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Philosophie N° 135, septembre 2017 : Alexandre Kojève face à Carl Schmitt
Pradelle Dominique
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Épuisé
EAN :9782707343772
Le présent numéro est à la fois consacré à l'échange de vues entre Alexandre Kojève (1902-1968) et Carl Schmitt (1888-1985), et à la figure d'A. Kojève comme penseur politique. Jacob Taubes rappelle en effet sa rencontre avec Kojève à Berlin en 1967, et décrit sa propre stupeur en apprenant que ce dernier comptait se rendre ensuite à Plettenberg pour rencontrer Carl Schmitt, qui était selon lui la seule personne avec laquelle il valait la peine de parler dans toute l'Allemagne. Au cours des années 1950, Kojève et Schmitt ont entretenu une correspondance qui porte aussi bien sur l'état géopolitique et le devenir du monde que sur les fondements métaphysiques de la politique, et bien entendu sur Hegel. Cette correspondance entre un philosophe hâtivement qualifié de marxiste, alors engagé dans l'action publique de par ses fonctions au ministère français des Affaires étrangères, et un juriste brillant, mais dont l'image a été durablement altérée par son engagement national-socialiste, fut à l'origine d'une conférence donnée par Kojève en Allemagne en 1957, qui propose une interprétation originale de la décolonisation et des possibilités qu'elle ouvre, en particulier pour l'Europe. Si l'ouvrage de Schmitt sur le concept de nomos n'avait pas encore été publié lorsque Kojève travaillait à l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, le philosophe russe a en revanche lu l'article de Schmitt "Nehmen, Teilen, Weiden" ("Prendre, partager, paître") lorsqu'il lui rend visite en 1957, et ce thème est présent à la fois dans le texte de la conférence que Kojève prononça à cette occasion et dans la correspondance avec Schmitt. Lors de cette conférence prononcée par Kojève au Rhein-Ruhr-Club de Düsseldorf, qui fut organisée par Carl Schmitt lui-même, il exprime sa vision de l'Europe comme espace et société unifiée : il s'agit d'un plaidoyer pour une sorte de Grossraum européen. Le texte de cette conférence est déroutant à plusieurs égards, et n'acquiert toute sa signification qu'une fois mis en relation avec l'Esquisse d'une phénoménologie du droit. Vu que la correspondance – ici traduite pour la première fois en français – et la conférence s'éclairent mutuellement, il a paru utile de les traduire et de les publier ensemble ; ces textes permettent de comprendre pourquoi Kojève considérait que Carl Schmitt était, avec Leo Strauss peut-être, son seul véritable interlocuteur. Trois articles – de Robert Howse sur la lecture kojévienne du Nomos de la Terre de Carl Schmitt, de Teresa Pullano sur la philosophie de l'Europe et la pensée du droit de Kojève et de Jean-François Kervégan sur la figure métaphysique du Sage kojèvien, acteur et produit de la fin de l'histoire" – entreprennent, à partir notamment de ce corpus, de cerner l'originalité de les conceptions de Kojève penseur du politique, qui est bien plus qu'un commentateur original et imprudent de Hegel : un philosophe audacieux et profond, qui a à bien des égards aperçu ce dont notre monde serait fait. J-F K et D P.
La question du monde s?impose aujourd?hui comme une question phénoménologique majeure. Mais elle ne s?en impose pas moins à partir des acquis de la phénoménologie : c?est d?abord avec Husserl que la question du monde quitte l?horizon de l?objectivation, au sens où l?intentionnalité (puis l?In-der-Welt-Sein de Heidegger) projette la conscience dans le monde sans l?écran de la représentation. La phénoménologie revient ainsi au " monde même ", pour le laisser apparaître non plus selon la figure métaphysique de l?objet, mais selon la figure de l?horizon (Husserl, Heidegger), de la chair (Merleau-Ponty), ou encore du mouvement, voire de l?événement (Patocka). L?actualité de cette question s?explique notamment par les recherches de plus en plus nombreuses et précises autour d?un phénoménologue qui en a fait la question centrale de son ?uvre (avec celle, corrélative et peut-être même première, de la liberté) : Patocka. Toutes ses analyses apparaissent comme des avancées décisives ? voire, pour le moment, indépassables ? parce qu?à travers les possibilités interprétatives qu?elles déploient, elles parviennent à nouer le dialogue entre des orientations différentes, donc à faire bouger les lignes : d?un côté, une orientation plutôt husserlienne qui insiste sur le mouvement, de l?autre, une orientation plutôt heideggérienne qui privilégie l?événement. Ce numéro consacré à Patocka et la question du monde vise donc un double objectif : dégager les grandes lignes d?interprétation de la pensée de Patocka sur la question du monde, et ménager la voie à des pensées renouvelées du monde comme de l?ego. Le monde n?est pas originairement la totalité des objets que constitue la conscience, mais la totalité des possibles qui précède et rend possible toute constitution, y compris la constitution de l?ego en tant que conscience. Dans ce renversement, l?ego perd son statut d?ego transcendantal, si bien que la question du monde pose finalement la question de l?ego : comment concevoir un ego dont on reconnaît la dépendance originaire à l?égard du monde ? A travers la question du monde chez Patocka, l?ensemble des textes de ce numéro ont ainsi pour enjeu de frayer de nouveaux chemins dans la longue élaboration de ce que Husserl considérait comme la tâche propre de la phénoménologie : l?a priori universel de corrélation. Tous s?accordent pour affirmer, à la suite de Patocka, qu?il réside dans l?essence dynamique du monde et de l?ego, c?est-à-dire dans la structure dynamique de la corrélation. Mais encore reste-t-il à en spécifier la nature : s?agit-il d?une structure d?appel et de réponse entre deux termes irréductibles (orientation événementiale), ou simplement d?une structure du monde (orientation cosmologique) ? Les réponses divergent et ouvrent un espace de débat entre les différents articles, tous néanmoins focalisés sur un point particulier : le legs d?une question de Husserl à Patocka, le rapport entre Fink et Patocka, l?apparaître, la naissance, le mouvement, la liberté, et la donation. Au lecteur de tracer à présent son propre chemin dans l?espace ouvert par ces différentes voix.
Ce numéro consacré à Foucault s'ouvre par un texte de Wouter Goris, "L'a priori historique chez Husserl et Foucault". Il analyse l'oxymore philosophique qu'est l'a priori historique, dont il retrace l'origine dans le célèbre texte "L'origine de la géométrie" où Husserl thématise l'a priori de l'historicité, c'est-à-dire les structures formelles de tout horizon historique qui précèdent et fondent toute rationalité historiographique. Chez Foucault, il s'agit moins d'un a priori de l'histoire que d'un a priori dans l'histoire : formes a priori de la dicibilité et de la visibilité qui caractérisent une épistémè. Le numéro se poursuit avec "L'être de l'homme à travers limites et finitude : Foucault et la critique de l'ontologie heideggérienne", où Claude Vishnu Spaak réfléchit à la notion d'ontologie chez Foucault, pour montrer en quoi la construction foucaldienne de l'ontologie historique se distingue de sa conception heideggérienne comme science transcendantale de l'être. Il met en évidence le caractère central de la notion de finitude, ainsi que sa différence chez les deux auteurs : elle fonde chez Heidegger la possibilité de l'existence humaine, lui conférant son horizon de sens ; chez Foucault, la "pensée du dehors" à laquelle s'expose l'homme comme être fini conduit à une démarcation nette entre les registres de l'être et du sens. Dans "La phénoménologie manquée de Foucault : Husserl et le contre-modèle de l'anthropologisme kantien", John Rogove compare les interprétations husserlienne et foucaldienne de l'anthropologisme kantien : Foucault, comme Husserl, attribue à Kant la responsabilité de l'anthropologisation de la pensée occidentale qui, ensuite, a bifurqué en une philosophie du sujet (qui se serait déployée avec Husserl) et en un positivisme anthropologiste qui en serait le complément et le fondement secrets. Foucault semble par là méconnaître la critique radicale de la première par la phénoménologie, ainsi que la parenté qui relie la phénoménologie et son propre projet. Dans "L'histoire critique de la raison par Foucault comme remise en cause de la rationalité", Fabrice de Salies dégage la préoccupation centrale de Foucault par-delà la pluralité de ses enquêtes historiques sur les savoirs empiriques et la matérialité des pratiques : mettre en évidence l'historicité de la rationalité, son caractère relatif, variable, limité et subordonné aux jeux conflictuels des relations de pouvoir - dont toute rationalité n'est qu'une expression intellectualisée. Dessiner les motifs, modalités et visées de cette histoire critique de la rationalité doit permettre d'apprécier la nature du déplacement qu'il impose à la pensée : faire de la politique la philosophie première. Enfin, dans "Foucault et Lévi-Strauss en miroir", Daniel Liotta oppose les modes d'intelligibilité propres aux deux penseurs : repérer la continuité d'une fonction à travers la variation de ses matériaux pour l'un - l'objet étant défini par ses possibilités de transformation symbolique -, et identifier la continuité d'une forme à travers la variation de ses finalités pour l'autre - les objets de discours étant définis par le devenir multiple de leur "forme". Confrontation qui conduit à concevoir en miroir, mais non en opposition, les principes de l'invention culturelle et les figures de notre liberté chez les deux penseurs. D. P.
