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Le mal et le bien. Renoncer au clivage
Portnoy Lanzenberg Sylvie
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782747526999
Sans doute vaut-il mieux aborder cet ouvrage comme une longue promenade clans le monde de la pensée contemporaine... Avec un même éclairage porté sur le mal, l'auteur nous emmène sur les sentiers de la psychologie de D. Winnicott. en passant par une approche originale du christianisme, du bouddhisme, du judaïsme, de l'éducation, de la politique, de l'art, du langage, etc. L'homme sait aujourd'hui l'enfer qu'il peut nourrir en son cœur. Trop souvent, il préfère servir sa toute puissance par divers types d'emprise plutôt que de sauvegarder la justice et la liberté. Invariablement, les instances primaires le tirent en arrière, son omnipotence imaginaire voulant faire sa loi. Comment éveiller l'individu à reconnaître le mal qui viole l'espoir et comment apprendre ensemble à faire contrepoids à notre volonté de puissance potentiellement destructrice ?
Albert Camus est très présent dans cet ouvrage dont le titre reprend une de ses idées majeures que l'auteur partage au plus haut point : vivre consiste pour l'essentiel à "faire son métier d'homme". Cette citation est sienne : "Il n'est pas possible de réaliser le bonheur et la satisfaction universelle, mais il est possible de diminuer la douleur des hommes... Là aussi, il suffit de savoir d'abord ce que nous voulons. Et ce que nous voulons justement, c'est ne plus jamais donner raison à la force, ne plus jamais nous incliner devant la puissance des armes ou de l'argent. Bien entendu, c'est le genre d'affirmation qui fait rire les réalistes. Parce que les réalistes savent, eux, que c'est une tâche qui n'a pas de fin, et que, par conséquent, ils ne voient pas de bonnes raisons de la continuer. Ils ne veulent entreprendre que des tâches qui réussissent. Et c'est ainsi qu'ils n'en entreprennent aucune qui soit vraiment importante ou vraiment humaine, c'est ainsi que même sans le vouloir, ils consacrent le monde du meurtre, c'est ainsi qu'ils ne s'aperçoivent pas que même si c'est une tâche sans fin, nous sommes là pour la continuer." Faire son métier d'humain, c'est s'engager dans une longue marche vers la liberté, la dignité et le respect. C'est un travail sisyphien jamais achevé, toujours à recommencer, notre nature double nous confrontant sans cesse au mal d'égoïsme que nos parties évoluées doivent veiller à déjouer pour que la solidarité soit la valeur qui nous guide. Cette pierre poussée par Sisyphe, qui invariablement retombe et qu'il faut toujours relever sans se lasser, c'est d'abord une partie de soi-même. Faire notre métier d'humain, c'est continuer cette tâche sans fin...
L'homme est tenté de s'arrêter à la loi de la jungle qui le pose en roi. Ce faisant il risque de tout anéantir, sa puissance étant devenue démesurée. Pour que se perpétue la vie, la créativité importe plus que la force. Si l'intelligence fait vraiment notre grandeur, nous distinguant des autres vivants, nous avons maintenant à nous donner un défi et à le soutenir : dominer notre pulsion de domination. Ce jeu avec soi-même ne se peut qu'à une condition : accepter de perdre de nos illusions toutes-puissantes pour trouver les voies du respect et de la pitié qui nous ramènent à notre vulnérabilité. En d'autres termes, nous avons à nous guérir sans cesse d'une maladie chronique qui nous... affecte dangereusement : l'abus de pouvoir.
Dès la naissance, l'enfant doit rencontrer un "monde" à sa portée, adapté à ses facultés balbutiantes. C'est ainsi qu'il peut éprouver son environnement comme suffisamment "ami"... et, plus tard, trouver à construire sa vie d'une manière créative... Dans le cas contraire, lorsque sa participation créative est empêchée ou brisée, la destructivité va avoir la part belle en son économie psychique. Depuis bientôt dix années, l'auteur tache de rendre compte du pouvoir humain et de ses penchants destructeurs, d'une façon qui parle à chacun. Son approche psychologique est en affinité avec celle des "Indépendants Britanniques".
Pour réenchanter le monde, la lucidité sur nous-mêmes me semble le premier remède. C'est notre malfaisance de dominants omnipotents écrasant en leur pouvoir la fragilité de la vie qui nous laisse amers, désenchantés, désespérés ; il importe donc de comprendre le pourquoi de tels comportements destructeurs et de réfléchir dans la volonté de mieux les déjouer, comprendre conjointement notre condition de vivants mortels au sein de l'univers dont nous sommes partie intégrante, et non pas entité à part, isolée, esseulée, apeurée, n'ayant plus que son pouvoir de dominant méchant comme protection et consolation. Cette double lucidité sur nous-mêmes et sur le monde dont nous participons me semble propre à chasser de nos esprits l'illusion et ses fausses solutions qui, invariablement, entraînent notre égarement dans des voies imaginaires souvent totalitaires et destructrices des équilibres précaires qui sont la vie. J'ai rencontré très récemment la sagesse des lettrés chinois qui a traversé l'histoire, se référant de façon constante à l'inspiration de Confucius (Maître ayant vécu au Ve siècle avant J.-C.). A mon grand étonnement, je me suis rendu compte que mes intuitions sur l'humaine condition au sein de l'univers rencontraient pour l'essentiel l'approche chinoise traditionnelle de l'existence. Face au tragique qui hante notre esprit, tragique que l'homme éprouve face à la mort et face au mal immense qu'il est capable de commettre, la sagesse chinoise est, me semble-t-il, la mieux à même de nous donner une lucidité propre à réenchanter le monde. En cet ouvrage, je vais donc la survoler, tâchant d'en dégager les pensées majeures, tout en posant à leurs côtés les miennes.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.