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Sur l'histoire
Pomian Krzysztof
FOLIO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070755264
Cela fait plus de quarante ans que l'histoire ne cesse de m'étonner. J'ai beau en avoir pratiqué les formes les plus diverses, depuis le catalogue de manuscrits jusqu'à la synthèse de plusieurs siècles d'un continent, en passant par l'édition des sources et la monographie locale ; j'ai beau avoir étudié [...] l'aspiration à parler du passé d'une façon véridique et à énoncer à son sujet des affirmations susceptibles d'être étayées de preuves, l'histoire n'en reste pas moins toujours pour moi un problème et un défi. Les neuf essais réunis dans ce volume jalonnent vingt-cinq ans de réflexion sur l'histoire (Histoire et fiction. Le passé : de la foi à la connaissance. L'histoire de la science et l'histoire de l'histoire. De la comparaison dans l'histoire. Histoire culturelle, histoire des sémiophores. La crise de l'avenir. De l'histoire, partie de la mémoire, à la mémoire, objet d'histoire. L'histoire au XXème siècle. L'irréductible pluralité de l'histoire). Ils abordent les différentes questions qui se posent à son propos et dont l'une traverse ce recueil d'un bout à l'autre : celle du savoir portant sur le passé et des moyens permettant de l'acquérir, en particulier, de la connaissance médiate. Ils montrent, ce faisant, les changements que ces questions ont subis au cours des dernières décennies [...]. Et ils fournissent par la même occasion un aperçu des grandes orientations de la recherche historique du XXème siècle.
Résumé : L'auteur part du mouvement qui conduit depuis des millénaires les humains à conserver, à acquérir, à accumuler des objets jugés beaux, intéressants, intrigants ou rares, pour leur plaisir personnel, mais aussi comme un attribut ou un privilège de leur pouvoir et de leur richesse. C'est de ce bain premier ? la collection, le trésor ? qu'émergent petit à petit, puis surgissent en force avec l'idée démocratique, les formes du musée d'aujourd'hui, voué à la conservation des objets, sans cesse en mouvement, en création, en questionnement, pour la plus grande délectation, et l'éducation, des masses. Aucune "histoire du musée" telle que celle-ci n'a jamais été tentée. Dans ce tome premier, une première partie, "Du trésor au musé", constitue un parcours dans le temps, depuis l'Antiquité grecque, latine et orientale, en passant par les trésors royaux du Moyen Age, les cabinets de curiosité des humanistes et les "merveilles" de la Renaissance, jusqu'aux musées d'art et à la découverte de la nature. Le titre de la deuxième partie, "Le musée, une institution italienne, XVe-XVIIIe siècle" donne le ton. Sont étudiés ensuite les autres pays européens successivement visités : la France est bien placée, ainsi que l'Angleterre, les Etats allemands, l'Empire autrichien, ou encore la Suède. Dans sa troisième et dernière partie, ce tome 1 s'intéresse aux nouvelles pratiques d'installation et d'accrochage. Ce volume comporte un index des noms, complétés par les dates de chaque personnage, un index des noms de lieux et une bibliographie raisonnée. Il est enrichi de 113 illustrations. L'ensemble du projet comportera trois volumes, dont la parution est prévue sur deux ans.
Monbeig Goguel Catherine ; Pomian Krzysztof ; Schw
Sélection de 80 dessins réalisés entre 1600 et 1730, représentatifs des spécificités régionales et individuelles de l'art italien baroque : projets de décoration de palais ou d'églises, études de portraits, de paysages, de scènes sacrées ou profanes, etc. Les plus grands artistes de l'époque sont représentés, de la famille des Carracci à Giovanni Battosta Tiepolo.
Résumé : L'unification de l'Europe aujourd'hui en marche oblige à repenser à neuf son histoire. C'est en fait la troisième tentative d'unité. En deux cents pages, ce livre retrace l'écartèlement de l'histoire européenne entre l'unification et le morcellement sur quinze siècles. Quinze siècles de déplacement des limites externes et de réaménagement des frontières internes. Quinze siècles de construction étatique, de modernisation, de révolutions, d'expansion coloniale, de guerres .Après le divorce de Rome et de Constantinople, la première unification, religieuse, imposa le même moule à tous les peuples de la chrétienté latine et orienta dans le même sens leur histoire. Elle sombra avec la Réforme. La deuxième, unification culturelle des élites, fut victime des mouvements démocratiques et nationaux consécutifs à la Révolution française. Les guerres mondiales ont interrompu une unification économique portée par l'essor de l'industrie. Chaque fois les nations ont triomphé de l'Europe. Le désir de voir le continent enfin unifié est certes très fort. Mais les nations ont-elles dit leur dernier mot ? C'est la question qui donne son actualité à ce précis, le premier, de l'histoire d'Europe. Ce que tout bon Européen doit savoir de son passé.
Résumé : Quatre sur cinq des tableaux du musée d'Orsay, nombre de chefs-d'oeuvre du Louvre, une dizaine de collections devenues musées à part entière, du Moyen Âge de Cluny à l'Extrême-Orient de Guimet : une part essentielle du patrimoine artistique de Paris est l'oeuvre des collectionneurs. Dans chaque ville en France et en Europe on ferait un constat analogue. Cependant l'histoire ne s'est intéressée que fort peu à une pratique réputée futile. On la réhabilite ici en montrant la portée et les effets. Le présent livre entend jeter les bases d'une étude systématique de l'étrange activité qui consiste à rassembler des objets pour constituer une collection. Il propose une anthropologie de la collection : phénomène universel, apparemment coextensif à la culture même et véhicule privilégié de ses transformations. Il donne une étude historique des principaux genres de collection dans l'Europe moderne, des antiquités à l'histoire naturelle, de la numismatique à la peinture. C'est un nouvel éclairage sur la genèse du musée qui est suggéré, la collection particulière révélant son rôle crucial d'institution novatrice.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero