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Mots en toc et formules en tic. Petites maladies du parler d'aujourd'hui
Pommier Frédéric
POINTS
6,81 €
Épuisé
EAN :9782757854648
La sentimentalose : Affection se manifestant par l'usage répété de l'expression " j'ai le sentiment ". Avant, les journalistes avaient des convictions. Maintenant, ils ont des sentiments. " Charles Aznavour, j'ai le sentiment que votre dernier album est celui de la maturité, je me trompe ? " " Mimi Mathy, j'ai le sentiment que vous n'avez jamais voulu grandir, je me trompe ? " Les tics de langage véhiculés par les médias se propagent comme des épidémies, c'est clair. Et, comme vous le savez, certains en sont gravement atteints... ou pas. Du coup, Frédéric Pommier nous propose, dans ce livre improbable, une analyse décalée et surréaliste de ces symptômes et nous délivre son diagnostic. C'est juste que du bonheur. Voilà. Journaliste à France Inter, Frédéric Pommier est chroniqueur dans différentes émissions, où il s'amuse notamment à décrypter les tics du langage médiatique. Il est l'auteur de L'Assassin court toujours, disponible en Points.
Ce sont des "anonymes" soudain devenus célèbres. Des gens ordinaires que l'actualité a propulsés, parfois malgré eux, sur le devant de la scène. Des héros et héroïnes des temps modernes, des phénomènes, des victimes, des rebelles, des audacieux, des courageux et des courageuses. Une miraculée de l'Himalaya, un chômeur sommé de "traverser la rue", une étudiante qui a tenu tête à son harceleur, un tranquille retraité pris pour un assassin, un sans-papier qui s'est mué en Spiderman, une Bretonne jaune de colère, un écolo qui se perche dans les arbres pour leur sauver la vie... Avec humour et son sens tout particulier de l'humain, Frédéric Pommier raconte leurs histoires. Il raconte aussi notre époque.
Résumé : "L'assassin court toujours", "une opération escargot", "la guerre des chefs", "un appel d'air", "une signature vocale", "on n'est pas chez les Bisounours" : autant d'expressions qu'on entend à longueur de journée sans y prêter attention. Frédéric Pommier excelle à les pister, les triturer, pour révéler ce qu'elles ont d'absurde et de drôle. Chaque formule devient l'objet d'une chronique aussi fine qu'amusante. On rit avec lui de nos tics de langage, et on retrouve pour notre plus grand bonheur sa grand-mère, sa voisine au caniche abricot, sa tante Nadine ou Diane Kruger.
Elle s'appelle Suzanne et elle a 95 ans. Malgré les drames, elle a toujours aimé la vie. A l'école, c'était la première en sprint. Puis, elle est devenue un grande joueuse de tennis. Elle adorait rouler vite et rêvait de faire des rallyes automobiles. Elle a toujours voulu tout voir, tout faire, tout lire, tout visiter. Elle dit tout haut ce qu'elle pense, et tant pis si ça vexe. Elle ne sait pas mentir. Elle ne sait pas pleurer non plus. Sauf quand elle est heureuse.
Parmi les tragédies de Racine, auteur auquel se sont particulièrement intéressés les tenants de la "nouvelle critique", Britannicus est certainement celle qui a le plus Souvent retenu leur attention. Trop heureux de trouver dans ce théâtre une pièce qui paraissait répondre, tant bien que mal, à l'image qu'ils voulaient en donner, ils ont cherché à utiliser Britannicus comme une sorte de lit de Procuste pour ramener toutes les tragédies de ce dramaturge à une structure commune. Ce faisant, ils ont totalement méconnu la spécificité d'une oeuvre qui, moins que toute autre peut-être, pouvait être considérée comme une sorte de modèle de la tragédie racinienne. Le présent ouvrage souligne cette spécificité cri insistant tout particulièrement sur la singularité du personnage de Néron, que l'on ne saurait comparer à aucun autre héros de Racine, comme sur celle de la Situation dans laquelle se trouve cet empereur monté sur le trône grâce aux seules intrigues d'une mère qui entend exercer elle-même le pouvoir, par fils interposé. Cette double singularité interdit de voir dans Britannicus, avec certains commentateurs Ou metteurs en Scène, une pièce essentiellement politique. Si le meurtre de Britannicus est un crime logique, car il est dû a un criminel né, il n'en revêt pas moins un caractère accidentel, puisque. Pour son premier crime, Néron a besoin qu'on l'aide a franchir le pas. C'est ce que révèle la façon dont le dramaturge dont le déroulement de l'action, au triple bénéfice de l'intérêt psychologique de l'intérêt dramatique et du sentiment du tragique.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.