Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Philosophie N° 123, été 2014 : Foucault : a priori, phénoménologie et histoire de la raison
Pradelle Dominique
MINUIT
12,00 €
Épuisé
EAN :9782707328069
Ce numéro consacré à Foucault s'ouvre par un texte de Wouter Goris, "L'a priori historique chez Husserl et Foucault". Il analyse l'oxymore philosophique qu'est l'a priori historique, dont il retrace l'origine dans le célèbre texte "L'origine de la géométrie" où Husserl thématise l'a priori de l'historicité, c'est-à-dire les structures formelles de tout horizon historique qui précèdent et fondent toute rationalité historiographique. Chez Foucault, il s'agit moins d'un a priori de l'histoire que d'un a priori dans l'histoire : formes a priori de la dicibilité et de la visibilité qui caractérisent une épistémè. Le numéro se poursuit avec "L'être de l'homme à travers limites et finitude : Foucault et la critique de l'ontologie heideggérienne", où Claude Vishnu Spaak réfléchit à la notion d'ontologie chez Foucault, pour montrer en quoi la construction foucaldienne de l'ontologie historique se distingue de sa conception heideggérienne comme science transcendantale de l'être. Il met en évidence le caractère central de la notion de finitude, ainsi que sa différence chez les deux auteurs : elle fonde chez Heidegger la possibilité de l'existence humaine, lui conférant son horizon de sens ; chez Foucault, la "pensée du dehors" à laquelle s'expose l'homme comme être fini conduit à une démarcation nette entre les registres de l'être et du sens. Dans "La phénoménologie manquée de Foucault : Husserl et le contre-modèle de l'anthropologisme kantien", John Rogove compare les interprétations husserlienne et foucaldienne de l'anthropologisme kantien : Foucault, comme Husserl, attribue à Kant la responsabilité de l'anthropologisation de la pensée occidentale qui, ensuite, a bifurqué en une philosophie du sujet (qui se serait déployée avec Husserl) et en un positivisme anthropologiste qui en serait le complément et le fondement secrets. Foucault semble par là méconnaître la critique radicale de la première par la phénoménologie, ainsi que la parenté qui relie la phénoménologie et son propre projet. Dans "L'histoire critique de la raison par Foucault comme remise en cause de la rationalité", Fabrice de Salies dégage la préoccupation centrale de Foucault par-delà la pluralité de ses enquêtes historiques sur les savoirs empiriques et la matérialité des pratiques : mettre en évidence l'historicité de la rationalité, son caractère relatif, variable, limité et subordonné aux jeux conflictuels des relations de pouvoir - dont toute rationalité n'est qu'une expression intellectualisée. Dessiner les motifs, modalités et visées de cette histoire critique de la rationalité doit permettre d'apprécier la nature du déplacement qu'il impose à la pensée : faire de la politique la philosophie première. Enfin, dans "Foucault et Lévi-Strauss en miroir", Daniel Liotta oppose les modes d'intelligibilité propres aux deux penseurs : repérer la continuité d'une fonction à travers la variation de ses matériaux pour l'un - l'objet étant défini par ses possibilités de transformation symbolique -, et identifier la continuité d'une forme à travers la variation de ses finalités pour l'autre - les objets de discours étant définis par le devenir multiple de leur "forme". Confrontation qui conduit à concevoir en miroir, mais non en opposition, les principes de l'invention culturelle et les figures de notre liberté chez les deux penseurs. D. P.
Existe-t-il des objets mathématiques idéaux ("idéalités") qui réaliseraient les significations, ainsi qu'une forme d'intuition qui les donnerait, comme le fait la perception pour les objets sensibles ? La phénoménologie husserlienne avait tracé un parallèle entre les différents types d'intuition : perception sensible, intuition d'une essence sensible, idéalisation et intuition catégoriale (purement formelle) ; de cette dernière, Husserl a démontré l'existence sans jamais en exhiber les structures.
