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Vis-à-vis. Miramas
Poncin Catherine ; Canitrot Armelle
FILIGRANES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782350460765
Faisant suite au travail mené au Maroc, Sans conte, ni légende, Catherine Poncin continue d'explorer des albums photographique au sein de familles issues de l'immigration maghrébine en France (Miramas en Provence). Par cette nouvelle recherche, elle explore et enregistre la mémoire des êtres et des matières. Voyageant par-delà les des deux rives, la surface sensible des photographies "années cinquante" résiste, les années "soixante-dix" vieillissent, bleuissent, jaunissent, celle des grands parents parfois s'effacent... Lorsque sur les supports disparaissent les signes, d'autres sont réinventés... Toutes ces images s'inscrivent dans un perpétuel flux/reflux - aller/retour - confondant les lieux, les rives, les langues, les rites et les coeurs... parfois elle s'exposent, s'épinglent, ou se dissimulent. De vis à vis en confidences, Catherine Poncin laisse poindre, réinvente et donne à voir. Monsieur et Madame A. sont en partance depuis 1964 : Alger, Djijjel, St Denis. A l'origine, en France, l'immeuble c'était du provisoire. Aujourd'hui les canalisations claquent souvent, alors, les enfants colmatent, replâtrent et repeignent. Ils sont au nombre de dix, nés pour certains d'un côté de la Méditerranée, d'autres de l'autre. Tous demeurent en France aujourd'hui. Monsieur et Madame A. ont été très actifs dans les réseaux d'immigration, jusqu'à vingt personnes ont séjourné parfois dans cet appartement de quatre pièces ! Les récits affluent, mon corps se love dans la profondeur du canapé, je me laisse porter... Des albums s'épanchent les images - des récits, quatre voix - des gâteaux, le miel chaud. Beaucoup de photographies sont réalisées depuis les années 70 en France ou durant des vacances en Algérie. Certaines viennent de Djijjel ; elles témoignent entre autres de la construction, durant de longues années, de la grande maison de vingt pièces et de ses soixante quatre marches d'escalier ! Les couleurs y sont particulières, augurent ou témoignent, j'interprète... les récits me parviennent de façon fragmentaire. En revanche, peu d'images des ascendants, pas d'images des trois voyages à la Mecque, pas d'images des baptêmes des fils. Le troisième oeil domine notre rencontre. Madame A. installe la fréquence algérienne "aux cosmonautes" et "tfl" en Algérie. Un photo-montage du père et du frère de Mr A. fusillés lors d'une rafle dans leur village durant la guerre d'Algérie, la colonisation, le racisme inavoué de la voisine du premier étage, les problèmes enfin révélés du commissariat de police de quartier... Certaines images ne sont pas mais... on en parle...
De Constantine en Algérie, Catherine Poncin précipite dans l'univers abyssal des gorges du Rhumel, des silhouettes de femmes. A partir de photographies d'archives d'une collection particulière - suivant sa démarche "de l'image, par l'image" - elle irradie les corps, les "dévoile" et les traverse. In situ, elle explore le site géologique, photographie, arpente, suit le cours de l'oued, met en regard. D'autres corps apparaissent alors qui s'associent au minéral sans cependant s'y confondre. Les saisons se succèdent - les eaux se déversent d'écoulements subtils en torrents abondants. Elle propose aux Constantinois de transcrire anecdotes et mythes... les fragmente et les met en pages. Catherine Poncin nous donne à voir par la photographie ce qu'au travers des failles dissimulent les voiles. Vertiges est une "carte blanche", commande du Centre Culturel Français de Constantine.
Une longue conversation entre Catherine Poncin et Christine Ollier. Chère Catherine, c'est un défi de coucher sur papier un extrait de cette conversation qui dure entre nous depuis plus de vingt-cinq ans, rythmée par tes créations issues des nombreux projets que nous avons menés ensembleâ! De l'artiste à l'imaginaire fertile à la femme belle et sincère, comment parler de toutâ! â? Commençons par expliquer ta démarche De l'image, par l'image. Elle t'a permis d'élaborer un ensemble d'oeuvres importantâ : un fonds de plus de 500 images, dont tu m'as nommée dépositaire, correspondant à plus de vingt-cinq ensembles photographiques. C'est impressionnant à chiffrer et magique à voirâ! Travailles-tu de la même manière depuis toujours, ou est-ce juste une impression liée à ta démarche mémorielleâ?
13 octobre 2015?: toute première rencontre avec Catherine Poncin. Je découvre une oeuvre photographique singulière, portée par une photographe qualifiée de post-photographe. Rapidement alors se profile la nouvelle partie d'un jeu que j'aime - la prise en main de la collection et de son histoire par un artiste - et dont j'élabore la règle au fil du temps. Fidèle de la triade muséale à laquelle je crois - un musée comme une étoffe jacquard à l'armure faite de trois couleurs que sont les rêves d'éternité, de savoir et de partage - j'ose aussi le risque du risque et celui de la liberté. Il est celui de l'artiste, notre quatrième couleur, pourvu qu'elle échappe toujours un peu aux mots, insaisissable, avec l'impossible pour abri. Couleur de lune, de soleil, couleur du temps. Couleur du temps qu'il fait ou du temps qui passe. [...] Florence Calame-Levert
La ZAD de Notre-Dame-des-Landes de?fraie la chronique depuis plusieurs anne?es et personne n'en a jusqu'alors re?ve?le? la ve?ritable nature. De 2014 a? 2019, Philippe Graton a parcouru la ZAD de l'inte?rieur, photographiant au moyen-format argentique cet univers et la vie quotidienne de cette socie?te? alternative. Cet engagement dans la dure?e nous donne aujourd'hui une oeuvre photographique exceptionnelle, une restitution unique et historique de cette expe?rience marginale dont l'inte?re?t n'a jamais e?te? aussi actuel. Ce livre de?voile plus de quatre-vingts photographies ine?dites, ainsi qu'une retranscription des notes de terrain de l'auteur, a? suivre comme une aventure.