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La loi Edgar Faure. Réformer l'université après 1968
Poucet Bruno ; Valence David ; Godfrain Jacques
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753548725
Votée à l'automne 1968, la loi d'orientation de l'enseignement supérieure est souvent présentée comme une conséquence des événements de mai 1968. La paternité exclusive du texte est volontiers attribuée à Edgar Faure. Cet ouvrage entend d'abord remettre cette réforme de l'Université en perspective, en insistant sur les réflexions entamées dès avant 1968 quant à la démocratisation des études supérieures. Toute disposition législative ou réglementaire est le résultat d'un rapport de forces entre différents acteurs : c'est cette approche qui a été retenue pour étudier la préparation de la loi et son application. L'ouvrage permet aussi d'insister sur la longévité d'un texte qui a, bon an mal an, régi l'Université française jusqu'à la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007, en passant par la réforme Savary de 1984. L'ouvrage traite d'un sujet important et rend un compte scrupuleux, précis et détaillé des conditions entourant la naissance des universités actuelles. Sans prétendre à une analyse globale et définitive d'un processus complexe, il montre bien les contradictions qui ont entouré la conception et la mise en place d'une réforme qui a dû être improvisée dans la hâte et sous la pression pour répondre à une crise qui a surpris tout le monde.
Résumé : A l'heure de la mondialisation et de l'un de ses corollaires, le relativisme des cultures, des savoirs et des pratiques sociales, la mission de socialisation, attribuée à l'éducation publique depuis au moins Emile Durkheim, est toujours perçue comme nécessaire à la cohésion de la société, mais elle semble changer de sens. La tradition émancipatrice de l'école républicaine française entre en tensions avec la montée des identités liées aux territoires, entendus comme lieux de résidence ou lieux de provenance. Ces identités territoriales peuvent être associées à des catégories de natures diverses, linguistiques, religieuses ou ethniques, professionnelles ou sociales. Leur affirmation peut aller jusqu'à la revendication de droits à des modalités spécifiques d'éducation pour des ensembles de populations. Afin de rendre plus intelligibles ces questions aujourd'hui socialement vives, les contributeurs de ce dossier étudient les déplacements, récurrences et obstacles qu'ont connues les identités territoriales dans l'enseignement scolaire en France. Le dossier comprend des études diachroniques dans le cours du XXe siècle, des focalisations régionales et des mises en perspectives internationales, notamment dans le cadre de la construction européenne.
La question scolaire a été plus d'une fois à la une de l'actualité les années passées. Des ouvrages en ont rendu compte. Peu, en revanche, se sont intéressés au rôle joué par le syndicalisme de l'enseignement privé. Tel est précisément l'objet du présent ouvrage. Il comporte deux parties : en premier lieu, les Actes d'un colloque organisé par la Fédération de la Formation et de l'Enseignement Privés (FEP-CFDT) à l'occasion de son soixantenaire. L'évolution des systèmes de formation initiale et continue et du syndicalisme a été au cœur des débats, de même que le lien entre syndicalisme professionnel et syndicalisme confédéré. Originalité, particularité et identité de ce type de syndicalisme ont été au centre de la réflexion : on retrouve ainsi les grands moments de l'histoire de l'enseignement et de la formation et du syndicalisme de ces soixante dernières années. En second lieu, il est proposé au lecteur de découvrir le témoignage de trente anciens militants de la FEP-CFTC, puis CFDT. On suit ainsi leur itinéraire scolaire et professionnel, puis leur parcours militant. On apprend ainsi beaucoup sur l'existence concrète de ses enseignants, formateurs, personnels d'administration, d'entretien ou de surveillance ; on découvre ainsi ce qu'est concrètement l'engagement militant, à un moment de l'histoire, en France.
Il n'existait pas encore d'ouvrage qui retrace l'histoire de l'enseignement privé sous contrat en France. Cinquante ans après la loi Debré, il est possible de dessiner la genèse et les métamorphoses d'une loi qui a réorganisé les rapports de l'État et des établissements privés. L'histoire de l'enseignement privé sous contrat, c'est aussi l'histoire des structures qui ont été modifiées, des personnels dont les statuts ont été transformés, des parents dont les exigences ont évolué, des élèves dont les besoins ont changé. C'est l'histoire d'une "institution", essentiellement catholique, bousculée par le Concile Vatican II, et qui s'interroge sur sa signification et son rapport à la foi, à la laïcité. C'est l'histoire des rapports tumultueux entre une institution et le service public d'enseignement: selon les périodes, elle s'en rapproche ou s'en éloigne, contribue à son essor ou le concurrence. C'est l'histoire, enfin, d'une institution qui apporte sa contribution au renouvellement des pratiques éducatives en puisant, parfois, dans des traditions centenaires. On l'aura compris, au-delà de l'histoire des débats politiques, l'histoire de l'enseignement privé est - révélatrice des évolutions de la société en matière éducative, religieuse et plus largement, culturelle.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.