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Antonin Artaud. La mise en échec de la médecine
Pognant Patrick albert
L'HARMATTAN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782336438931
A l'appui des écrits contextualisés du poète, cet ouvrage ouvre l'hypothèse d'une folie simulée par Antonin Artaud (1896-1948). Est aussi démontré comment, malgré l'acharnement thérapeutique dont il a été la victime (entre autres 58 électrochocs qui n'ont servi à rien), il a mis en échec la médecine et la psychiatrie de l'époque. A cet effet, seront approfondis les traitements contre "la syphilis", "la mélancolie", "le délire luxuriant", autant de diagnostics établis à l'encontre d'Antonin Artaud, et autant de traitements auxquels il fut soumis pendant de longues années de douleur et de désespoir. Enfin, riche d'une biographie abrégée, d'une recension de ses livres, de nombreux extraits peu reproduits et ordonnancés par thèmes, cet ouvrage offre au lecteur un portrait complet d'Antonin Artaud, une manière d'honorer cet esprit supérieur, créateur d'une oeuvre inclassable qui fait de lui un artiste majeur du XXe siècle, à la renommée internationale, plus reconnu à l'étranger que dans son propre pays.
Le Procès de Philippe Naigeon : la paranoïa menottée, mêle l'histoire personnelle de l'auteur au procès d'un paranoïaque, condamné, malgré sa pathologie, à trente ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris, pour l'assassinat de sa femme et de ses deux fils, et tentative d'assassinat sur sa fille. Dans une démarche originale faisant intervenir le regard de lecteurs extérieurs, tel celui de deux magistrats masqués, l'auteur expose sa propre expérience de la pathologie mentale et de la paranoïa. Il porte par ailleurs son regard de citoyen lambda sur la justice à travers un procès qui, de l'avis de chroniqueurs judiciaires et de professionnels, démontra les limites de la juridiction criminelle. Le lecteur est invité à réfléchir à la notion de responsabilité et à soupeser le poids des mots, qui, dans un prétoire, a le pouvoir d'infléchir l'avenir d'un homme par l'interprétation que l'on fait de son passé : le verbe est la pulsation cardiaque d'une cour d'assises. A la fois chronique d'un procès tronqué et réflexion critique sur le sort réservé aux malades mentaux criminels dans notre pays, l'ouvrage évoque la fragilité de l'expertise psychiatrique et s'indigne d'une dérive législative autorisant la condamnation des malades mentaux à la prison, un lieu propice à l'éclosion et à la contamination des psychoses, notamment la paranoïa. Si ce livre s'adresse aux professionnels (santé, justice, police...) et aux législateurs, il intéresse également un large public qu'il sensibilise à la dangerosité de la paranoïa, une psychose des plus captieuses et des plus dangereuses, exterminatrice de familles entières et en plein essor, ainsi que l'atteste régulièrement la rubrique " faits divers " des médias.
Anarchiques, violents, exotiques... ils déambulent dans les rues, occupent les centres commerciaux, investissent les squares à cinq, six, quatre-vingt et plus. Attention, ne pas se fier aux apparences. A regarder vivre de plus près les bandes d'adolescents, derrière l'anarchie, une structure, un fonctionnement avec un code tacite, des lois, un chef, et pas forcément la délinquance. Zonards, jeunes, chômeurs, lycéens, midinettes... ensemble, la bande efface les différences. Elle trouve une cohérence grâce à un langage, des rites, des idéaux, une mode... Depuis douze ans, l'enjeu, le pari consiste, pour moi, à m'immerger avec ma peau d'âne d'éducateur dans ces bandes pour "agir de l'intérieur".
Psychopathia sexualis, dont les versions successives couvrent la Belle époque et les Années folles, représente la quintessence de la psychiatrie occidentale sur le sujet des perversions sexuelles. L'oeuvre, originellement destinée aux seuls médecins et juristes, a conquis un large public et n'a cessé d'être traduite et rééditée jusqu'à nos jours. Ce succès éditorial international, étonnant pour ce type d'ouvrage, s'explique, entre autres, par le fait que l'oeuvre de Krafft-Ebing rassemble une masse critique de 447 observations cliniques, allemandes certes, mais aussi européennes, une sorte de catalogue des comportements sexuels hors la norme (c'est-à-dire une sexualité orientée vers la seule procréation). Il se dégage de cet ensemble hétéroclite un art de la clinique singulier, aux confins de la médecine, de la morale, de la justice et de la littérature. C'est bien ce dernier point qui ne laisse d'étonner, à savoir l'importance de la littérature dans cette psychiatrie de l'époque, ce qui permet de s'interroger sur sa place dans le processus de médicalisation des comportements sexuels qui dévient de la norme, et d'étudier cette imbrication de l'art clinique et de l'art littéraire dans une oeuvre au destin si particulier dans la littérature médicale. Enfin, quel a été le poids de Psychopathia sexualis dans les sociétés européennes de l'époque et quelle est l'empreinte laissée par cette oeuvre dans nos sociétés contemporaines et dans nos approches, scientifique et populaire, de la sexualité ?
A partir du milieu du XIXe siècle, la psychiatrie occidentale a classifié par le menu les déviances sexuelles dont certaines n'entamèrent leur lente démédicalisation qu'après les Années folles, notamment sous l'influence de la littérature. Il se trouve que la pathologisation des comportements sexuels, hors de ce qui était considéré alors comme la normalité (c'est-à-dire une sexualité orientée vers la seule procréation), coïncida notamment avec la révolution industrielle et avec la reprise en main de l'ordre moral. Cet essai propose d'étudier comment s'est construite une psychiatrie de l'erreur qui s'est muée en psychiatrie de l'horreur, en instaurant une répression sur les populations (notamment jeunes), sans précédent dans le monde médical. Nos sociétés contemporaines en portent encore les stigmates dans le subconscient collectif. Outre le fait de souligner l'importance accordée à la morale et à la doxa médicale dans la psychiatrie entre 1850 et 1930, La répression sexuelle par les psychiatres présente un survol de cette psychiatrie pathologiste, tout à la fois inventive et répressive, caractéristiques développées, à l'appui des textes étonnants des aliénistes, dans deux chapitres consacrés l'un à la masturbation et l'autre à l'homosexualité (la seconde étant à l'époque regardée comme la conséquence de la première). L'histoire somme toute récente de cette période-phare de la psychiatrie, avec ses derniers grands aliénistes, ne permet-elle pas de mieux comprendre l'impasse dans laquelle elle se trouve aujourd'hui ?
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.