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Les Mouvements gaullistes. Partis, associations et réseaux (1958-1976)
Pozzi Jérôme
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753514690
Les événements du 13 mai 1958 en Algérie conduisent au retour au pouvoir du général de Gaulle et à l'avènement de la Ve République. Rassemblés au sein de l'Union pour la nouvelle République (UNR), mais aussi dans différentes formations satellites, les partisans du Général dominent la vie politique nationale. Leur réussite électorale s'appuie en partie sur un maillage du territoire réalisé en amont de l'année 1958 par les cadres locaux du RPF. La belle floraison du gaullisme partisan les années soixante a ainsi profité du bourgeonnement du gaullisme d'opposition à la IVe République. Pourtant, l'UNR, puis l'UDR n'ont pas rassemblé les différents affluents du fleuve gaulliste. En fait, c'est une multitude de mouvements, associations, comités, amicales et réseaux qui ont fait partie de la constellation gaulliste de 1958 à 1976, année de la création du RPR. Différentes sensibilités sont présentes dans celle famille politique, qu'il s'agisse des gaullistes de gauche de l'UDT derrière R Capitant et L Vallon, des inconditionnels de l'Association nationale rassemblés autour de P Lefranc ou des partisans de l'ordre qui rejoignent les CDR en mai 1968. La famille gaulliste est donc moins monolithique que ses contemporains ont pu le penser. En outre, sa direction nationale et son groupe parlementaire connaissent un profond rajeunissement au tournant des années soixante et soixante-dix, qui marque la relève de la génération des gaullistes de la Résistance et de la France libre par une génération pompidolienne, symbolisée par J Chirac. Le choc de l'élection présidentielle de 1974, provoqué par l'élimination au premier tour de J Chaban-Delmas, est le signe du malaise qui règne dans les rangs d'une UDR moribonde. J Chirac rassemble alors le petit monde des compagnons, grâce à l'aide de fidèles comme C Pasqua, et donne naissance au RPR, qui marque l'entrée dans l'arène électorale de quelques cadets passés par PUDR-Jeunes comme N Sarkozy.
Fille du docteur Samuel Pozzi, chirurgien, homme du monde et poète parnassien à ses heures, Catherine Pozzi, née en 1882, a grandi dans le giron du Tout-Paris aristocratique et bourgeois de la fin du siècle dernier. A vingt-cinq ans, elle épouse Édouard Bourdet, futur « auteur applaudi des Boulevards » ; très rapidement, le couple se déchire. Quelques années après la naissance, en 1909, de son fils Claude, elle devient tuberculeuse... Elle apprend alors, avec la méthode et le désordre de qui sait son temps compté, l'histoire de la philosophie et des religions, les mathématiques, les sciences : elle passera son baccalauréat à trente-sept ans pendant la guerre, divorcera et rencontrera, en 1920, celui qui fut sa plus belle chance et son plus dur échec, son « très haut Amour » et son « Enfer », Paul Valéry.
Les moyens qui sont mis en oeuvre pour transmettre des idées ou un programme politique donnent parfois l'impression que la forme l'emporte sur le contenu. La question des entourages qui conseillent les dirigeants, notamment dans les strates élevées de l'Etat et des appareils partisans, est donc centrale. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, les figures de l'attachée de presse, puis celles du conseiller en communication ou du spin doctor, sont apparues dans les entourages politiques et se sont rapidement imposées au point d'être devenues quasiment incontournables. Spécialistes dans l'art de fournir des éléments de langage à leur patron, ces conseillers semblent de plus en plus omniprésents dans les arcanes de la vie politique. Cet ouvrage propose un voyage inédit dans l'histoire des communicants et de la communication politique, à travers l'étude de quelques monographies, de moments particuliers de la vie politique ou en analysant la stratégie communicationnelle de partis politiques. Publié avec le soutien du CRULH, de l'université de Lorraine, du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle et de la métropole du Grand Nancy
Résumé : Derrière des discours d'une intelligence incontestable se cache parfois une pensée aux élans bien misogynes : ces extraits des oeuvres de grands philosophes permettront à chacun de rire - jaune - de la bêtise des plus grands esprits, et de mesurer le chemin parcouru - ou qui reste à parcourir.
Née en 1882, morte en 1934, Catherine Pozzi est l'auteur d'une ?uvre d'une extrême brièveté : quelques poèmes qui semblent autant de diamants soustraits au registre du temps. Au nom explicitement invoqué de Louise Labé, elle a su attacher son nom et offrir à la langue française quelques-uns de ses plus beaux, de ses plus sublimes chants d'amour.Ce recueil rassemble pour la première fois l'ensemble des textes de Catherine Pozzi à tonalité poétique, que ceux-ci aient forme de poèmes, de proses poétiques, voire de fragments de journal intime ou de lettres. Comme chez Paul Valéry, il y avait une «poésie perdue» dans les divers écrits de Catherine Pozzi. C'est à les retrouver et à les organiser que se sont attachés Claire Paulhan et Lawrence Joseph, afin d'offrir un livre imprévu qui ajoute de plus amples et de plus diverses résonances au timbre unique de l'auteur d'Ave.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni