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L'Etat et l'enseignement privé. L'application de la loi Debré (1959)
Poucet Bruno ; Lazzarotti Olivier
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753514294
Il y a cinquante ans était votée, dans des circonstances difficiles, la loi dite "Debré" qui régit encore les rapports entre les établissements d'enseignement privés et l'Etat. Un bilan de l'application de cette loi fondatrice à tous égards s'imposait, réalisé par des chercheurs en sciences de l'éducation, droit, histoire et sociologie, mais également grâce à des témoins et des acteurs ayant eu ou ayant des responsabilités au plus haut niveau dans le déroulement des événements. Quatre moments ordonnent le contenu de cet ouvrage: un bilan historique confronté à la mémoire de grands témoins des événements depuis le vote de la loi Debré jusqu'à l'échec de sa transformation par la loi Savary; un bilan centré sur la question très sensible du statut des maîtres contractuels: caractère propre, rapport aux congrégations, gestion et formation initiale et continue des enseignants; un bilan sur l'espace occupé par les établissements privés sur le territoire français: sociologie des élèves, choix des parents, rapports aux questions économiques et développement d'un secteur marchand aux frontières de l'école sous le regard croisé des acteurs que sont les parents d'élèves; et un bilan enfin sur l'identité même des établissements privés: établissements juifs, musulmans, nouvelles écoles catholiques, rapport au marché et au service public. Cinquante ans après la loi Debré où en sommes-nous? Cet ouvrage tente d'y répondre et de dresser un bilan aussi nuancé et rigoureux que possible de l'application d'une loi qui a fait débat et continue à le faire parce qu'elle se prête à de multiples interprétations. La loi Debré participe-t-elle de cette "composition française" dont parle Mona Ozouf ou au contraire a-t-elle dressé une barrière entre des cultures éducatives différentes? Rapprochement et séparation constituent bien le paradoxe actuel des établissements privés par rapport aux établissements publics. Cet ouvrage est la publication des actes du colloque qui s'est tenu les 10 et 11 décembre 2009 au CRDP de l'Académie d'Amiens. Guy Avanzini, Martine Cohen, Sylvie Da Costa, Tony Froissart, Dominique Glasman, Jacqueline Lalouette, Gabriel Langouët, Olivier Lazzarotti, Claude Lelièvre, Luc Perrin, Bruno Poucet, Antoine Prost, André Robert, Bernard Toulemonde, Yves Verneuil et Agnès van Zanten ont essayé de comprendre comment la loi Debré, sous toutes ces facettes, a été appliquée. Ils ont été aidés par les contributions de témoins et d'acteurs du système éducatif concernés par ce dossier.
Résumé : A l'heure de la mondialisation et de l'un de ses corollaires, le relativisme des cultures, des savoirs et des pratiques sociales, la mission de socialisation, attribuée à l'éducation publique depuis au moins Emile Durkheim, est toujours perçue comme nécessaire à la cohésion de la société, mais elle semble changer de sens. La tradition émancipatrice de l'école républicaine française entre en tensions avec la montée des identités liées aux territoires, entendus comme lieux de résidence ou lieux de provenance. Ces identités territoriales peuvent être associées à des catégories de natures diverses, linguistiques, religieuses ou ethniques, professionnelles ou sociales. Leur affirmation peut aller jusqu'à la revendication de droits à des modalités spécifiques d'éducation pour des ensembles de populations. Afin de rendre plus intelligibles ces questions aujourd'hui socialement vives, les contributeurs de ce dossier étudient les déplacements, récurrences et obstacles qu'ont connues les identités territoriales dans l'enseignement scolaire en France. Le dossier comprend des études diachroniques dans le cours du XXe siècle, des focalisations régionales et des mises en perspectives internationales, notamment dans le cadre de la construction européenne.
Il n'existait pas encore d'ouvrage qui retrace l'histoire de l'enseignement privé sous contrat en France. Cinquante ans après la loi Debré, il est possible de dessiner la genèse et les métamorphoses d'une loi qui a réorganisé les rapports de l'État et des établissements privés. L'histoire de l'enseignement privé sous contrat, c'est aussi l'histoire des structures qui ont été modifiées, des personnels dont les statuts ont été transformés, des parents dont les exigences ont évolué, des élèves dont les besoins ont changé. C'est l'histoire d'une "institution", essentiellement catholique, bousculée par le Concile Vatican II, et qui s'interroge sur sa signification et son rapport à la foi, à la laïcité. C'est l'histoire des rapports tumultueux entre une institution et le service public d'enseignement: selon les périodes, elle s'en rapproche ou s'en éloigne, contribue à son essor ou le concurrence. C'est l'histoire, enfin, d'une institution qui apporte sa contribution au renouvellement des pratiques éducatives en puisant, parfois, dans des traditions centenaires. On l'aura compris, au-delà de l'histoire des débats politiques, l'histoire de l'enseignement privé est - révélatrice des évolutions de la société en matière éducative, religieuse et plus largement, culturelle.
Votée à l'automne 1968, la loi d'orientation de l'enseignement supérieure est souvent présentée comme une conséquence des événements de mai 1968. La paternité exclusive du texte est volontiers attribuée à Edgar Faure. Cet ouvrage entend d'abord remettre cette réforme de l'Université en perspective, en insistant sur les réflexions entamées dès avant 1968 quant à la démocratisation des études supérieures. Toute disposition législative ou réglementaire est le résultat d'un rapport de forces entre différents acteurs : c'est cette approche qui a été retenue pour étudier la préparation de la loi et son application. L'ouvrage permet aussi d'insister sur la longévité d'un texte qui a, bon an mal an, régi l'Université française jusqu'à la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007, en passant par la réforme Savary de 1984. L'ouvrage traite d'un sujet important et rend un compte scrupuleux, précis et détaillé des conditions entourant la naissance des universités actuelles. Sans prétendre à une analyse globale et définitive d'un processus complexe, il montre bien les contradictions qui ont entouré la conception et la mise en place d'une réforme qui a dû être improvisée dans la hâte et sous la pression pour répondre à une crise qui a surpris tout le monde.
La question scolaire a été plus d'une fois à la une de l'actualité les années passées. Des ouvrages en ont rendu compte. Peu, en revanche, se sont intéressés au rôle joué par le syndicalisme de l'enseignement privé. Tel est précisément l'objet du présent ouvrage. Il comporte deux parties : en premier lieu, les Actes d'un colloque organisé par la Fédération de la Formation et de l'Enseignement Privés (FEP-CFDT) à l'occasion de son soixantenaire. L'évolution des systèmes de formation initiale et continue et du syndicalisme a été au cœur des débats, de même que le lien entre syndicalisme professionnel et syndicalisme confédéré. Originalité, particularité et identité de ce type de syndicalisme ont été au centre de la réflexion : on retrouve ainsi les grands moments de l'histoire de l'enseignement et de la formation et du syndicalisme de ces soixante dernières années. En second lieu, il est proposé au lecteur de découvrir le témoignage de trente anciens militants de la FEP-CFTC, puis CFDT. On suit ainsi leur itinéraire scolaire et professionnel, puis leur parcours militant. On apprend ainsi beaucoup sur l'existence concrète de ses enseignants, formateurs, personnels d'administration, d'entretien ou de surveillance ; on découvre ainsi ce qu'est concrètement l'engagement militant, à un moment de l'histoire, en France.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.