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La reprise en actes
Popelard Marie-Dominique
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753552166
Il fut une époque peut-être où reprendre n'avait pas bonne presse : on prétendait à l'originalité, " résolument moderne " en cela. Effet de modestie, de lucidité aussi ?, notre temps multiplie les actes de reprise tant il semble difficile d'effectuer une action en une seule prise. Le champ des arts, lettres et médias en propose de multiples formes, de la citation au remix, de l'imitation au remake, de l'adaptation au détournement, du réemploi au recyclage. Les objets concernés sont aussi divers que les séries, la TV en continu, Wikipédia ou les hashtags, mais la reprise se marque aussi en des activités génériques comme argumenter, conter ou jurer et sur des pratiques anciennes : textuelles (relire, adapter, réécrire) et iconiques (inverser en peinture, détourner une photographie) ; et toujours ces objets et ces actes posent quelques problèmes philosophiques, esthétiques, communicationnels, car la reprise instaure une relation interhumaine entre celui qui prend et celui à qui l'on prend.
Résumé : Le peintre tchèque Josef Sima (Jaromer, Bohême orientale, 1891 - Paris 1971) qui arrive en 1921 à Paris, à l'âge de trente ans, est déjà un artiste reconnu. Membre du groupe d'avant-garde Devetsil, il rencontre André Breton et Max Ernst, mais surtout, en 1927, René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte. C'est dans son atelier, cour de Rohan au c?ur de Paris, que les réunions du Grand Jeu vont se tenir, jusqu'à l'éclatement du mouvement en 1932. Josef Sima poursuivra sa fréquentation des poètes, travaillant avec Pierre Jean Jouve et plus tard René Char. Après une longue période de silence, il renouera avec la peinture en 1950, faisant de la lumière le sujet premier de son travail. Marie-Hélène Popelard consacre une ample méditation à celui qui voulait développer une " pensée analogique, exploratrice de l'autre versant de l'être, née dans le décor ancien des maisons basses des alchimistes de Prague et qui portera pour toujours en elle la nostalgie de l'unité. " L'extériorité qui, sous le nom de Sima, exigea de Marie-Hélène Popelard ce long travail s'est ainsi intériorisée au point de déclencher une expérience fondamentale dont ce livre est le trajet. La présence du Grand Jeu dans l'arrière-pays de ce parcours a sans doute fait jouer sa " métaphysique expérimentale ", mais qu'importe l'information quand le lecteur est enfin libéré par elle et rendu absolument libre d'aller vers la seule intime réalité... " Bernard Noël.
Que se passe-t-il lorsqu'on regarde une peinture de très près, l'oeil presque contre la toile, voire avec une loupe ou un face-à-main comme font les amateurs sur L'Enseigne de Gersaint de Watteau, ou quand, tel Swann, on prête l'oreille à quelques notes ou à une phrase musicale? Peut-on distinguer différents degrés de proximité du regard, de l'écoute, du sentir? Sans résulter des regards rapprochés qu'on lui prête, une oeuvre se nourrit de ces rapprochements autant qu'elle les sollicite. Et le détail est un des moyens dont elle dispose pour attirer, travailler, envelopper ceux et celles qu'elle appelle.
On n'arrête pas de " citer " les autres et de reprendre leurs paroles, leurs gestes, leurs mouvements, etc. Le présent ouvrage étudie les multiples traces des productions langagières relevant de pratiques quotidiennes ou de constructions esthétiques, qu'il s'agisse d'objets verbaux ou iconiques, d'images fixes ou animées, de discours cinématographiques ou télévisuels, et de textes journalistiques ou littéraires. Considérer la citation comme un acte qui inscrit l'autre à son insu dans l'énonciation relève d'une approche pragmatique, à la fois philosophique et commumcationnelle, ce qui constitue le fil directeur des contributions ici rassemblées. Ce recueil n'exclut pas des points de vue contradictoires entre des auteurs venant de disciplines différentes, qui " se citent " les uns les autres pour mieux débattre et permettre au lecteur de se frayer un chemin.
Entre écrire et peindre, calligraphier pour un Chinois ne consiste pas à enjoliver une graphie. Avant de transcrire des sons, l'écriture d'un caractère rejoint pour une part celle d'un mot, c'est-à-dire d'une unité signifiante, dans le respect de règles strictes. Un long apprentissage par la copie peut donner lieu à l'expression personnelle de calligraphes qui sont des "lettrés" au sens propre du termeseulement!Écrit par un linguiste milanais et une spécialiste de la philosophie du langage à Paris III, ce livre évoque quelques-uns des problèmes - linguistiques, philosophiques et esthétiques - rencontrés par un Occidental curieux d'entrer dans une culture au moins trimillénaire: qu'est-ce qu'écrire? comment les calligraphies font-elles art?
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.