Ce numéro s'ouvre sur la traduction par Emmanuel Alloa de deux textes tardifs de Husserl : " Monde humain, monde animal, monde préhistorique " et " Normalité, anomalité et animalité ". Il y répond par avance à l'argument de l'ancestralité que le réalisme métaphysique contemporain oppose à l'idéalisme transcendantal – le fait que le monde (notamment préhistorique) a préexisté à toute conscience humaine. Husserl y oppose le refus de dissocier l'être de l'étant et la possibilité subjective d'y accéder : comment le monde préhistorique se révèle -t-il à nous ? Par les traces que découvrent le géologue et le paléontologue, qui témoignent de l'existence de formes de vie animale (voire primitives et précédant toute conscience) que l'on peut reconstituer ; le monde préhistorique ne tire son être que des actes reconstitutifs de la conscience historienne et des actes constituants présumés des subjectivités animales préhistoriques. Husserl élargit ainsi les frontières de l'intersubjectivité et assimile l'absolu transcenda ntal à une communauté générative universelle de toutes les consciences pures possibles ; restent à étudier, par une variation eidétique des formes de sujet, les paliers d'élargissement de l'intersubjectivité par constitution de la normalité et de l'anormalité. Autant d'aspects qu'Emmanuel Alloa éclaire dans " Monde humain, monde animal, monde préhistorique. Le perspectivisme selon Husserl ". Dans " Husserl, la signification et la morsure du temps ", Michel Rhéaume tente de mettre en lumière dans la pensée husserlienne les insuffisances découlant du type de temporalité qu'elle attribue au domaine de la signification idéale : bien que le dernier Husserl thématise une forme de " genèse " historique et fondationnelle du sens, il s'agit pour l'auteur d'indiquer une voie alternative pour penser l'historicité de la science – aperçue mais jamais véritablement empruntée par Husserl – qui s'articulerait autour de l'idée d'" habitus de signification ". " Evénement, champ, trace : le concept phénoménologique d'institution " de Roberto Terzi vise à explorer le concept phénoménologique de Stiftung, en tant que premier événement qui ouvre un champ d'expérience ou une tradition historique. Après avoir reconstruit la structure essentielle de ce concept chez Husserl et analysé les problèmes que laisse ouverts sa position, il se tourne vers la manière dont ce thème a été développé par Merleau-Ponty et Derrida. L'institution apparaît ainsi comme un concept fondamental de la phénoménologie et un thème qui la conduit à sa limite. Dans " Husserl précurseur de Marx. Le communisme comme philosophie première ", Jean Vioulac part des impasses auxquelles, selon Tr?n-??c-Th?o et Desanti, conduit l'idéalisme phénoménologique husserlien – que devait dépasser une philosophie de la praxis. Or, dans les inédits tardifs, Husserl a dépassé l'aporie idéaliste en dégageant le corps vivant comme " sous-sol " de l'ego transcendantal, mais aussi en reconnaissant que seule l'intersubjectivité transcendantale, communauté historique d'hommes vivant et agissant dans le monde, est à même de constituer l'objectivité, sur le terrain même de la praxis ; c'est donc le communisme qui surmonte à la fois l'idéalisme et le subjectivisme de la phénoménologie. D. P.
Existe-t-il des objets mathématiques idéaux ("idéalités") qui réaliseraient les significations, ainsi qu'une forme d'intuition qui les donnerait, comme le fait la perception pour les objets sensibles ? La phénoménologie husserlienne avait tracé un parallèle entre les différents types d'intuition : perception sensible, intuition d'une essence sensible, idéalisation et intuition catégoriale (purement formelle) ; de cette dernière, Husserl a démontré l'existence sans jamais en exhiber les structures.
La vie sociale est un théâtre, mais un théâtre particulièrement dangereux. A ne pas marquer la déférence qu'exige son rôle, à se tenir mal, à trop se détacher des autres comédiens, l'acteur, ici, court de grands risques. Celui, d'abord, de perdre la face ; et peut-être même la liberté : les hôpitaux psychiatriques sont là pour accueillir ceux qui s'écartent du texte. Il arrive ainsi que la pièce prenne l'allure d'un drame plein de fatalité et d'action, où l'acteur-acrobate - sportif, flambeur ou criminel - se doit et nous doit de travailler sans filet. Et les spectateurs d'applaudir, puis de retourner à leurs comédies quotidiennes, satisfaits d'avoir vu incarnée un instant, resplendissant dans sa rareté, la morale toujours sauve qui les soutient.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.