Depuis le 11 septembre 2001, un fossé s'est creusé entre les opinions européennes et l'islam. Une peur diffuse s'est emparée des esprits. On s'interroge gravement sur la compatibilité entre l'islam et les principes de liberté, de démocratie, de pluralisme. Certains n'hésitent pas à parler de " guerre de civilisations ". C'est contre cette vision que s'inscrit la réflexion de la Commission Islam & Laïcité, en partant de l'état de l'opinion et des principaux points d'incompréhension. Notre objectif est de faciliter un dialogue multiforme entre musulmans et non-musulmans, entre Orient et Occident. En étudiant l'état de l'opinion publique dans différents pays européens, en nous interrogeant sur la perception de l'islam et des musulmans, nous tenterons de mesurer les principaux points d'incompréhension et de peur et ce qui a changé au cours des dernières décennies avec l'installation en Europe de millions de citoyens d'origine musulmane.
Résumé : La conjonction d'une réforme de la carte judiciaire avec l'inauguration du nouveau palais de justice de Toulouse a conduit les Journées régionales de l'AFHJ, organisées à la cour d'appel de Toulouse les 5 et 6 décembre 2008, à confronter deux thèmes d'étude : les territoires et les architectures judiciaires. La première partie de l'ouvrage qui réunit les actes de ces Journées, est consacrée à l'histoire, dans la longue durée, des origines et de l'évolution des ressorts judiciaires. Comment s'est opéré au tournant de l'an Mil l'ancrage territorial des pouvoirs judiciaires des seigneurs féodaux ? Quelle fut l'évolution de ces premiers ressorts sous l'emprise croissante des souverainetés princières puis royales ? Quels efforts de rationalisation ont été tentés par la monarchie d'Ancien Régime ? Comment a été dessinée à l'époque révolutionnaire la carte judiciaire de la France moderne et quels débats a-t-elle suscités tout au long du XIXe et du XXe siècle ? Autant de questions qui sont abordées par une dizaine de contributions, accompagnées d'une cartographie originale, avec une attention particulière portée aux juridictions méridionales et à Toulouse, véritable capitale judiciaire. Aujourd'hui, les changements démographiques, sociologiques, juridiques ainsi que les nouvelles technologies de communication qui transforment et même annihilent les territoires judiciaires, bousculent aussi les moyens affectés à l'oeuvre de justice. Qu'en est-il des lieux où elle est traditionnellement rendue ? La monumentalité et la mise à distance qui inspiraient l'architecture des palais de justice républicains du XIXe siècle sont-elles encore compatibles avec la diversification et l'accroissement considérable des missions, sont-elles adaptées aux besoins de proximité et de transparence ? Dans la deuxième partie de l'ouvrage, des sociologues, des historiens de l'architecture et des praticiens analysent, illustrations à l'appui, les stratégies d'équipement lancées en France depuis 1958 ; ils dévoilent les enjeux très politiques des choix architecturaux et proposent des pistes de réflexion dont une perspective comparative avec les Etats-Unis.
Résumé : Le vieux bonhomme en blouse qui préparait sur un coin de pelouse son chevalet et ses pinceaux : ainsi s'est forgée la légende de Corot, pratiquant jusqu'à la fin de sa vie l'étude en plein air. C'est vrai, il l'a dit lui-même à ses débuts, Corot n'a qu'un but, c'est de faire des paysages. Mais, passé le travail d'après nature, en Italie, à Fontainebleau, à Ville-d'Avray, en Normandie, vient l'étape du ressouvenir, dans l'atelier. Et c'est là que Corot, donnant une large place à la figure humaine, devient le grand peintre de paysages historiques du XIXe siècle. Là encore, par la recomposition imaginaire de la nature, il crée un univers poétique dont le Souvenir de Mortefontaine est l'image emblématique. Vincent Pomarède et Gérard de Wallens se font ici mémorialistes de Corot.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Pour le sens commun, la coutume est une habitude immémoriale, d'origine populaire, qui durant des siècles a organisé de manière stable les anciennes sociétés rurales. A la lumière d'études récentes, historiens, anthropologues et juristes montrent que la coutume procède d'une construction savante qui n'est pas figée. On doit donc renoncer à la réduire à des définitions simples dans la mesure où elle émane d'une histoire sociale complexe que le présent volume se propose d'explorer.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.