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Je plumerai les canards en rentrant
Poitevin Eric ; Ramond Sylvie ; Le Bacon Céline ;
MACULA
45,00 €
Épuisé
EAN :9782865891382
Je plumerai les canards en rentrant paraît à l'occasion d'une invitation lancée par le Musée des Beaux-Arts de Lyon, qui a proposé à Eric Poitevin "d'entrer en conversation" avec ses collections (exposition fin avril - fin août 2022). Cet ouvrage n'est toutefois pas pensé comme un catalogue d'exposition, mais nous ouvre au parcours et à l'univers passionnant du photographe. Comment naît une image ? Que se passe-t-il avant qu'une photographie sorte de l'atelier de l'artiste ? Souvent fantasmé, l'atelier est un lieu entouré d'une aura de mystère. Tel un alchimiste, l'artiste doserait différentes potions pour faire advenir une image. Avec Je plumerai les canards en rentrant, allusion à son amour pour la cuisine, Eric Poitevin introduit le lecteur avec générosité dans l'univers de son atelier en proposant une sorte de journal, résultat de deux ans d'un travail intérieur qui documente, par le texte et par l'image, le processus de création. Il y dévoile les influences qu'ont pu avoir sur son travail ses lectures ou les images des autres. Le livre s'ouvre par un entretien entre Eric Poitevin et Jean-Christophe Bailly, qui permet de saisir son cheminement vers l'art, son parcours de photographe autant que ses intentions artistiques. L'artiste a ensuite sélectionné des extraits de sa correspondance, qui mettent en lumière ses rapports avec les galeries et les musées, ses relations avec ses contemporains (intellectuels et critiques), les affinités avec le territoire qui l'entoure, son rôle de professeur. L'ouvrage contient aussi une large sélection de photographies de sa collection personnelle, qui laissent entrevoir à la fois son intérêt historique pour le médium et une attention généreuse envers ses contemporains. Enfin, sont reproduites huit nouvelles séries de photographies inédites de l'artiste. Cet ouvrage s'adresse à tous les lecteurs curieux et particulièrement aux amateurs d'ouvrages qui ont trait à la photographie, à la démarche artistique, à l'importance du lien avec la nature et des animaux. En parallèle de l'exposition au Musée des Beaux-Arts de Lyon, le travail de l'artiste est largement présenté dans une exposition de la collection particulière d'Anne-Marie et Marc Robelin au Musée d'art contemporain de Lyon (printemps 2022).
Poitevin Eric ; Lebensztejn Jean-Claude ; Troigros
Le livre de cuisine est aujourd'hui largement répandu et certains laissent croire que cet art n'a aucun mystère. Servez citron, invite pour sa part à une expérience différente des ingrédients, des couleurs et des restes de table. Dans ce beau libre, Michel Troisgros, chef triplement étoilé, offre au lecteur plus de 35 nouvelles recettes aux noms poétiques et évocateurs - dont Tomber la neige, Rouge aux lèvres ou Cervelle "de peur d'oublier" . De celles-ci, le photographe Eric Poitevin a entrepris une série de photographies inédites et surprenantes, préférant, plutôt que de figer les plats, saisir les assiettes au sortir de table : dégustées, vidées, saucées... Parfois il reste un os, parfois une coquille... Se dessinent alors des géographies abstraites et colorées, des paysages lunaires d'une beauté transcendante. Pour accompagner recettes et photographies, un texte de Jean-Claude Lebensztejn détaille les manières de table qui, au fil des siècles, ont déterminé les convenances afin de séparer l'animal de l'homme. Son texte est entrelardé de vingt-cinq recettes, elles aussi aux noms poétiques et évocateurs, tirées du premier ouvrage moderne sur la cuisine et son organisation, Le Cuisinier françois (1651) de François Pierre de la Varenne.
Depuis quelques années Éric Poitevin photographie des oiseaux morts, qu?on lui apporte, et le protocole est toujours le même, celui de la nature morte, mais dégagée de tous ses atours. Chaque oiseau est comme déposé sur un seuil qui donne d?un côté sur la vie dont il est issu et, de l?autre, sur la mort où il va et dont il est le signe. L?image est la feuille qui se glisse entre la vie et la mort, et à chaque fois, avec la forme de l?oiseau, elle se souvient de l?air qu?il traversa, des terres qu?il survola. Ces terres, Jean-Christophe Bailly les a parcourues pour écrire dans le sillage des oiseaux un texte qui répond à la précision mélancolique des photographies.Ce livre est publié avec le soutien du Vent des Forêts qui en a été à l?initiative.
Monographie: présentation organique (c´est-à-dire chronologique) de l´oeuvre dont l´architecture ne peut se comprendre qu´à la lumière de la sculpture.
Véritable «usuel» dans les pays anglo-saxons (neuf éditions en langue anglaise), publié par la célèbre collection the Pelican History of Art (Penguin Books), «le Blunt» est le seul ouvrage à présenter dans un format maniable toute l'histoire de l'art français - architecture, sculpture, peinture - de la fin de l'époque gothique à la mort de Louis XIV.Ce livre nous décrit la conquête d'une hégémonie : pendant deux siècles, des Valois aux Bourbons, tous les responsables du pouvoir vont poursuivre méthodiquement le même objectif : faire de Paris, bientôt de Versailles, le centre de la civilisation européenne.La splendeur de Chambord et des châteaux de la Loire, la politique d'importation culturelle de François Ier, l'école de Fontainebleau, Henri IV et l'urbanisme parisien, l'apogée du classicisme, le magistère de Colbert et Le Brun font l'objet de descriptions entrêmement précises. Les analyses consacrées à Philibert de l'Orme, Primatice, Goujon, Pilon, Salomon de Brosse, Mansart, Le Vau, le long chapitre consacré aux Le Nain, à La Tour, Champaigne, Le Lorrain, et surtout Poussin, comptent parmi les points forts de l'ouvrage. Celui-ci est également précieux par l'abondance de ses notes, chaque nom propre s'accompagne de références bibliographiques constamment remises à jour.
Ce livre raconte et interroge les pratiques qui se firent jour à la Salpêtrière, du temps de Charcot, autour de l'hystérie. A travers les procédures cliniques et expérimentales, à travers l'hypnose et les "présentations" de malades en crise (les célèbres "leçons du mardi"), on découvre l'espèce de théâtralité stupéfiante, excessive, du corps hystérique. On la découvre ici à travers les images photographiques qui nous en sont restées, celles des publications, aujourd'hui rarissimes, de l'Iconographie photographique de la Salpêtrière. Mais l'analyse de ces images révèle aussi l'acte de mise en scène dont les hystériques furent l'objet de la part des médecins. Charcot fut là un "artiste", mais dans quel sens? C'est à quoi ce livre introduit. Freud fut le témoin de tout cela, et son témoignage devint la confrontation d'une écoute toute nouvelle de l'hystérie avec ce spectacle de l'hystérie que Charcot mettait en oeuvre. Témoignage qui nous raconte les débuts de la psychanalyse sous l'angle du problème de l'image.
Geffroy Gustave ; Judrin Claudie ; Perry Lilla Cab
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. L'édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et - avec Clemenceau - le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un ? ciré ? à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son oeuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay).