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L'invention du patrimoine en Bourgogne
Poirrier Philippe ; Bleton-Ruget Annie ; Dufour St
EUD
24,99 €
Épuisé
EAN :9782905965998
Cet ouvrage collectif réunit des textes d'historiens, d'historiens de l'art, d'historiens du droit et d'acteurs de la conservation et de la restauration autour d'une question centrale : comment les sociétés inventent leur patrimoine. Le patrimoine - la notion s'impose en France à la fin des années soixante-dix - fait aujourd'hui l'objet de recherches qui mobilisent l'ensemble des sciences de l'homme et de la société. La politique patrimoniale, devenue une composante de la politique culturelle, suscite les réflexions historiennes qui mettent en perspective la notion même de patrimoine perçue aujourd'hui comme une construction historique qui doit être interrogée. Après les récents " Entretiens du Patrimoine ", consacrés au Regard de l'histoire, cet ouvrage prolonge cette démarche historienne en s'intéressant notamment au cas de la Bourgogne qui constitue un terrain particulièrement propice par les études historiques engagées de longue date, la diversité et l'ampleur de ses établissements culturels. De Dijon à Auxerre, du patrimoine industriel au patrimoine rural, du patrimoine monumental au patrimoine religieux, la Bourgogne offre des exemples remarquables de " patrimonialisation ". Alors que la décentralisation du patrimoine est à l'ordre du jour, cet ouvrage propose des regards multiples et complémentaires qui permettent de donner sens et perspectives à cette nouvelle donne qui traduit un nouvel agencement des territoires.
Au fil de près de cent trente textes, connus ou plus rares (lois, décrets, mais aussi discours, tribunes, etc.), introduits et commentés, l'étudiant, le chercheur ou le lecteur curieux sont invités à parcourir les grands jalons de deux siècles d'histoire des politiques culturelles en France. Des fondations révolutionnaires au dernier projet de loi " Liberté de la création, architecture et patrimoine ", en passant par les années Malraux et Lang, une constante apparaît, en dépit des ruptures : la politique publique de la culture participe de la construction de la République et de la démocratie. Pour faire de vous un spécialiste, " Regard d'expert " vous offre un panorama complet sur ce sujet.
Ce volume a l'ambition de valoriser les résultats de recherches en cours et à en promouvoir une appropriation par un large public. Les thématiques choisies relèvent d'une histoire culturelle au sens large. Deux entrées sont privilégiées : comment les acteurs, essentiellement des mondes de l'art et de la culture, ont-ils vécu, à l'arrière comme au front, la Grande Guerre ? Comment la culture matérielle, notamment les artefacts et objets culturels, a-t-elle été marquée par ce conflit ? Ces deux approches ne sont évidemment pas opposées : elles sont complémentaires et permettent, en déclinant des méthodologies différentes et en articulant des échelles variées, de mieux saisir la place des mondes de la culture dans la Grande Guerre. Artistes plasticiens, écrivains, journalistes, musiciens, scientifiques, sportifs et urbanistes participent de ces sociétés en guerre. Le langage des poilus, les chansons, les patrimoines et la "culture visuelle" - qui se matérialise sous des formes très diverses - portent l'empreinte de la Grande Guerre. Pour chaque expression culturelle, les auteurs proposent une histoire qui souligne les modalités de la reproduction, les formes de la circulation et les caractéristiques de la réception.
Des lendemains de la Seconde guerre mondiale à l'implosion de l'Empire soviétique, la culture, à l'échelle du monde occidental, Etats-Unis et Europe occidentale, enregistre de profondes mutations liées notamment aux évolutions technologiques. La montée en puissance des industries culturelles et des médias de masse — radio et cinéma ; la télévision surtout — interfère sur la création, la circulation et l'appropriation des formes et objets culturels. Le plus grand nombre, non sans écarts dans le temps et dans l'espace, en fonction de son origine sociale aussi, a désormais accès á la culture. Chaque question, traitée par un spécialiste reconnu, prend la forme d'un texte de synthèse et d'un dossier documentaire de trois à quatre documents. De Bob Dylan à Pink Floyd, du livre de poche à la bande dessinée, des festivals aux grandes foires de l'art contemporain, de la censure politique aux politiques culturelles, de l'américanisation au So(t Poees des principales puissances, de la Beatlemania à la Californie des Hippies, du sport au patrimoine, c'est une quarantaine de dossiers que les auteurs proposent d'arpenter pour mieux appréhender la diversité des cultures du monde occidental. L'ouvrage s'adresse aux étudiants des Universités (Histoire, Histoire des arts, Sciences sociales, Lettres, Info-Cote...), des Classes préparatoires aux grandes Ecoles, des Instituts d'études politiques et des écoles de journalisme. sera également très utile aux enseignants des collèges et des lycées qui doivent aborder ces questions.
Les vifs débats, suscités tout au long du dernier demi-siècle par les politiques culturelles mises en oeuvre par l?Etat et par les collectivités territoriales depuis la création d?un ministère de la Culture par André Malraux au début des années 1960, méritaient d?être mieux connus, car ils sont toujours vivants, pertinents, presque "classiques". L?introduction rédigée par Philippe Poirrier, professeur d?histoire contemporaine à l?université de Bourgogne, explicite et justifie la sélection des textes rassemblés dans cet ouvrage et les replace dans une utile perspective chronologique. Le présent livre est destiné plus spécialement à tous ceux qui, étudiants ou professionnels, souhaitent mieux connaître l?histoire des politiques culturelles.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.