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Rwanda : une ère nouvelle. Comprendre le travail de reconnaissance
Poreau Brice
L'HARMATTAN
13,00 €
Épuisé
EAN :9782296997585
En 2012, le Rwanda a connu de nombreux changements. Les mois de juin et juillet ont été riches en événements et en commémorations, comme la fin officielle des tribunaux locaux, les Gacaca. Depuis dix ans, ils ont permis le jugement de nombreux génocidaires. En achevant les travaux des Gacaca, la réconciliation du pays a été proclamée. Est-ce pour autant réel sur le terrain ? Qu'en pensent les nouvelles générations ? 2012 est aussi pour le Rwanda l'année de la poursuite des commémorations du génocide. Elles ont lieu d'avril à juillet. C'est alors une atmosphère différente qui envahit le pays des mille collines. Ce livre est une photographie instantanée de l'état du Rwanda en 2012. Il pose la question de la reconnaissance du génocide, dix-huit ans après les faits. Il pose la question du passé, mais aussi de l'avenir de ce pays magnifique d'Afrique centrale. Il s'inscrit dans la continuité de l'extension de la théorie de la reconnaissance que nous avions proposée. Il ajoute, à la vision universitaire, une vision de terrain, telle qu'elle a été perçue en juin et en juillet 2012.
Ce projet a vu le jour afin de tirer de l'oubli un artiste dramatique nommé Romuald Joubé, né en 1876 et décédé en 1949. Cet homme était mon ancêtre, c'est l'oubli familial et collectif dont il a été victime qui a suscité la réalisation de ce travail. Il a eu la particularité de devenir un acteur reconnu au théâtre et au cinéma muet, en traversant deux guerres mondiales. Cette biographie s'attache à faire découvrir l'évolution du jeune comédien et celle du milieu théâtral et cinématographique de la première moitié du XXe siècle. Son parcours le mène de Saint-Gaudens à Paris, de l'Odéon à la Comédie-Française, des tournées européennes aux tournées internationales où il côtoie les grands noms du théâtre et du cinéma tels qu'André Antoine, Sarah Bernhardt, Abel Gance. Devenu une vedette il ne renie jamais sa région pyrénéenne où il crée un théâtre de verdure et défend ardemment le théâtre de plein air jusqu'à la fin de sa vie. Son éclectisme lui permet d'interpréter différents répertoires. Aussi remet-il en cause certaines idées reçues sur l'histoire du monde théâtral, par exemple le clivage entre Théâtre commercial et Théâtre littéraire. Tragédien à la voix d'or, il n'hésite pas à devenir en concomitance acteur du cinéma muet, il sera aussi intéressé par la radiophonie en 1936 et plus tard, il fera une expérience au cinéma parlant avec Sacha Guitry, Emile Couzinet et André Hugon. Homme entre tradition et modernité, Joubé révèle les ambiguïtés du monde artistique en temps de guerre. Cet homme aux multiples dons, à la fois acteur, dessinateur, peintre, spécialiste de la langue gasconne, se battra jusqu'à sa mort pour défendre l'art de qualité pour tous, sans jamais oublier sa famille et ses racines.
La reconnaissance du génocide est un concept philosophique à part entière. Défini comme le processus perpétuel de l'interprétation des faits, nous nous interrogeons sur l'utilisation d'un tel concept dans le cadre du génocide rwandais. Au printemps 1994, les massacres perpétrés sont d'une violence absolue. Une génération après le génocide, la reconnaissance est peut-être le concept idoine pour analyser les faits. Une approche en trois phases nous semble nécessaire : une phase historique, une phase juridique et une phase philosophique. Le cadre historique permet d'avoir un esprit critique sur le génocide. La phase juridique reprend les travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda, travaux qui restent encore trop rarement étudiés. Enfin, la phase philosophique, au coeur de notre sujet, pose les fondements d'une nouvelle philosophie de la reconnaissance adaptée au génocide.
La plupart des biographies de Voltaire procèdent de l'ouvrage de base de Gustave Desnoiresterres en huit volumes, un travail qui remonte aux années 1870. Depuis lors, que de changements fondamentaux ! Dans la conception de la biographie, dans notre vision du XVIIIe siècle, dans la connaissance de Voltaire surtout. Une nouvelle biographie, définitive, s'imposait, qui tînt compte d'innombrables travaux et notamment de l'édition de la Correspondance (51 volumes) et des Oeuvres complètes en cours de publication par la Fondation Voltaire d'Oxford. L'ambition de René Pomeau, assisté par une équipe de chercheurs, a été de connaître et de comprendre avec objectivité et sympathie un homme qui déchaîna a la fois l'idolâtrie et la haine, et dont la vie fut un vrai roman : triomphes, effondrements, rebondissements, péripéties burlesques ou dramatiques, moments d'exaltation suivis d'accès d'abattement : voilà ce qui constitue la trame d'une existence relatée au long de deux volumes (Plus de deux mille pages), dans une langue qui se veut aussi vive et alerte que son modèle. Voltaire "écrit pour agir". Il entend, par la plume, changer le monde, et d'abord les pensées des hommes ; opérer une "révolution dans les esprits " fut le grand dessein auquel il consacra l'essentiel de ses forces. C'est la raison pour laquelle il a laisse une production aussi importante. Voltaire en son temps porte donc principalement son attention sur ce qui se trouve au coeur de cette vie : les oeuvres, dans tous les genres et sous toutes les formes. Ainsi considérés, des textes qu'aujourd'hui on ne lit plus guère recouvrent leur sens et leur intérêt ; la fraîcheur, la force du message voltairien, sa modernité apparaissent en pleine lumière. Professeur émérite de la littérature française à l'Université de Paris-Sorbonne, René Pomeau est membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques). Edition revue et corrigée.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.