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Pouvoir ouvrier à Porto Marghera. Du comité d'usine à l'assemblée régionale (Vénétie, 1960-80), avec
Sacchetto Devi ; Sbrogio Gianni
NUITS ROUGES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782782913471
Voici la chronique d'une figure de l'autonomie ouvrière italienne : le comité de la Montedison de Porto Marghera (près de Venise), monté avec l'aide du groupe Potere Operaio, qui se transformera en Assemblée ouvrière à partir de novembre 1972 et étendra son influence à une partie de la Vénétie. Des revendications identiques à celles des autres comités ouvriers de l'époque apparaissent ici (augmentations uniformes et compression vers le haut de l'échelle des salaires, réduction des cadences), portées par les mêmes méthodes de lutte (assemblées d'atelier puis d'usine, cortèges internes, refus de la délégation) et prolongées par des interventions extérieures sur les questions de logement, de transport et, déjà, des nuisances chimiques dont pâtit, outre les employés de la grande usine chimique, toute la région. Ecrite par l'un de ses acteurs même, la "mémoire ouvrière" n'est ici ni une élégie funèbre ni un ressassement nostalgique mais un encouragement à combattre aujourd'hui, et à vaincre. L'ouvrage est accompagné d'un documentaire en DVD qui donne la parole aux anciens militants, tant du groupe Potere Operaio que des ouvriers de l'usine elle-même.
Le guide de survie indispensable pour tous les lycéens, de la 2de à la Tle, par Ange Sacchetti, le lycéen qui aide déjà plus de 750 000 jeunes sur ses réseaux podcastteens ! Ange Sacchetti - @podcastteens -, lycéen et studygrammeur, donne tous ses tips pour assurer pendant les 3 années du lycée. Comme un grand frère, Ange Sacchetti guide et rassure dans cette aventure du lycée ! L'ouvrage propose : - Un kit de secours avec tous les tips indispensables pour travailler en autonomie et sans stress - Une partie par niveau, 2de, 1re, Tle - 8 fiches détachables et personnalisables pour mettre en pratique toutes les astuces de l'auteur - Des vidéos et audios qui enrichissent le texte - Des illustrations pleines d'humour qui accompagnent les parties de stotytelling
L'ardeur mise par les robespierristes à faire tomber les têtes leur a longtemps valu dans la gauche française une réputation de révolutionnaires hardis, incorruptibles. Dans son style chaleureux, Daniel Guérin montre toutefois qu'ils ne furent pas moins acharnés que leurs rivaux girondins et dantonistes à écraser les mouvements du prolétariat naissant des villes, "les bras nus", et dont des hommes et des femmes comme Théophile Leclerc, Claire Lacombe, Jean Varlet et Jacques Roux ("les enragés") furent les représentants les plus désintéressés. Il souligne aussi que les victimes plébéiennes de la Terreur - qui ne prit pas fin avec la chute de Robespierre - furent sans doute aussi nombreuses que ses victimes bourgeoises et aristocratiques.
Résumé : Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.
Doyle Arthur Conan ; Challaye Félicien ; Lamoureux
Contrairement à ce que son titre peut laisser croire, ce texte n'est pas une aventure inédite de Sherlock Holmes, mais un pamphlet de son créateur qui voulut enquêter lui-même sur les massacres et atrocités perpétrés entre 1885 et 1908 dans " l'Etat indépendant du Congo ", propriété personnelle du roi des Belges, Léopold II. La rapacité du roi et des compagnies concessionnaires entraîna l'asservissement des paysans congolais, mobilisés pour " faire du caoutchouc ". Plusieurs millions d'entre eux y laisseront la vie, assassinés, affamés ou rendus malades. L'opinion mondiale retint surtout ces clichés d'enfants aux mains coupées, celles que les tirailleurs de la Force publique ramenaient aux officiers blancs pour prouver qu'ils n'avaient pas gaspillé leurs cartouches...Tout comme à cette époque Félicien Challaye, secrétaire de Brazza lors de son inspection menée sur la rive " française " du Congo en 1905, Doyle se réclame d'un colonialisme soucieux de l' " amélioration de la condition des races indigènes ", et peut-être plus encore de la " liberté du commerce ". C'est-à-dire, dans sa conception, celui que pratiquaient les Anglais - oubliant la quasi-extermination des premiers Australiens - et, dans une moindre mesure, les Français, bien qu'ils eussent adopté l'essentiel du système léopoldien dans leur colonie congolaise, où le pillage des ressources caoutchouteuses, quoique moins abondantes, était aussi intense. C'est ce qui ressort du texte implacable de Challaye, publié par Charles Péguy en 1906 dans ses Cahiers de la quinzaine, malgré la modération de son expression.
Entre 1901 et 1912, L'Assiette au beurre s'est attaquée hardiment, par ses dessins et ses lithographies, à l'ensemble du personnel politique et aux m?urs hypocrites de la soi-disant "Belle Epoque". Alliant le talent de la composition graphique à la férocité satirique, le tout sur fond de gouaille parigote, cette revue est restée la référence majeure en matière de dessin de presse et de caricature. Les peintres qui ont assuré sa prospérité avaient pour certains d'entre eux atteint la célébrité (Steinlen, Vallotton, Forain...), tandis que d'autres allaient l'obtenir dans des genres différents (Poulbot, Van Dongen, Gris...). Mais ce sont surtout les artistes anarchistes Grandjouan, Delannoy et le stupéfiant Jossot qui ont donné véritablement son ton à l'hebdomadaire. Qu'on en juge. Voici 288 dessins présentés en chronologie qui donneront un aperçu de sa production, ainsi que de son évolution au fil du temps.