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De l'antisionisme à l'antisémitisme
Poliakov Léon
CALMANN-LEVY
23,45 €
Épuisé
EAN :9782702158944
Les discussions passionnées dont le conflit du Moyen-Orient est l'objet, tournent en grande partie autour de la relation des Juifs avec l'Etat d'Israël. Ceux -ci se voient reprocher de divers côtés un parti-pris sioniste en des termes équivoques. L'antisionisme ne serait-il que le masque d'un nouvel antisémitisme ? Léon Poliakov fait l'historique et le point de la question. Au temps du procès Slansky et de l'affaire des "médecins empoisonneurs" de Moscou, le sionisme était accusé, en des termes qui rappelaient les anciens thèmes nazis, d'être le fer de lance d'un complot mondial anisoviétique. Or, cet antisémitisme stalinien était contraire à la politique suivie par le régime communiste avant les Grandes Purges, lorsqu'il conciliait un antisionisme de principe avec une lutte implacable, inaugurée par Lénine, contre toutes les formes d'antisémitisme et de haines raciales. La connaissance de ces faits permet d'apporter quelque clarté dans une controverse à propos de laquelle il convient d'opérer des distinctions suivant les régions et les régimes, puisque des intérêts et toutes sortes de considérations s'emploient à alimenter les campagnes antisionistes. "Au Moyen-Orient - écrit Léon Poliakov - il s'agit d'abord de la volonté de détruire d'Etat juif. du côté de l'Occident , la convergence anisionisme -antisémitisme est récente et, faut-il l'espérer, conjecturelle. en russie, il s'agit d'une tradition gouvernementale remontant à une vingtaine d'années et dont les récents événements et purges antijuives en Pologne, par exemple, montrent la portée internationale".
Léon Poliakov, qui a consacré avec une exceptionnelle objectivité, son oeuvre à l'histoire de l'antisémitisme, aborde dans ce nouveau volume le vaste problème de la formation et de l'évolution du mythe aryen, une des sources les plus fallacieuses du racisme. Au lendemain de l'émancipation des Juifs en Europe occidentale au début du XIXe siècle, divers auteurs introduisirent une distinction entre une race "aryenne" prétendue d'origine indienne, douée de tous les dons, et une race sémite, de moindre valeur et originaire de la Judée. Cette notion, longtemps accueillie dans les milieux intellectuels commença à être révoquée en doute par ceux-ci à la fin du siècle précédent, alors même qu'elle se répandait dans les masses à la faveur de l'agitation antisémite. On sait quel prétexte cette discrimination fournit aux hécatombes pendant la seconde guerre mondiale. Il convient donc de savoir notamment dans quelles conditions exactes s'accréditèrent ces spéculations généalogiques ou anthropologiques, comment elles gagnèrent le monde savant puis les populations de l'Europe, dans le contexte de la montée des nationalismes ; pourquoi la théorie aryenne trouva en Allemagne un terrain d'élection. Telles sont les principales questions traitées dans ce livre d'un historien qui est aussi un philosophe et un moraliste.
Léon Poliakov suit l'évolution des rapports judéo-chrétiens de l'Antiquité jusqu'à l'aube des Temps modernes. Evoquant d'abord la condition des Juifs dans l'Empire romain, il la compare à celle qui fut la leur au sein des civilisations païennes d'Extrême-Orient, en Chine et aux Indes. Il passe ensuite à l'Europe du Haut Moyen Age, où les Juifs bénéficiaient de nombreux privilèges. Les bonnes relations judéo-chrétiennes durèrent pendant de longs siècles et dépassèrent le cap des Croisades, malgré les massacres qui accompagnèrent celles-ci. Or, cent ans plus tard, la condition des Juifs s'est définitivement aggravée. Désormais, ils sont chassés de la plupart des pays d'Europe ; là où ils sont tolérés, ils vivent dans la réclusion totale des ghettos et se constituent en un peuple-classe particulier, caractérisé par un parler, des vêtements et un ensemble d'us et coutumes distincts. L'auteur indique les facteurs qui, d'après lui, contribuèrent à cet état de choses. On a dans ce livre, pour la première fois, une réunion de faits et un ensemble d'analyses qui sont à la base d'une connaissance objective de l'antisémitisme. Léon Poliakov est né le 25 novembre 1910 à Saint-Pétersbourg (Léningrad). Il vit en France depuis 1920. Il fit à la faculté de Paris des études de droit qui le conduisirent au journalisme et à des recherches historiques. En 1944, il participa à la création du Centre de documentation juive contemporaine. Il se consacra ensuite à une vaste Histoire de l'Antisémitisme : tome I : Du Christ aux Juifs de Cour ; tome II : De Mahomet aux Marranes ; tome III : De Voltaire à Wagner ; tome IV : l'Europe suicidaire. Léon Poliakov est docteur ès-lettres de la faculté de Paris et directeur honoraire de recherches au C. N. R. S.
Commentaires Comment interpréter le fait antisémite, ce phénomène aux conséquences si tragiques dans l'histoire occidentale ? Partant d'un constat simple - les quelques Juifs d'Extrême-Orient ne furent jamais inquiétés contrairement aux membres de la diaspora occidentale -, Léon Poliakof tente de résoudre cette question difficilement intelligible tout au long de ses trois volumes : L'Âge de la foi, L'Âge de la science et Histoire de l'antisémitisme : 1945-1953. Parce qu'il est lui-même convaincu des mérites de la raison pour comprendre l'histoire, il expose minutieusement les persécutions dont les Juifs firent l'objet, du Moyen Âge au XXe siècle, sous des régimes pourtant fort différents. Derrière l'ensemble hétéroclite mêlant antisémitisme théologique et antisémitisme racial, il finit par trouver le lien complexe unissant l'Espagne catholique, les écrits antisémites de Voltaire et la barbarie nazie. Éclairée par la parenté entre le judaïsme et ses religions filles, la passion antijuive se révèle malheureusement liée aux valeurs suprêmes de la société occidentale avant 1945. L'ampleur des connaissances mises en oeuvre pour cette étude dépassionnée en a fait un grand classique de la sociologie historique dès sa parution. --Stéphane Pares --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Au coeur des paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux sur le réinvention de soi et le pouvoir malicieux de l'amour. Eddie, 35 ans, vit seule à Montmartre, dans un minuscule appartement où il lui faut grimper sur une chaise pour tenter d'admirer le dôme du Sacré Coeur Orpheline à seize ans, elle s'est construit une vie de détachement et d'invisibilité, pour tenir le malheur (et le bonheur) à distance. Un jour, un notaire au charmant profil d'aigle ébouriffé, lui annonce qu'elle est l'unique légataire d'un très vieil italien et l'héritière d'une ferme en ruines dans la région de Parme, en Emilie Romagne. Alors qu'elle n'y a jamais songé, Eddie ressent soudain l'envie de fuir Paris, sa vie monotone, de découvrir ses racines. Et coup de tête ou coup de poker pour séduire le charmant notaire, elle décide de s'envoler pour l'Italie. En partant à la découverte de ce mystérieux héritage et en plongeant dans cette merveilleuse région italienne, elle n'imagine pas combien le cours de son existence va se trouver chamboulé. Dans les paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux et réjouissant sur la réinvention d'une vie et la puissance de l'amour
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien. Cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au c?ur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Henri Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Calet, les jazzmen adorés. Pour beaucoup personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l?austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. C?est ça le paradoxe de ce comédien d?exception. Aussi à l?aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l?image de l?homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé. Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d?esprit et anecdotes savoureuses composent l?autoportrait sensible de l?un des Grands ducs du cinéma français.