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Les Magdaléniens. Art, civilisations, modes de vie, environnements
Pozzi Enrico ; Depracter Danielle ; La Torre Sandr
MILLON
31,45 €
Épuisé
EAN :9782841371440
Les populations magdaléniennes vécurent dans un milieu naturel profondément différent du nôtre. Les hommes se nourrissaient d'animaux et de végétaux vivant et se multipliant à l'état sauvage. Leur habilité manuelle et technique était grande, leur sensibilité artistique profonde et les liens qu'ils entretenaient avec la nature étaient très étroits et familiers. L'ouvrage d'Enrico Pozzi, qui contient une abondante iconographie, nous présente un exposé clair et détaillé des multiples aspects du monde magdalénien. Il illustre la morphologie du territoire, les fluctuations climatiques, la situation écologique, la faune et la flore de ce lointain passé. Il nous fait connaître les caractéristiques anatomiques des individus d'alors et les étapes complexes du développement humain. Il nous fait découvrir la vie quotidienne : la chasse, la pêche, la taille du silex, la fabrication et l'utilisation des armes et des outils, l'importance de la parure, la structuration des habitats, l'importance de l'éclairage et les caractéristiques de la lumière. Une place de choix est réservée à l'art qui, durant le Magdalénien, a connu un développement exceptionnel et produit des ?uvres souvent réalisées avec une grande maîtrise qui pose les questions de sa signification et de sa motivation. Enrico Pozzi nous emmène au c?ur de cet univers passionnant qui est celui de nos ancêtres d'il y a plus de 10 000 ans.
Publiée pour la première fois en 1927, sans nom d'auteur, dans la NRF, Agnès est une nouvelle autobiographique. Comme l'a écrit Patrick Kéchichian dans Le Monde: "Ce" jeu de l'âme et du hasard "dans lequel l'héroïne" engage le vrai de l'être avec la hardiesse de l'amour "est écrit dans un style nerveux merveilleusement efficace. L'intuition psychologique éclaire la passion de connaissance et donne au texte tout à la fois sa pertinence et son impertinence."
Fille du docteur Samuel Pozzi, chirurgien, homme du monde et poète parnassien à ses heures, Catherine Pozzi, née en 1882, a grandi dans le giron du Tout-Paris aristocratique et bourgeois de la fin du siècle dernier. A vingt-cinq ans, elle épouse Édouard Bourdet, futur « auteur applaudi des Boulevards » ; très rapidement, le couple se déchire. Quelques années après la naissance, en 1909, de son fils Claude, elle devient tuberculeuse... Elle apprend alors, avec la méthode et le désordre de qui sait son temps compté, l'histoire de la philosophie et des religions, les mathématiques, les sciences : elle passera son baccalauréat à trente-sept ans pendant la guerre, divorcera et rencontrera, en 1920, celui qui fut sa plus belle chance et son plus dur échec, son « très haut Amour » et son « Enfer », Paul Valéry.
Les événements du 13 mai 1958 en Algérie conduisent au retour au pouvoir du général de Gaulle et à l'avènement de la Ve République. Rassemblés au sein de l'Union pour la nouvelle République (UNR), mais aussi dans différentes formations satellites, les partisans du Général dominent la vie politique nationale. Leur réussite électorale s'appuie en partie sur un maillage du territoire réalisé en amont de l'année 1958 par les cadres locaux du RPF. La belle floraison du gaullisme partisan les années soixante a ainsi profité du bourgeonnement du gaullisme d'opposition à la IVe République. Pourtant, l'UNR, puis l'UDR n'ont pas rassemblé les différents affluents du fleuve gaulliste. En fait, c'est une multitude de mouvements, associations, comités, amicales et réseaux qui ont fait partie de la constellation gaulliste de 1958 à 1976, année de la création du RPR. Différentes sensibilités sont présentes dans celle famille politique, qu'il s'agisse des gaullistes de gauche de l'UDT derrière R Capitant et L Vallon, des inconditionnels de l'Association nationale rassemblés autour de P Lefranc ou des partisans de l'ordre qui rejoignent les CDR en mai 1968. La famille gaulliste est donc moins monolithique que ses contemporains ont pu le penser. En outre, sa direction nationale et son groupe parlementaire connaissent un profond rajeunissement au tournant des années soixante et soixante-dix, qui marque la relève de la génération des gaullistes de la Résistance et de la France libre par une génération pompidolienne, symbolisée par J Chirac. Le choc de l'élection présidentielle de 1974, provoqué par l'élimination au premier tour de J Chaban-Delmas, est le signe du malaise qui règne dans les rangs d'une UDR moribonde. J Chirac rassemble alors le petit monde des compagnons, grâce à l'aide de fidèles comme C Pasqua, et donne naissance au RPR, qui marque l'entrée dans l'arène électorale de quelques cadets passés par PUDR-Jeunes comme N Sarkozy.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.