La question du monde s?impose aujourd?hui comme une question phénoménologique majeure. Mais elle ne s?en impose pas moins à partir des acquis de la phénoménologie : c?est d?abord avec Husserl que la question du monde quitte l?horizon de l?objectivation, au sens où l?intentionnalité (puis l?In-der-Welt-Sein de Heidegger) projette la conscience dans le monde sans l?écran de la représentation. La phénoménologie revient ainsi au " monde même ", pour le laisser apparaître non plus selon la figure métaphysique de l?objet, mais selon la figure de l?horizon (Husserl, Heidegger), de la chair (Merleau-Ponty), ou encore du mouvement, voire de l?événement (Patocka). L?actualité de cette question s?explique notamment par les recherches de plus en plus nombreuses et précises autour d?un phénoménologue qui en a fait la question centrale de son ?uvre (avec celle, corrélative et peut-être même première, de la liberté) : Patocka. Toutes ses analyses apparaissent comme des avancées décisives ? voire, pour le moment, indépassables ? parce qu?à travers les possibilités interprétatives qu?elles déploient, elles parviennent à nouer le dialogue entre des orientations différentes, donc à faire bouger les lignes : d?un côté, une orientation plutôt husserlienne qui insiste sur le mouvement, de l?autre, une orientation plutôt heideggérienne qui privilégie l?événement. Ce numéro consacré à Patocka et la question du monde vise donc un double objectif : dégager les grandes lignes d?interprétation de la pensée de Patocka sur la question du monde, et ménager la voie à des pensées renouvelées du monde comme de l?ego. Le monde n?est pas originairement la totalité des objets que constitue la conscience, mais la totalité des possibles qui précède et rend possible toute constitution, y compris la constitution de l?ego en tant que conscience. Dans ce renversement, l?ego perd son statut d?ego transcendantal, si bien que la question du monde pose finalement la question de l?ego : comment concevoir un ego dont on reconnaît la dépendance originaire à l?égard du monde ? A travers la question du monde chez Patocka, l?ensemble des textes de ce numéro ont ainsi pour enjeu de frayer de nouveaux chemins dans la longue élaboration de ce que Husserl considérait comme la tâche propre de la phénoménologie : l?a priori universel de corrélation. Tous s?accordent pour affirmer, à la suite de Patocka, qu?il réside dans l?essence dynamique du monde et de l?ego, c?est-à-dire dans la structure dynamique de la corrélation. Mais encore reste-t-il à en spécifier la nature : s?agit-il d?une structure d?appel et de réponse entre deux termes irréductibles (orientation événementiale), ou simplement d?une structure du monde (orientation cosmologique) ? Les réponses divergent et ouvrent un espace de débat entre les différents articles, tous néanmoins focalisés sur un point particulier : le legs d?une question de Husserl à Patocka, le rapport entre Fink et Patocka, l?apparaître, la naissance, le mouvement, la liberté, et la donation. Au lecteur de tracer à présent son propre chemin dans l?espace ouvert par ces différentes voix.
Ce numéro s?ouvre sur la traduction, par Gilles Blanc-Brude, d?un choix de Réflexions en vue de l?anthropologie de Kant, réflexions qui contiennent les notes prises par des auditeurs aux cours du philosophe, et qu?il convient de comparer avec l?Anthropologie du point de vue pragmatique et les Leçons sur l?anthropologie. L?intérêt principal en est de préciser le sens du point de vue pragmatique qui caractérise l?anthropologie kantienne, et de définir le rapport de l?anthropologie avec l?ensemble de la métaphysique kantienne : par son style populaire, son apparent désordre et son caractère manifestement empirique, cette discipline est-elle étrangère au domaine de la métaphysique critique ? Est-elle réductible à une éthique appliquée, ou à une doctrine de la prudence ? Ou bien est-elle le nécessaire prolongement de la philosophie pure, en particulier de la métaphysique des m?urs ? Dans " Le panpsychisme de Bergson et la nature de la matière ", Joël Dolbeault étudie chez Bergson le statut du panpsychisme, à savoir la thèse selon laquelle l?esprit serait une caractéristique fondamentale de la réalité, partout présente dans l?univers ? en particulier chez tous les vivants, mais également dans la matière inerte. L?auteur part du fait que, même si Bergson n?emploie jamais ce terme, il affirme cependant que la matière inerte participe de la conscience ; et il s?attache, non à démontrer que Bergson défend une thèse panpsychiste, mais à déterminer le type de panpsychisme dont il s?agit, ainsi qu?à montrer la compatibilité entre cette thèse et la démarcation rigoureuse entre l?inerte et le vivant. Dans " Quel est le sens du projet derridien ? ", François Mary pose la question de la signification unitaire de la pensée philosophique de Derrida : est-elle dépourvue d?unité théorique et rétive à toute tentative de synthèse, ou une synthèse est-elle possible qui ressaisirait le sens de la déconstruction dans son ensemble ? Partant des formules où Derrida explicite ce projet déconstructif, l?auteur montre qu?il relève de deux orientations hétérogènes : un effort pour interpréter une dynamique aporétique qui serait constitutive du réel, de l?éthique et de la pensée ; et une dissolution subversive de toute identité et de toute règle, de toute maîtrise régulatrice dans le champ de la connaissance et de la morale. Quelle est alors la compatibilité de ces deux orientations ? Le numéro se termine par la traduction, par Diego Company et Nobuo Naito, d?un texte écrit en 1965 par le philosophe japonais Wataru Hiromatsu, " Quelques remarques sur la théorie de la signification ". Parti de Marx, Hiromatsu est en dialogue avec Husserl, et part du schéma à trois termes noèse-noème-objet qu?il considère comme un dogme fondamental de la philosophie moderne qu?il s?attache à mettre en question. Il formule une théorie relationnelle de la signification et de la connaissance, fondée sur une double structure bipartite : le donné et le signifié étant distincts, leur relation est cependant reconnue comme une relation d?identité. Les lecteurs pourront suivre cette réappropriation orientale originale de Husserl, et s?interroger sur les différences réelles qui séparent cette doctrine de la philosophie husserlienne.
Ce numéro s'ouvre par la présentation et la traduction, dues à Christophe Bouriau et Oliver Schlaudt, d'un texte polémique écrit par Hans Vaihinger en 1900, "Une controverse française sur la vision kantienne de la guerre". L'objet du texte est l'interprétation d'un passage de Kant où ce dernier écrit qu'"au niveau de culture où se trouve encore le genre humain, la guerre reste un moyen indispensable pour faire progresser celle-ci". Dans le conflit des interprétations qui a opposé Louis Couturat à Ferdinand Brunetière quant au statut de la guerre chez Kant, Vaihinger y prend parti pour le premier ; ce travail entend ainsi éclairer la réception de Kant en France et en Allemagne dans une période de tension persistante entre les deux pays. Dans "L'influence de Bolzano sur l'analyse phénoménologique du langage ordinaire chez Husserl", Alain Gallerand part des significations, définies par Bolzano comme des unités idéales sur le modèle des représentations et propositions en soi, et montre comment Husserl les interprète comme des espèces s'individualisant dans les actes de la conscience. Il met ensuite en évidence que l'influence de la sémantique objective ne se limite pas aux énoncés théoriques (souvent privilégiés par les commentateurs), mais s'exerce également sur d'autres aspects des langues naturelles, en particulier dans l'analyse phénoménologique des indexicaux et des noms propres. Dans "Bolzano et le psychologisme. Sur la possibilité des représentations sans objet", Maria Gyemant part de la thèse célèbre de Bolzano selon laquelle "Il y a aussi des représentations sans objet" qui se présente comme la négation d'un principe fondamental de la psychologie de Brentano et ses élèves - pour lesquels le fait d'avoir un objet fait partie de l'essence même de la représentation. Elle tente de montrer que le débat autour des représentations sans objet est fondé sur un malentendu lié à l'équivocité du concept de représentation - ce dernier étant entendu tantôt comme l'acte subjectif de se représenter, tantôt comme une signification idéale. Dans "Ecrire le cas - Pinel aliéniste", Philippe Huneman analyse la manière dont la nouvelle conception de la maladie mentale et de la psychiatrie par Pinel va de pair avec un type spécifique de grammaire utilisée pour décrire le cas clinique. Une première partie présente la catégorie de cas clinique en relation avec l'étude de cas en médecine clinique à l'époque, puis avec l'institution qu'est l'hôpital ; une seconde élucide les aspects de la grammaire du discours pinellien (causalité, présence de l'hôpital, cas clinique comme dispositif rhétorique).
