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Le mythe aryen. Essai sur les sources du racisme et les nationalismes
Poliakov Léon
CALMANN-LEVY
28,85 €
Épuisé
EAN :9782702109410
Léon Poliakov, qui a consacré avec une exceptionnelle objectivité, son oeuvre à l'histoire de l'antisémitisme, aborde dans ce nouveau volume le vaste problème de la formation et de l'évolution du mythe aryen, une des sources les plus fallacieuses du racisme. Au lendemain de l'émancipation des Juifs en Europe occidentale au début du XIXe siècle, divers auteurs introduisirent une distinction entre une race "aryenne" prétendue d'origine indienne, douée de tous les dons, et une race sémite, de moindre valeur et originaire de la Judée. Cette notion, longtemps accueillie dans les milieux intellectuels commença à être révoquée en doute par ceux-ci à la fin du siècle précédent, alors même qu'elle se répandait dans les masses à la faveur de l'agitation antisémite. On sait quel prétexte cette discrimination fournit aux hécatombes pendant la seconde guerre mondiale. Il convient donc de savoir notamment dans quelles conditions exactes s'accréditèrent ces spéculations généalogiques ou anthropologiques, comment elles gagnèrent le monde savant puis les populations de l'Europe, dans le contexte de la montée des nationalismes ; pourquoi la théorie aryenne trouva en Allemagne un terrain d'élection. Telles sont les principales questions traitées dans ce livre d'un historien qui est aussi un philosophe et un moraliste.
Les discussions passionnées dont le conflit du Moyen-Orient est l'objet, tournent en grande partie autour de la relation des Juifs avec l'Etat d'Israël. Ceux -ci se voient reprocher de divers côtés un parti-pris sioniste en des termes équivoques. L'antisionisme ne serait-il que le masque d'un nouvel antisémitisme ? Léon Poliakov fait l'historique et le point de la question. Au temps du procès Slansky et de l'affaire des "médecins empoisonneurs" de Moscou, le sionisme était accusé, en des termes qui rappelaient les anciens thèmes nazis, d'être le fer de lance d'un complot mondial anisoviétique. Or, cet antisémitisme stalinien était contraire à la politique suivie par le régime communiste avant les Grandes Purges, lorsqu'il conciliait un antisionisme de principe avec une lutte implacable, inaugurée par Lénine, contre toutes les formes d'antisémitisme et de haines raciales. La connaissance de ces faits permet d'apporter quelque clarté dans une controverse à propos de laquelle il convient d'opérer des distinctions suivant les régions et les régimes, puisque des intérêts et toutes sortes de considérations s'emploient à alimenter les campagnes antisionistes. "Au Moyen-Orient - écrit Léon Poliakov - il s'agit d'abord de la volonté de détruire d'Etat juif. du côté de l'Occident , la convergence anisionisme -antisémitisme est récente et, faut-il l'espérer, conjecturelle. en russie, il s'agit d'une tradition gouvernementale remontant à une vingtaine d'années et dont les récents événements et purges antijuives en Pologne, par exemple, montrent la portée internationale".
Au coeur des paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux sur le réinvention de soi et le pouvoir malicieux de l'amour. Eddie, 35 ans, vit seule à Montmartre, dans un minuscule appartement où il lui faut grimper sur une chaise pour tenter d'admirer le dôme du Sacré Coeur Orpheline à seize ans, elle s'est construit une vie de détachement et d'invisibilité, pour tenir le malheur (et le bonheur) à distance. Un jour, un notaire au charmant profil d'aigle ébouriffé, lui annonce qu'elle est l'unique légataire d'un très vieil italien et l'héritière d'une ferme en ruines dans la région de Parme, en Emilie Romagne. Alors qu'elle n'y a jamais songé, Eddie ressent soudain l'envie de fuir Paris, sa vie monotone, de découvrir ses racines. Et coup de tête ou coup de poker pour séduire le charmant notaire, elle décide de s'envoler pour l'Italie. En partant à la découverte de ce mystérieux héritage et en plongeant dans cette merveilleuse région italienne, elle n'imagine pas combien le cours de son existence va se trouver chamboulé. Dans les paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux et réjouissant sur la réinvention d'une vie et la puissance de l'amour
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien. Cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au c?ur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Henri Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Calet, les jazzmen adorés. Pour beaucoup personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l?austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. C?est ça le paradoxe de ce comédien d?exception. Aussi à l?aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l?image de l?homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé. Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d?esprit et anecdotes savoureuses composent l?autoportrait sensible de l?un des Grands ducs du cinéma français.