sociales, des mouvements révolutionnaires et par rapport aux idéologies dominantes ? A partir de l'analyse des philosophies et des courants de pensée qui sont à l'origine de l'esprit libertaire, Jean Préposiet nous donne le premier tableau historique complet des anarchismes en Occident. Il retrace tout d'abord le parcours politique et doctrinal des pères fondateurs - Proudhon, Stirner, Bakounine ou Malatesta -, analyse le rôle tenu par les anarchistes pendant la Révolution russe ou la guerre d'Espagne, rappelle ce que furent les attentats anarchistes en France à la Belle-Epoque avant d'explorer les avatars et les marges de la galaxie libertaire : antimilitarisme et pacifisme, nihilisme et terrorisme, anarcho-syndicalisme et mythe de la grève générale, anarchisme de droite, anarcho-capitalisme, situationnisme, écologie, antimondialisme, etc., autant de propositions qui continuent de travailler nos sociétés et posent l'éternelle question de la liberté des hommes.
Historien de la philosophie, Jean Préposiet a notamment publié Spinoza et la liberté des hommes (Gallimard) et collaboré au Dictionnaire des grandes philosophies (sous la direction de Lucien Jerphagnon, Privat).
L'anarchisme est-il un mouvement politique, une philosophie, un mode de vie, une vision du monde? Doit-on le considérer uniquement sous l'angle de la violence et de "l'action directe"? Comment se situe-t-il, depuis deux siècles, dans l'histoire des luttes sociales, des mouvements révolutionnaires et par rapport aux idéologies dominantes? A partir de l'analyse des philosophies et des courants de pensée qui sont à l'origine de l'esprit libertaire, Jean Préposiet nous donne le premier tableau historique complet des anarchismes en Occident. Il retrace le parcours politique et doctrinal des pères fondateurs - Proudhon, Stirner, Bakounine ou Malatesta -, analyse le rôle tenu par les anarchistes pendant la révolution russe ou la guerre d'Espagne, rappelle ce que furent les attentats anarchistes en France à la Belle Epoque avant d'explorer les avatars et les marges de la galaxie libertaire: antimilitarisme et pacifisme, nihilisme et terrorisme, anarcho-syndicalisme et mythe de la grève générale, anarchisme de droite, anarcho-capitalisme, situationnisme, écologie, antimondialisme, etc., autant de propositions qui continuent de concerner nos sociétés et posent l'éternelle question de la liberté des hommes.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.