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Pour en finir avec la croisade. Mythes et réalités de la lutte contre les Turcs au XVIe et XVIIe siè
Poumarède Géraud
PUF
38,54 €
Épuisé
EAN :9782130543824
Les XVIe et XVIIe siècles furent-ils marqués par un choc des civilisations entre l'Occident chrétien et l'Orient musulman ? Pour tenter de répondre à cette question, dont les enjeux rejoignent des préoccupations très actuelles, Géraud Poumarède a rassemblé et analysé une vaste documentation, puisée dans de nombreux fonds d'archives, au Vatican, à Venise ou encore à Paris. Cette minutieuse enquête lui permet aujourd'hui de proposer une réflexion originale et novatrice, souvent iconoclaste, sur les conflits qui opposent les Européens aux Turcs durant la période moderne. Certes, les assauts répétés des troupes ottomanes suscitent l'affirmation d'une culture de la confrontation dans le monde chrétien. L'ennemi y est perçu comme un infidèle, un barbare et plus tard un despote. Prophéties et plans de conquête se multiplient pour annoncer sa défaite imminente. L'affrontement paraît total et prend les allures d'une véritable croisade... Il faut pourtant relativiser la portée de ces slogans et de ces idées. Non seulement ils finissent par s'apparenter à une simple rhétorique, mais leur influence sur les relations internationales et les pratiques de la guerre demeure étroitement limitée. Ainsi, la lutte contre les Turcs perd progressivement sa spécificité. Les appels à la mobilisation lancés par la papauté ne recueillent qu'un faible écho chez les souverains du temps. Sur le terrain, les hommes du combat contre l'infidèle sont pour la plupart des traîneurs de sabre et non des guerriers de Dieu. Cette banalisation favorise une redéfinition des rapports entre les puissances occidentales et l'Empire ottoman qui n'exclut plus totalement l'établissement de liens pacifiques avec ce dernier, voire la conclusion d'alliances plus étroites avec lui.
Le Bouëdec Gérard ; Ulbert Jörg ; Poumarède Géraud
Résumé : Comme la diplomatie européenne moderne, l'institution consulaire est née au Moyen-Âge en Italie. Après s'être développés dans un premier temps dans le bassin méditerranéen, les réseaux consulaires s'étendent dès le XVIIe siècle sur les littoraux de l'Atlantique et de la Baltique pour finalement conquérir, au cours du XVIIIe siècle, toutes les mers du monde. Parallèlement augmente également le nombre des pays qui entretiennent des services consulaires. À l'orée du XIXe siècle, la quasi-totalité des états territoriaux européens, même ceux qui n'ont pas d'accès à la mer, disposent de tels services. Le rôle du consul porte d'abord sur la défense des intérêts commerciaux du pays mandataire. Mais, il administre aussi la communauté de ses compatriotes en s'appuyant sur ses prérogatives judiciaires, notariales et policières. Le volume qui a été dirigé par Jörg Ulbert et Gérard Le Bouëdec rassemble les 14 communications d'un colloque qui s'est tenu en décembre 2003 à l'université de Bretagne-Sud (Lorient). Les contributions abordent les différentes facettes des services consulaires français, et décrivent l'évolution de l'institution dans d'autres pays.
Résumé : La conjonction d'une réforme de la carte judiciaire avec l'inauguration du nouveau palais de justice de Toulouse a conduit les Journées régionales de l'AFHJ, organisées à la cour d'appel de Toulouse les 5 et 6 décembre 2008, à confronter deux thèmes d'étude : les territoires et les architectures judiciaires. La première partie de l'ouvrage qui réunit les actes de ces Journées, est consacrée à l'histoire, dans la longue durée, des origines et de l'évolution des ressorts judiciaires. Comment s'est opéré au tournant de l'an Mil l'ancrage territorial des pouvoirs judiciaires des seigneurs féodaux ? Quelle fut l'évolution de ces premiers ressorts sous l'emprise croissante des souverainetés princières puis royales ? Quels efforts de rationalisation ont été tentés par la monarchie d'Ancien Régime ? Comment a été dessinée à l'époque révolutionnaire la carte judiciaire de la France moderne et quels débats a-t-elle suscités tout au long du XIXe et du XXe siècle ? Autant de questions qui sont abordées par une dizaine de contributions, accompagnées d'une cartographie originale, avec une attention particulière portée aux juridictions méridionales et à Toulouse, véritable capitale judiciaire. Aujourd'hui, les changements démographiques, sociologiques, juridiques ainsi que les nouvelles technologies de communication qui transforment et même annihilent les territoires judiciaires, bousculent aussi les moyens affectés à l'oeuvre de justice. Qu'en est-il des lieux où elle est traditionnellement rendue ? La monumentalité et la mise à distance qui inspiraient l'architecture des palais de justice républicains du XIXe siècle sont-elles encore compatibles avec la diversification et l'accroissement considérable des missions, sont-elles adaptées aux besoins de proximité et de transparence ? Dans la deuxième partie de l'ouvrage, des sociologues, des historiens de l'architecture et des praticiens analysent, illustrations à l'appui, les stratégies d'équipement lancées en France depuis 1958 ; ils dévoilent les enjeux très politiques des choix architecturaux et proposent des pistes de réflexion dont une perspective comparative avec les Etats-Unis.
Depuis le 11 septembre 2001, un fossé s'est creusé entre les opinions européennes et l'islam. Une peur diffuse s'est emparée des esprits. On s'interroge gravement sur la compatibilité entre l'islam et les principes de liberté, de démocratie, de pluralisme. Certains n'hésitent pas à parler de " guerre de civilisations ". C'est contre cette vision que s'inscrit la réflexion de la Commission Islam & Laïcité, en partant de l'état de l'opinion et des principaux points d'incompréhension. Notre objectif est de faciliter un dialogue multiforme entre musulmans et non-musulmans, entre Orient et Occident. En étudiant l'état de l'opinion publique dans différents pays européens, en nous interrogeant sur la perception de l'islam et des musulmans, nous tenterons de mesurer les principaux points d'incompréhension et de peur et ce qui a changé au cours des dernières décennies avec l'installation en Europe de millions de citoyens d'origine musulmane.
4e de couverture : Le vieux bonhomme en blouse qui préparait sur un coin de pelouse son chevalet et ses pinceaux : ainsi s'est forgée la légende de Corot, pratiquant jusqu'à la fin de sa vie l'étude en plein air. C'est vrai, il l'a dit lui-même à ses débuts, Corot n'a qu'un but, c'est de faire des paysages. Mais, passé le travail d'après nature, en Italie, à Fontainebleau, à Ville-d'Avray, en Normandie, vient l'étape du ressouvenir, dans l'atelier. Et c'est là que Corot, donnant une large place à la figure humaine, devient le grand peintre de paysages historiques du XIX? siècle. Là encore, par la recomposition imaginaire de la nature, il crée un univers poétique dont le Souvenir de Mortefontaine est l'image emblématique.Vincent Pomarède et Gérard de Wallens se font ici mémorialistes de Corot.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein