Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Massacre de Nankin 1937. Entre mémoire, oubli et négation
Prazan Michaël
DENOEL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782207259573
Décembre 1937: l'armée japonaise, lancée dans une guerre d'expansion coloniale en Chine, prend Nankin, capitale du régime nationaliste du Guomindang. Six semaines durant, la ville est livrée aux soldats nippons, qui se déchaînent dans un massacre d'une cruauté sans précédent. En 1946, suite à la défaite du Japon, la justice des vainqueurs tentera tant bien que mal de déterminer les responsabilités et de punir les coupables lors de deux procès, l'un à Tokyo sous l'égide des alliés, l'autre à Nankin voulu par Tchang Kaï-chek. Aujourd'hui encore, le nombre de victimes n'est pas connu avec précision, les estimations allant de quatre-vingt-dix mille à trois cent mille. Et les plaies ouvertes en 1937 sont loin d'être refermées.. Si le souvenir de Nankin a été habilement instrumentalisé par les dirigeants chinois, qui n'hésitent pas à en exagérer l'ampleur, il est à l'inverse allégrement nié par des historiens révisionnistes japonais auxquels les nouvelles générations accordent une audience croissante. Aux provocations de l'ancien Premier ministre Junichiro Koizumi, Pékin a longtemps répliqué en entretenant des sentiments xénophobes chez les Chinois, les manifestations spectaculaires et spontanées répondant aux dérapages lourds de sens des dirigeants nippons. C'est sur le double front de l'histoire et de l'actualité que ce livre interroge deux mémoires distinctes qui, entre propagande et tabou, s'affrontent autour d'un même événement. Par la rencontre des victimes et des bourreaux, les analyses des plus grands spécialistes chinois et japonais, la confrontation de documents d'archives inédits et une enquête de terrain, de la Chine au Japon, du passé à aujourd'hui, Michaël Prazan s'efforce d'éclairer l'événement plutôt que de jeter l'anathème. Une plongée au coeur des événements qui, soixante-dix ans plus tard, menacent toujours l'équilibre de la région.Michaël Prazan est l'auteur de plusieurs livres dont Pierre Goldman - le frère de l'ombre (2005) et Roger Garaudy, itinéraire d'une négation (avec Adrien Minard, 2007). Il est également le réalisateur d'un important documentaire Nankin, la mémoire et l'oubli, unanimement salué par la critique.
Chaque Einsatzgruppe avait pour tâche la « sécurisation » d?une zone géographique définie par la logique des avancées de la Wehrmacht. Les massacres étaient planifiés, organisés, menés à bien en temps record: rassemblement dans les ghettos, transport dans des lieux proches, grandes fosses, exécution par petits groupes de gens, hommes, femmes et enfants alignés et fusillés de façon à tomber directement dans la fosse?Deux ans après les massacres, les nazis effacèrent, autant que possible, les traces. Ils ont alors ouvert les charniers et brûlé les corps en de gigantesques brasiers. Pour les besoins d?un documentaire pour France 2, Michael Prazan a sillonné l?Europe de l?est à la recherche de survivants et de témoins: bourreaux, victimes rescapées et témoins divers. Il a arpenté les ravins, les champs, les marais où ont eu lieu les massacres, retrouvé les traces, visité les rares lieux de mémoire. Le va-et-vient entre le temps des massacres et aujourd?hui est constant. Il associe le lecteur au récit, plus encore que ne le ferait une chronique historique, le contraint à la mise en perspective, au lien avec le présent.
M. Mizuno coule une retraite heureuse après une vie sans histoire. Du moins, c'est l'image qu'il s'applique à donner sous son patronyme d'emprunt. Car son vrai nom est Yasukazu Sanso, activiste de l'Armée rouge japonaise, qui, dans les années 1970, a tué plusieurs fois de sang-froid. La rencontre fortuite, dans les couloirs d'un hôtel à Bangkok, avec un Allemand de sa génération va déclencher la mécanique implacable du souvenir. Comment cet étudiant en quête d'idéal s'est-il laissé embrigader dans les mouvements universitaires de la fin des années 1960 ? Comment, à la suite des dérives d'une organisation se livrant aux purges insensées et aux meurtres collectifs, a-t-il fini par rejoindre les camps d'entraînement palestiniens au Liban, dans l'espoir de prouver qu'il est un vrai communiste ? Entre Bangkok, Tokyo, Rome, Paris, le Liban ou encore La Haye, Michaël Prazan nous livre ici, avec l'acuité psychologique qu'on lui connaît, un roman haletant et inspiré sur la grande époque du terrorisme international des années 1970. Michaël Prazan est écrivain, journaliste et réalisateur de documentaires. Passionné d'histoire contemporaine, il s'intéresse aux mouvements radicaux des années 1960-1970. Auteur de plusieurs essais, Souvenirs du rivage des morts est son troisième roman.
Décembre 1937. L'armée japonaise lancée dans une guerre d'expansion coloniale en Chine prend Nankin, capitale de Tchang Kaï-chek. Durant six semaines, les troupes nippones se livrent à un massacre d'une cruauté inouïe. Le "viol de Nankin" fera entre 90 000 et 300 000 victimes. Michaël Prazan a enquêté sur le terrain, à la recherche des derniers témoins, en s'attardant sur l'histoire d'une dévastation instrumentalisée par la Chine et plus ou moins niée par le Japon. Une plongée au coeur des événements qui, soixante-dix ans plus tard, menacent toujours l'équilibre de la région.
