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L'Ordre du temps
Pomian Krzysztof
GALLIMARD
35,50 €
Épuisé
EAN :9782070701438
Ce que tout historien devrait savoir de sa matière première, le temps, qu'il interroge rarement, et des instruments conceptuels qui lui permettent de le penser, qu'il suppose trop souvent, et à tort, naturels : ainsi pourrait-on définir l'ambition et la fonction de ce livre. Evénement, cycle, structure : autant de catégories fondamentales, autant de mises en ordre du temps, qui ont elles-mêmes une histoire. Elle est ici ressaisie de concert avec l'histoire la plus concrète de la mesure du temps, comme avec l'histoire la plus abstraite de la réflexion sur la nature du temps. Histoire totale, donc, embrassant aussi bien la Critique de la raison pure que la diversité des calendriers, la production des montres, les effets de la découverte des éléments radioactifs ou les incidences du travail de nuit. L'histoire des approches du temps ne se sépare pas enfin d'une interrogation sur le temps même. Le temps n'est pas un, mais plusieurs, est-il démontré. Tantôt continu, tantôt discret, qualitatif ou quantitatif, cyclique ou linéaire : nous le vivons éclaté et contradictoire. La multiplicité de ses registres, de ses faces et de ses strates est irréductible. L'essence du temps, c'est qu'il n'y a que des temps.
Traitant de la construction identitaire nationale, l'auteur a choisi d'illustrer son propos par le cas d'un pays sans histoire étatique ancienne, la Lettonie. Cet ouvrage se focalise sur le rôle des arts visuels qui ont contribué à transformer ce qui n'était au départ qu'une idée nationale culturelle, prônée par une intelligentsia restreinte, en une revendication populaire d'indépendance. Dans les provinces de la future Lettonie, entre les deux grandes puissances qui les dominaient à la fin du XIXe siècle - la Russie et l'Allemagne - les "éveilleurs" lettons ne pouvaient avoir recours à un passé historique ou à une unité territoriale inexistants pour revendiquer leur autonomie, puis leur indépendance. Ils se tournèrent alors vers la culture, la langue et le folklore pour construire leur identité nationale. Ils cherchèrent notamment à s'inspirer d'un âge d'or dont témoignent leurs chants populaires, les dainas. pour se relier à un temps mythologique d'avant la conquête germanique du XIIIe siècle. Ainsi a pu s'affirmer une continuité entre une période archaïque et leur époque, esquivant les siècles passés sous dominance étrangère. Dans cette construction, les artistes ont utilisé cet héritage ancestral - en peinture, en sculpture, en architecture et dans les arts appliqués - jouant de ce fait un rôle éminent. Ce faisant, ils ont donné à voir la nation devenue Etat, tant dans l'espace public que privé, Riga devenant la vitrine privilégiée de ce processus. Le propos de cet ouvrage est de montrer, sur la toile de fond de l'histoire, comment les artistes se trouvèrent investis de la mission d'élaborer un art letton, dégagé des influences russe et allemande jusque-là dominantes. Comment s'établirent les liens entre le culturel et le politique et commuent le politique intervint dans la vie artistique. Enfin comment l'art letton enraciné dans la tradition parvint à s'adapter aux courants européens de la période de l'entre-deux-guerres, dépassant la tension entre ancrage national et modernité internationale. Cet ouvrage constitue également un apport à la réflexion sur les usages sociaux et politiques de l'art.
Résumé : L'auteur part du mouvement qui conduit depuis des millénaires les humains à conserver, à acquérir, à accumuler des objets jugés beaux, intéressants, intrigants ou rares, pour leur plaisir personnel, mais aussi comme un attribut ou un privilège de leur pouvoir et de leur richesse. C'est de ce bain premier ? la collection, le trésor ? qu'émergent petit à petit, puis surgissent en force avec l'idée démocratique, les formes du musée d'aujourd'hui, voué à la conservation des objets, sans cesse en mouvement, en création, en questionnement, pour la plus grande délectation, et l'éducation, des masses. Aucune "histoire du musée" telle que celle-ci n'a jamais été tentée. Dans ce tome premier, une première partie, "Du trésor au musé", constitue un parcours dans le temps, depuis l'Antiquité grecque, latine et orientale, en passant par les trésors royaux du Moyen Age, les cabinets de curiosité des humanistes et les "merveilles" de la Renaissance, jusqu'aux musées d'art et à la découverte de la nature. Le titre de la deuxième partie, "Le musée, une institution italienne, XVe-XVIIIe siècle" donne le ton. Sont étudiés ensuite les autres pays européens successivement visités : la France est bien placée, ainsi que l'Angleterre, les Etats allemands, l'Empire autrichien, ou encore la Suède. Dans sa troisième et dernière partie, ce tome 1 s'intéresse aux nouvelles pratiques d'installation et d'accrochage. Ce volume comporte un index des noms, complétés par les dates de chaque personnage, un index des noms de lieux et une bibliographie raisonnée. Il est enrichi de 113 illustrations. L'ensemble du projet comportera trois volumes, dont la parution est prévue sur deux ans.
Cela fait plus de quarante ans que l'histoire ne cesse de m'étonner. J'ai beau en avoir pratiqué les formes les plus diverses, depuis le catalogue de manuscrits jusqu'à la synthèse de plusieurs siècles d'un continent, en passant par l'édition des sources et la monographie locale ; j'ai beau avoir étudié [...] l'aspiration à parler du passé d'une façon véridique et à énoncer à son sujet des affirmations susceptibles d'être étayées de preuves, l'histoire n'en reste pas moins toujours pour moi un problème et un défi. Les neuf essais réunis dans ce volume jalonnent vingt-cinq ans de réflexion sur l'histoire (Histoire et fiction. Le passé : de la foi à la connaissance. L'histoire de la science et l'histoire de l'histoire. De la comparaison dans l'histoire. Histoire culturelle, histoire des sémiophores. La crise de l'avenir. De l'histoire, partie de la mémoire, à la mémoire, objet d'histoire. L'histoire au XXème siècle. L'irréductible pluralité de l'histoire). Ils abordent les différentes questions qui se posent à son propos et dont l'une traverse ce recueil d'un bout à l'autre : celle du savoir portant sur le passé et des moyens permettant de l'acquérir, en particulier, de la connaissance médiate. Ils montrent, ce faisant, les changements que ces questions ont subis au cours des dernières décennies [...]. Et ils fournissent par la même occasion un aperçu des grandes orientations de la recherche historique du XXème siècle.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.