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Improviser, une action dialogique
Popelard Marie-Dominique
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753533462
Puisque l'improvisation se caractérise par un effet de surprise, son rapport au contexte méritait d'être interrogé d'un point de vue pragmatique. Et puisque je peux surprendre l'autre qui peut en réponse me surprendre, l'improvisation vaut d'être envisagée comme une action interhumaine, une notion dialogique. Entre la réponse quasi immédiate à une situation d'urgence et la volonté préméditée de rupture par rapport à un ordre ancien, l'improvisation trouve une application dans bien des secteurs. Ce livre écarte la description des pratiques - théâtrales et musicales - où l'improvisation pourtant trouve ses champs les plus habituels afin de questionner et repérer ses limites et son efficacité dans des domaines où l'on n'a guère l'habitude de parler d'improvisation : dans les situations d'apprentissage et d'éducation, dans les réactions à une injure, à la télévision et en peinture, dans l'élaboration d'un parfum ou le montage d'un livre. A l'heure où se généralise la formalisation de protocoles pour normaliser l'ensemble des actions humaines, on pourrait vouloir montrer l'opérativité de l'improvisation.
Que se passe-t-il lorsqu'on regarde une peinture de très près, l'oeil presque contre la toile, voire avec une loupe ou un face-à-main comme font les amateurs sur L'Enseigne de Gersaint de Watteau, ou quand, tel Swann, on prête l'oreille à quelques notes ou à une phrase musicale? Peut-on distinguer différents degrés de proximité du regard, de l'écoute, du sentir? Sans résulter des regards rapprochés qu'on lui prête, une oeuvre se nourrit de ces rapprochements autant qu'elle les sollicite. Et le détail est un des moyens dont elle dispose pour attirer, travailler, envelopper ceux et celles qu'elle appelle.
On n'arrête pas de " citer " les autres et de reprendre leurs paroles, leurs gestes, leurs mouvements, etc. Le présent ouvrage étudie les multiples traces des productions langagières relevant de pratiques quotidiennes ou de constructions esthétiques, qu'il s'agisse d'objets verbaux ou iconiques, d'images fixes ou animées, de discours cinématographiques ou télévisuels, et de textes journalistiques ou littéraires. Considérer la citation comme un acte qui inscrit l'autre à son insu dans l'énonciation relève d'une approche pragmatique, à la fois philosophique et commumcationnelle, ce qui constitue le fil directeur des contributions ici rassemblées. Ce recueil n'exclut pas des points de vue contradictoires entre des auteurs venant de disciplines différentes, qui " se citent " les uns les autres pour mieux débattre et permettre au lecteur de se frayer un chemin.
Il fut une époque peut-être où reprendre n'avait pas bonne presse : on prétendait à l'originalité, " résolument moderne " en cela. Effet de modestie, de lucidité aussi ?, notre temps multiplie les actes de reprise tant il semble difficile d'effectuer une action en une seule prise. Le champ des arts, lettres et médias en propose de multiples formes, de la citation au remix, de l'imitation au remake, de l'adaptation au détournement, du réemploi au recyclage. Les objets concernés sont aussi divers que les séries, la TV en continu, Wikipédia ou les hashtags, mais la reprise se marque aussi en des activités génériques comme argumenter, conter ou jurer et sur des pratiques anciennes : textuelles (relire, adapter, réécrire) et iconiques (inverser en peinture, détourner une photographie) ; et toujours ces objets et ces actes posent quelques problèmes philosophiques, esthétiques, communicationnels, car la reprise instaure une relation interhumaine entre celui qui prend et celui à qui l'on prend.
Impossible aujourd'hui de parler de l'image de l'étranger autrement qu'au pluriel. Surtout peut-être dans les sociétés des pays de l'hémisphère Nord, on assiste à un brouillage des frontières de l'altérité, dû essentiellement à deux processus réciproques. D'une part, le développement de mouvements d'émigration et de diaspora contribue à une redéfinition des identités, de plus en plus marquées par l'hybridité et la fluidité. D'autre part, la multiplication des voyages professionnels et touristiques ainsi que l'internationalisation des médias provoquent comme une mondialisation des imaginaires et de nouvelles formes de proximité (le tourisme qu'on dit solidaire, les programmes artistiques à visée interculturelle) entre des groupes humains inscrits dans des espaces géographiques éloignés.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.