Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La répression sexuelle par les psychiatres 1850-1930. Corps coupables
Pognant Patrick
L'HARMATTAN
19,50 €
Épuisé
EAN :9782296555075
A partir du milieu du XIXe siècle, la psychiatrie occidentale a classifié par le menu les déviances sexuelles dont certaines n'entamèrent leur lente démédicalisation qu'après les Années folles, notamment sous l'influence de la littérature. Il se trouve que la pathologisation des comportements sexuels, hors de ce qui était considéré alors comme la normalité (c'est-à-dire une sexualité orientée vers la seule procréation), coïncida notamment avec la révolution industrielle et avec la reprise en main de l'ordre moral. Cet essai propose d'étudier comment s'est construite une psychiatrie de l'erreur qui s'est muée en psychiatrie de l'horreur, en instaurant une répression sur les populations (notamment jeunes), sans précédent dans le monde médical. Nos sociétés contemporaines en portent encore les stigmates dans le subconscient collectif. Outre le fait de souligner l'importance accordée à la morale et à la doxa médicale dans la psychiatrie entre 1850 et 1930, La répression sexuelle par les psychiatres présente un survol de cette psychiatrie pathologiste, tout à la fois inventive et répressive, caractéristiques développées, à l'appui des textes étonnants des aliénistes, dans deux chapitres consacrés l'un à la masturbation et l'autre à l'homosexualité (la seconde étant à l'époque regardée comme la conséquence de la première). L'histoire somme toute récente de cette période-phare de la psychiatrie, avec ses derniers grands aliénistes, ne permet-elle pas de mieux comprendre l'impasse dans laquelle elle se trouve aujourd'hui ?
Psychopathia sexualis, dont les versions successives couvrent la Belle époque et les Années folles, représente la quintessence de la psychiatrie occidentale sur le sujet des perversions sexuelles. L'oeuvre, originellement destinée aux seuls médecins et juristes, a conquis un large public et n'a cessé d'être traduite et rééditée jusqu'à nos jours. Ce succès éditorial international, étonnant pour ce type d'ouvrage, s'explique, entre autres, par le fait que l'oeuvre de Krafft-Ebing rassemble une masse critique de 447 observations cliniques, allemandes certes, mais aussi européennes, une sorte de catalogue des comportements sexuels hors la norme (c'est-à-dire une sexualité orientée vers la seule procréation). Il se dégage de cet ensemble hétéroclite un art de la clinique singulier, aux confins de la médecine, de la morale, de la justice et de la littérature. C'est bien ce dernier point qui ne laisse d'étonner, à savoir l'importance de la littérature dans cette psychiatrie de l'époque, ce qui permet de s'interroger sur sa place dans le processus de médicalisation des comportements sexuels qui dévient de la norme, et d'étudier cette imbrication de l'art clinique et de l'art littéraire dans une oeuvre au destin si particulier dans la littérature médicale. Enfin, quel a été le poids de Psychopathia sexualis dans les sociétés européennes de l'époque et quelle est l'empreinte laissée par cette oeuvre dans nos sociétés contemporaines et dans nos approches, scientifique et populaire, de la sexualité ?
Anarchiques, violents, exotiques... ils déambulent dans les rues, occupent les centres commerciaux, investissent les squares à cinq, six, quatre-vingt et plus. Attention, ne pas se fier aux apparences. A regarder vivre de plus près les bandes d'adolescents, derrière l'anarchie, une structure, un fonctionnement avec un code tacite, des lois, un chef, et pas forcément la délinquance. Zonards, jeunes, chômeurs, lycéens, midinettes... ensemble, la bande efface les différences. Elle trouve une cohérence grâce à un langage, des rites, des idéaux, une mode... Depuis douze ans, l'enjeu, le pari consiste, pour moi, à m'immerger avec ma peau d'âne d'éducateur dans ces bandes pour "agir de l'intérieur".
Le Procès de Philippe Naigeon : la paranoïa menottée, mêle l'histoire personnelle de l'auteur au procès d'un paranoïaque, condamné, malgré sa pathologie, à trente ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Paris, pour l'assassinat de sa femme et de ses deux fils, et tentative d'assassinat sur sa fille. Dans une démarche originale faisant intervenir le regard de lecteurs extérieurs, tel celui de deux magistrats masqués, l'auteur expose sa propre expérience de la pathologie mentale et de la paranoïa. Il porte par ailleurs son regard de citoyen lambda sur la justice à travers un procès qui, de l'avis de chroniqueurs judiciaires et de professionnels, démontra les limites de la juridiction criminelle. Le lecteur est invité à réfléchir à la notion de responsabilité et à soupeser le poids des mots, qui, dans un prétoire, a le pouvoir d'infléchir l'avenir d'un homme par l'interprétation que l'on fait de son passé : le verbe est la pulsation cardiaque d'une cour d'assises. A la fois chronique d'un procès tronqué et réflexion critique sur le sort réservé aux malades mentaux criminels dans notre pays, l'ouvrage évoque la fragilité de l'expertise psychiatrique et s'indigne d'une dérive législative autorisant la condamnation des malades mentaux à la prison, un lieu propice à l'éclosion et à la contamination des psychoses, notamment la paranoïa. Si ce livre s'adresse aux professionnels (santé, justice, police...) et aux législateurs, il intéresse également un large public qu'il sensibilise à la dangerosité de la paranoïa, une psychose des plus captieuses et des plus dangereuses, exterminatrice de familles entières et en plein essor, ainsi que l'atteste régulièrement la rubrique " faits divers " des médias.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.