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Cahiers d'histoire immédiate N° 47/2015 : Les oppositions à l'Europe communautaire
Pozzi Jérôme ; Reungoat Emmanuelle
PU MIDI
20,00 €
Épuisé
EAN :9782810703944
L?approche historique de la construction européenne, basée sur des documents d?archives, est encore relativement récente puisqu?elle est née à la fin des années 1970. Affranchie depuis longtemps d?un discours empreint d?idéalisme et de finalisme, cette discipline a connu, depuis une bonne décennie, un profond renouvellement qui lui a permis de dépasser l?opposition entre une perspective fédéraliste, qui s?intéressait surtout aux dynamiques communautaires, et une perspective intergouvernementaliste, qui mettait principalement l?accent sur le rôle des Etats-membres. Une nouvelle approche s?est ainsi développée, s?intéressant également aux différents milieux non-étatiques porteurs d?unité européenne (milieux économiques, politiques, intellectuels, religieux, etc.) ou aux opinions publiques, voire à la question d?un espace public européen. Après s?être longtemps focalisés sur la construction de l?Europe communautaire, les historiens cherchent donc aujourd?hui à envisager ce processus dans sa globalité, en tenant compte des résistances qu?il a fait naître, tout comme des projets concurrents qu?il a dû affronter ou qu?il a suscités. Il faut bien admettre également que les interrogations des historiens sont souvent fonction des questions du présent : de ce point de vue, la période difficile que traverse la construction européenne depuis les "non" français et néerlandais au projet de Traité constitutionnel (2005), puis le "non" plus récent des Irlandais au traité de Lisbonne (2008), ne pouvait qu?inciter les historiens à s?intéresser aux phénomènes de résistance à l?intégration européenne.
La vie et la carrière politique de Jean Charbonnel sont synonymes d'engagement et de fidélité. Gaulliste de progrès ou gaulliste social, son itinéraire incarne cette troisième voie qu'appelait de ses vux le général de Gaulle. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et de l'ENA, Jean Charbonnel rejoint les rangs du RPF en 1947. A partir de cette date, sa vie est celle d'un acteur engagé au sein de la famille gaulliste, dont il a porté haut les couleurs au fil de ses mandats de député de la Corrèze. Secrétaire d'Etat en charge de la Coopération sous le général de Gaulle (1966-1967) puis Ministre du Développement industriel et scientifique (1972-1974) sous Georges Pompidou, il a entretenu par la suite des relations conflictuelles avec Jacques Chirac. Homme politique, historien et écrivain, sa vie d'intellectuel engagé s'est faite sous la bannière d'un gaullisme de conviction et a toujours été marquée par la volonté de servir la France. Les historiens qui ont participé à cet ouvrage ont travaillé à partir des archives privées de l'ancien ministre. Conservées au Centre d'histoire de Sciences Po (CHSP), ces archives constituent des documents inédits sur l'histoire politique de la Ve République.
Un hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal Cet ouvrage collectif rend hommage au professeur d'histoire contemporaine Jean El Gammal qui a enseigné à l'Université de Lorraine de 1997 à 2022 avant d'accéder au statut de professeur émérite. Constitué de 22 contributions sur des sujets originaux, il mêle des approches politiques et culturelles de l'histoire de France et de la Lorraine. Sont ainsi abordés des approches biographiques de plusieurs personnalités (Maurice Barrès, Jules Méline, Ludovic Beauchet, Claude Huriet...), des moments clés de l'histoire de France et de la Lorraine (révolution de 1848, Empire libéral, années 1970...) et l'histoire d'instances ou d'organisations politiques (Union interparlementaire, génération sociale et libérale, Confédération générale du travail, Parti communiste français, Parti des Mosellans...). Jérôme Pozzi est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Lorraine et membre du Centre de recherche universitaire lorrain d'histoire (Crulh). Ses recherches portent principalement sur l'histoire politique de la France contemporaine, les droites parlementaires, le gaullisme, la communication politique et l'histoire du Grand Est.
Publiée pour la première fois en 1927, sans nom d'auteur, dans la NRF, Agnès est une nouvelle autobiographique. Comme l'a écrit Patrick Kéchichian dans Le Monde: "Ce" jeu de l'âme et du hasard "dans lequel l'héroïne" engage le vrai de l'être avec la hardiesse de l'amour "est écrit dans un style nerveux merveilleusement efficace. L'intuition psychologique éclaire la passion de connaissance et donne au texte tout à la fois sa pertinence et son impertinence."
L'amour des animaux est au coeur d'une société du changement qui donnerait une place de premier plan aux attachements, aux liens et aux connexions, à une empathie qui est la clé de tout changement sociétal. Des espèces compagnes à la relation des ani-maux pour des membres de leur propre espèce ou d'espèces différentes, l'expression "l'amour des animaux" est polysémique. Le but de ce volume est d'envisager l'amour des animaux, l'amour animal, l'amour pour les animaux dans sa multiplicité et sous un angle à la fois philosophique, environne-mental, scientifique, esthétique et littéraire ((littératures du monde), c'est-à-dire en ins-crivant ce thème dans la relation plus large de l'homme au monde".
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Cet ouvrage sur amour et sexualité est aussi une déclaration amoureuse à la psychanalyse et la psychologie clinique, ces disciplines qui courageusement accueillent, dans l'intimité de leurs séances, la complexe singularité du sujet pour permettre ce qu'Elisabeth Roudinesco nomme une "révolution de l'intime". Les auteurs rappellent les variations de l'amour et cherchent à les conjuguer à différents temps et modes : aimer, être aimé, s'aimer, sans oublier ses modalités d'expression sous transfert. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.