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L'Avventura. Antonioni et le cinéma moderne, Edition 2022
Prédal René
PASSAGES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782492986079
Un des plus grands films de l'histoire du cinéma, L'Avventura, réalisé en plein âge d'or de la production italienne, est non seulement un bon film mais surtout un très beau film qui explore un profond néoréalisme intérieur et invente le cinéma moderne, revisitant le classicisme d'après-guerre par les apports du jeune cinéma des Nouvelles Vagues. L'Avventura représente paradoxalement la quintessence du film d'amour pris dans le cinéma de l'incommunicabilité ! Lui incarne la médiocrité de la condition humaine et Elle la générosité des sentiments. Au plus près de l'agencement des images et des sons, ce livre analyse comment le cinéaste parvient à distiller une vive émotion par le travail, sur l'esthétique filmique, mettant en récit la finesse psychologique et la complexité des situations jusqu'à un final bouleversant qui touche à la souffrance de l'âme.
Le jeune cinéma d'auteurs des années 2000 a déjà une histoire. A plusieurs reprises, Bruno Dumont a été récompensé au festival de Cannes tandis que François Ozon a vu ses films distribués avec succés en France et à l'étranger et qu'Abdelatif Kechiche a obtenu, à deux reprises, la consécration des Césars. De leur côté, Arnaud Desplechin, Robert Guédiguian, Olivier Assayas ou Philippe Faucon, font déjà figure de (nouveaux) classiques d'une production au renouvellement incessant. Cet ouvrage d'analyses, à la fois critiques et esthétiques, le premier du genre, présente l'étude d'un cinéma généreux aux styles et aux thématiques divers: Les caractères communs mais aussi les spécificités de chaque réalisateur se révèlent dans l'analyse des combats d'une création soucieuse de ne laisser ni étouffer sa voix ni occulter son regard par la distribution des produits de purs divertissements. Biographie: René Prédal est professeur émérite de l'Université de Caen. Spécialiste du cinéma français, il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages dont Le cinéma français des années 1990 (Armand Colin, 2008).
En disant de certains acteurs ou interprètes qu'ils ont de la présence, on évoque une qualité dont la force d'évidence échappe souvent à l'articulation du discours; ou, pour paraphraser Saint Augustin, on sait reconnaître la présence, la nommer, mais sans savoir toujours l'expliquer ni la définir. D'où la gageure et ce défi: tenter de cerner la part d'insaisissable dans le jeu de l'acteur; en quoi la présence se distingue-t-elle d'autres notions aussi problématiques que l'énergie, la photogénie, l'aura, le charisme? Quelles en sont les modalités: état ou effet, qualité intrinsèque ou expérience de spectateur, grâce fugitive ou puissance inaliénable, don individuel ou attente et sidération collectives? Quelles en sont les variantes culturelles, esthétiques ou génériques: monstre sacré ou ascète, star hollywoodienne ou modèle bressonien, corporéité théâtrale ou virtualité cinématographique? Et pourquoi, chemin faisant, ne pas s'interroger sur la pertinence même du concept? A ces questions ont tenté de répondre spécialistes et praticiens du théâtre et du cinéma - au croisement de la réflexion et de l'expérience, en un temps où le virtuel ne cesse de gagner du terrain
Depuis l'an 2000, plus de mille cinéastes français ont réalisé leur premier film. Cet ouvrage en présente trois cents des plus significatifs, dont certains ont déjà tourné une dizaine de films (Michel Gondry, Christophe Honoré, Emmanuel Mouret, etc.). Ils constituent ce jeune cinéma d'auteur qui s'illustre régulièrement dans tous les festivals du monde. En 2008 la Palme d'or est ainsi revenue à Laurent Cantet pour Entre les murs et en 2013 à Abdellatif Kechiche pour La Vie d'Adèle. L'auteur brosse au préalable un état des lieux du système de production français, qui permet depuis deux décennies une profusion d'oeuvres de grande qualité. Au fil des biographies, il montre ensuite que l'originalité de ce mouvement générationnel se caractérise moins par des thématiques ou des esthétiques communes que par la juxtaposition d'individualités fortes. Les cinéphiles y retrouveront donc naturellement Rebecca Zlotowski, Alain Guiraudie, Mia Hansen-Love, Jérôme Bonnell, Céline Sciamma ou Agnès Jaoui... et bien d'autres encore.
Résumé : Depuis dix ans, le numérique et les petites caméras ont commencé à révolutionner le cinéma aussi bien sur le plan technique qu'esthétique. Du film d'auteur américain au documentaire chinois (et réciproquement), en passant par l'art et essai français, la Haute Définition et la mini-DV permettent de tourner moins cher, plus vite et surtout autrement. D'abord utilisées pour des reportages ou des journaux intimes, à présent elles servent aussi de somptueux films de fiction. Ce cinéma du 21e siècle alimente un large débat sur l'essence du 7e art, qui passionne autant les metteurs en scène et les directeurs de la photographie que les cinéphiles et les théoriciens. Ce sont ces enjeux et cette histoire qu'aborde cet ouvrage, en s'appuyant sur l'analyse des films de créateurs tels qu'Alain Cavalier, Lars Von Trier, Abbas Kiarostami, David Lynch, Claude Miller, Pedro Costa ou Nuri Bilge Ceylan qui, tous, renouvellent le langage et la nature même de l'expression cinématographique.
Etre au-delà n'entend pas dresser une typologie des représentations de la mort au cinéma, mais plutôt de réfléchir au lien existant entre un art qui fait, étymologiquement, de l'écriture du mouvement son ambition et un événement qui a lieu chez tous les êtres vivants puisqu'il en conditionne la définition même. Filmer le vivant permet d'entretenir un rapport avec la mort : la conservation de ce qui s'échappe des êtres capturés par l'objectif est précieux. Nous regardons quelque chose qui n'est plus et, de fait, avons la possibilité, d'essayer d'y percevoir les glissements imperceptibles qui les entraînent vers un terme. La notion d'ensemble que revêt le film de par le montage qui a contribué à l'élaborer peut effectivement et rétrospectivement permettre à ce point final d'exister. Une expérience au-delà du sensible. Maîtrise du tout et de la partie : c'est à partir de ces qualités que se développe ce livre qui parlera autant de Federico Fellini que de John Wayne, autant de Torture Porn que de western classique, tant ce qui est son coeur est la base palpitante, émouvante, fébrile de toutes les formes de cinéma qui n'évoquent la mort que pour mieux rêver à ce qui peut la dépasser.
En 1969, Samuel Beckett recevait le prix Nobel de littérature. Ce livre qui rassemble des textes d'artistes de renommée internationale est publié en l'honneur du cinquantenaire de la réception de cette haute distinction. Il vient aussi commémorer une vie de créativité extraordinaire qui s'est terminée il y a trente ans, en 1989. Les mots qu'il contient offrent en outre un témoignage émouvant sur une oeuvre qui, longtemps encore, va "continuer".