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Classeurs classés par leurs classements, les sujets sociaux se distinguent par les distinctions qu'ils opèrent - entre le savoureux et l'insipide, le beau et le laid, le chic et le chiqué, le distingué et le vulgaire - et où s'exprime ou se trahit leur position dans les classements objectifs. L'analyse des relations entre les systèmes de classement (le goût) et les conditions d'existence (la classe sociale) qu'ils retraduisent sous une forme transfigurée dans des choix objectivement systématiques ("la classe") conduit ainsi à une critique sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociale du jugement qui est inséparablement un tableau des classes sociales et des styles de vie. On pourrait, à titre d'hygiène critique, commencer la lecture par le chapitre final, intitulé Eléments pour une critique "vulgaire" des critiques "pures", qui porte au jour les catégories sociales de perception et d'appréciation que Kant met en oeuvre dans son analyse du jugement de goût. Mais l'essentiel est dans la recherche qui, au prix d'un énorme travail d'enquête empirique et de critique théorique, conduit à une reformulation de toutes les interrogations traditionnelles sur le beau, l'art, le goût, la culture. L'art est un des lieux par excellence de la dénégation du monde social. La rupture, que suppose et accomplit le travail scientifique, avec tout ce que le discours a pour fonction ordinaire de célébrer, supposait que l'on ait recours, dans l'exposition des résultats, à un langage nouveau, juxtaposant la construction théorique et les faits qu'elle porte au jour, mêlant le graphique et la photographie, l'analyse conceptuelle et l'interview, le modèle et le document. Contre le discours ni vrai ni faux, ni véritable ni falsifiable, ni théorique ni empirique qui, comme Racine ne parlait pas de vaches mais de génisses, ne peut parler du Smig ou des maillots de corps de la classe ouvrière mais seulement du "mode de production" et du "prolétariat" ou des "rôles" et des "attitudes" de la "lower middle class", il ne suffit pas de démontrer ; il faut montrer, des objets et même des personnes, faire toucher du doigt - ce qui ne veut pas dire montrer du doigt, mettre à l'index - et tâcher ainsi de forcer le retour du refoulé en niant la dénégation sous toutes ses formes, dont la moindre n'est pas le radicalisme hyperbolique de certain discours révolutionnaire.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Découvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.
O'Donoghue Brendan ; McGlain Paula ; Rojinsky Math
Une excellente introduction à la philosophie pour tous ceux que cette discipline attire mais qui n'osent pas s'y plonger. Un ouvrage accessible, illustré et poétique qui initie en douceur aux grands questionnements et aux grandes doctrines philosophiques. Aventurez-vous dans l'étrange contrée qu'est la philosophie, en lisant d'étonnants contes et récits folkloriques et en découvrant les idées pionnières des grands penseurs. Laissez-vous guider vers la sagesse et laissez-nous changer la manière dont vous voyez autrui, le monde qui nous entoure ou encore la façon dont nous vivons sur Terre. A travers d'innombrables récits, contes et questionnements, Aventurez-vous en philosophie va développer votre curiosité, votre capacité à questionner le monde, votre aptitude à vous questionner et à penser par vous-même. Une invitation à la philosophie, dans l'esprit du Monde de Sophie.
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
Résumé : Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).