Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LES VOIES DE L'AU-DELA ET L'ESSOR DE L'ALLEGORIE AU MOYEN AGE
POMEL FABIEN
CHAMPION
116,00 €
Épuisé
EAN :9782745303202
Entre les voyages dans l'au-delà du XIIe et les voies d'enfer et de paradis allégoriques des XIIIe et XIVe siècles se jouent des changements décisifs dans la représentation de l'espace, du temps et de l'homme. Les modifications des modalités d'accès à l'autre monde, le développement des modèles pénitentiel et purgatoire ou la promotion du sujet dans la pratique religieuse reflètent l'appréhension nouvelle de la dynamique du salut individuel. Les métamorphoses des récits témoignent surtout d'une faille née au XIIIe et progressivement élargie entre ici-bas et au-delà et, en même temps, d'un effort accru de lien par la multiplication des structures de médiation. L'irruption de l'esthétique allégorique au XIIIe en est à la fois l'indice et l'antidote : travail (intellectuel, esthétique, théologique... ) de la représentation contre la séparation des sphères physiques et métaphysiques, elle propose, par la fonction d'entrelacs de ses procédés analogiques, une vision ordonnée du monde, sous le signe de la participation. Les Pèlerinages de Guillaume de Digulleville, qui poussent l'allégorie jusqu'au délire analogique et à l'éclatement, accusent pourtant l'impuissance de l'allégorie à contrer une angoisse métaphysique nouvelle. Tout en s'interrogeant sur l'unité de cette mouvance de textes, il S'agit de voir comment cette littérature para-religieuse, en se nourrissant des modèles religieux, s'en émancipe aussi, et met en question, comme Raoul de Houdenc dans le Songe d'Enfer, le statut de la création littéraire, de l'écrivain et de l'esthétique allégorique.
Machines et projectiles de guerre, pièges en vénerie, mécanismes et artifices destinés à servir l'illusion théâtrale ou encore automates : ces engins médiévaux suscitent l'admiration par leur ingéniosité et leurs effets spectaculaires. Ils relèvent des arts mécaniques à une époque où les classements entre les domaines de savoir-faire fluctuent, et où la frontière entre domaine artisanal et artistique n'est pas tracée. Le savoir-faire technique, lié au corps et à la matière, oscille alors entre promotion et méfiance. Toute machine en tant que produit de l'artifice humain fait de son fabriquant un potentiel rival du Dieu créateur. Les machines invitent donc à s'interroger sur la place et la représentation de la mécanique dans la culture médiévale et plus spécialement dans les textes littéraires qui s'emparent des objets mécaniques, les mettent en scène ou usent de la métaphore mécanique pour réfléchir sur l?engin et les artifices de ta création littéraire : l?écrivain se considère lui aussi comme un artisan et le travail de la fiction pose des questions de légitimité. Les contributions de ce volume proposent donc une réflexion sur les carrefours et interactions entre arts mécaniques et imaginaire poétique et sur les ambiguïtés de la figure de l?artifex.
Résumé : Une passion : la danse. Un rêve : devenir des Etoiles. Entre amitiés et rivalités, bienvenue à l'Ecole des Pointes ! Jessy passe les épreuves de sélection pour intégrer l'Ecole des Pointes. Si elle veut réussir, la jeune danseuse va devoir laisser sa timidité au vestiaire...
Après l'ouvrage consacré aux Miroirs et jeux de miroirs paru en 2003, voici un livre tourné vers un autre objet du quotidien, intéressant tant pour l'histoire des mentalités que pour sa symbolique : la clef. La clef met en effet en ?uvre des structures d'opposition entre espace clos et ouvert, intérieur et extérieur, masculin et féminin, mais aussi entre visible et caché, permis ou interdit, dont l'enjeu est souvent le pouvoir et le savoir. Cet objet banal et assez discret dans les textes du Moyen Age, se fait aussi l'emblème possible d'une démarche d'interprétation et de lecture sous la forme d'un décryptage, qu'elle concerne le récit merveilleux, le texte allégorique, biblique ou prophétique, ou encore la transcription musicale. Le recueil, articulé en cinq sections et ponctué d'extraits de textes médiévaux, propose une exploration des emplois métaphoriques, symboliques et initiatiques des clefs mais aussi une réflexion sur la question de l'interprétation à travers un corpus varié : romans arthuriens ou non, récit de voyage dans l'au-delà, écrits allégoriques de Christine de Pizan, chansons de geste, nouvelles, pièces de théâtre, textes bibliques ou prophéties de Merlin.
Des historiens de l'art et des littéraires s'associent pour aborder le miroir comme objet, comme métaphore et comme procédé de structuration des textes et des images au Moyen Âge. Ils tentent de voir comment et pourquoi une symbolique spécifique s'est développée autour du miroir dans cette période. Le miroir, objet de l'entre-deux et de l'être comme, est fondamentalement ambigu : outil de connaissance ou du simulacre, figure de séduction ou leurre, il captive et fascine. Instrument d'une représentation néoplatonicienne du monde, mais aussi d'une pensée sotériologique chrétienne, le miroir pose, outre le problème de l'identité (divine, individuelle, sexuelle), celui de la représentation. Dans la figure du miroitier se retrouvent en effet Dieu et l'artiste, ce qui traduit une interrogation sur le droit de cité du fantasme et de l'illusion, portés par la pratique littéraire et l'image au Moyen Âge. Métaphore privilégiée du livre, le miroir exige une interprétation pour échapper aux pièges de la captation. Le recueil, articulé en cinq sections et ponctué d'extraits de textes médiévaux convoquant à divers titres le miroir, propose un parcours à travers la littérature encyclopédique, les textes narratifs, dramatiques et/ou didactiques, mais aussi les enluminures ou les valves d'ivoire raffinées qui enserraient les miroirs que s'offraient les amoureux.