Révolutionnaire au Quartier latin des années soixante, guérillero à Cuba, puis au Venezuela, joueur frénétique de salsa, gangster, taulard, écrivain, Pierre Goldman est surtout connu pour avoir été le principal accusé dans la sordide affaire du meurtre de deux pharmaciennes, au cours du hold-up raté d'une officine, le 19 décembre 1969. Condamné à perpétuité par la cour d'assises de Paris en 1974, il sera rejugé, puis acquitté, avant d'êtreassassiné en pleine rue, quatre ans après sa libération. Qui était vraiment Pierre Goldman? Un personnage aux multiples vies, qui a suscité rumeurs et légendes. Vingt-cinq ans après son mystérieux assassinat, ce livre éclaire les jeux d'ombre d'uneexistence marquée par la tragédie: Pierre Goldman était-il bien coupable du double meurtre dont il a été accusé? Qui a commandité son assassinat? Au-delà des faits et des anecdotes, l'auteur tente de restituer la trajectoire paroxystique de ce Juif polonais né sous l'Occupation de parents résistants, et tué à 35 ans. Par une enquête qui revient sur les lieux (Caraïbes, Pologne, Venezuela) et grâce aux témoignages de ceux qui l'ont connu, Michaël Prazan trace le portrait sensible et contrasté de celui qu'il considère comme un frère de l'ombre, un homme hors normes, tiraillé entre désir de mourir et soif de vivre.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Au plus froid de l'hiver, Vassia adore par-dessus tout écouter, avec ses frères et sa soeur, les contes de Dounia, la vieille servante. Et plus particulièrement celui de Gel, ou Morozko, le démon aux yeux bleus, le roi de l'hiver. Mais, pour Vassia, ces histoires sont bien plus que cela. En effet, elle est la seule de la fratrie à voir les esprits protecteurs de la maison, à entendre l'appel insistant des sombres forces nichées au plus profond de la forêt. Ce qui n'est pas du goût de la nouvelle femme de son père, dévote acharnée, bien décidée à éradiquer de son foyer les superstitions ancestrales. Inspiré de contes russes, L'Ours et le Rossignol a su en garder toute la poésie et la sombre cruauté.
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Yutang Lin ; Jan Michel ; Bourgeois S. ; Bourgeois
Résumé : Qu'est-ce que la Chine ? Changement des mentalités ou troublante continuité ? Les Chinois sont-ils "un peuple qui n'ambitionne pas d'être à la tête du monde" ? Les nouvelles interrogations sur la Chine pourraient bien trouver quelques réponses à la lecture de ce livre qui, depuis sa publication aux Etats-Unis en 1935, demeure sans égal. Vaste fresque de toute une civilisation, La Chine et les Chinois est un livre clé sur l'individu et la société en Chine, car son auteur, Lin Yutang (1895-1976), a su puiser avec intelligence aux racines culturelles les plus profondes de son pays.
Résumé : En 1949, quand les communistes s'emparent du pouvoir après deux décennies de guerre civile, la Chine était l'un des pays les plus pauvres de la planète. Aujourd'hui, la République Populaire de Chine est la deuxième puissance commerciale du monde et la seule à pouvoir contester l'hégémonie américaine. Ce manuel décrit et explique cette ascension fulgurante. Il livre une analyse de la Chine des "années Mao", marquées par la construction des bases de sa puissance retrouvée ainsi que parla catastrophe de la grande famine du Grand Bond en avant et le chaos de la Révolution culturelle. Il expose ensuite le processus complexe et contradictoire de la réforme de Deng Xiaoping, avec ses éclatants succès et leurs revers - montée des inégalités, disparités régionales, corruption et violation des libertés, arrogance vis à vis des Etats voisins... Enfin, il dépeint la Chine actuelle de Xi Jinping, qui semble amorcer une nouvelle étape dans son développement en s'affirmant à l'avant-garde de l'actuelle révolution du numérique et de l'intelligence artificielle, pour le meilleur mais aussi pour le pire.
Résumé : Une fresque épique des relations de la Chine avec le monde sur huit siècles, portée par une éblouissante galerie de personnages. De Perse en Crimée, d'Indonésie au Sri Lanka, de la Chine au Tibet, des Pays-Bas à l'Afrique du Sud, treize personnages inattendus, mais emblématiques, nous guident, par terre et par mer, sur les routes de la mondialisation. Anonymes ou célèbres, Chinois ou étrangers, ils sont empereurs, aventuriers, marchands, eunuques, pirates, missionnaires, orfèvres, soldats... Et tous, quels que soient leur destin et leur importance dans l'Histoire, témoignent des interactions de la Chine avec le monde et de la richesse de leurs contacts, commerciaux, religieux, diplomatiques ou personnels. Car, par-delà les conflits et rivalités entre empires tout au long de ces huit siècles, la Chine n'a jamais cessé d'être connectée au reste de la planète, ces "dix mille pays" qui constituaient les voisins du Grand Etat mongol bâti au XIIIe siècle par Kubilai Khan à partir des conquêtes de son ancêtre Gengis Khan. Un livre magistralement mené, foisonnant et époustouflant d'érudition, qui renouvelle l'histoire de la Chine comme Mary Beard l'a fait pour Rome dans SPQR.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.