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La folle clinique sexuelle du professeur P***. De la Belle Epoque aux Années folles
Pognant Patrick
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782343084183
En d'autres temps, ce livre aurait rejoint les rayons discrets de l'Enfer de la Bibliothèque nationale, à l'instar des volumes mettant en scène de manière explicite, qui par le texte, qui par l'image, certaines pratiques sexuelles. Mais aujourd'hui, l'Enfer n'est plus livresque (il est sur le web, dans nos villes...) et cet ouvrage peut paraître sans les dictats de la censure. En effet, à travers les archives du célèbre professeur P, allant de la fin du XIXe siècle jusqu'à la fin des années 1920, il propose au lecteur un large éventail de ce qui était alors considéré comme des perversions par les médecins et les psychiatres, combattues par eux, notamment l'amour solitaire. Toutefois, le mot amour ne faisait pas partie du vocabulaire médical et la sexualité n'existait que comme le passage obligé conduisant à la procréation. C'était dans cette seule fonction qu'elle était tolérée, sans préliminaires... Aussi, sous l'influence des doctrines hygiénistes, il s'agissait de réprimer toute pratique sexuelle sans finalité génésique, de fait déviante (et si possible pathologique). Ce furent bien sûr les jeunes gens, surtout de sexe masculin, que l'on cibla et sur lesquels on s'acharna, en témoignent plusieurs cas proposés dans ce spicilège. Divisés en quatre parties (enfants, adolescents, jeunes adultes et adultes), les écrits cliniques recueillis ici ? souvent dans le langage imagé de l'époque pour nommer le sexe ? se lisent comme de courtes nouvelles. Etonnants, insolites, dérangeants, ils sont parfois tristes, pathétiques, drôles... Ils appartiennent à l'histoire de la médecine, dans ce qu'elle a de moins glorieux.
Psychopathia sexualis, dont les versions successives couvrent la Belle époque et les Années folles, représente la quintessence de la psychiatrie occidentale sur le sujet des perversions sexuelles. L'oeuvre, originellement destinée aux seuls médecins et juristes, a conquis un large public et n'a cessé d'être traduite et rééditée jusqu'à nos jours. Ce succès éditorial international, étonnant pour ce type d'ouvrage, s'explique, entre autres, par le fait que l'oeuvre de Krafft-Ebing rassemble une masse critique de 447 observations cliniques, allemandes certes, mais aussi européennes, une sorte de catalogue des comportements sexuels hors la norme (c'est-à-dire une sexualité orientée vers la seule procréation). Il se dégage de cet ensemble hétéroclite un art de la clinique singulier, aux confins de la médecine, de la morale, de la justice et de la littérature. C'est bien ce dernier point qui ne laisse d'étonner, à savoir l'importance de la littérature dans cette psychiatrie de l'époque, ce qui permet de s'interroger sur sa place dans le processus de médicalisation des comportements sexuels qui dévient de la norme, et d'étudier cette imbrication de l'art clinique et de l'art littéraire dans une oeuvre au destin si particulier dans la littérature médicale. Enfin, quel a été le poids de Psychopathia sexualis dans les sociétés européennes de l'époque et quelle est l'empreinte laissée par cette oeuvre dans nos sociétés contemporaines et dans nos approches, scientifique et populaire, de la sexualité ?
A partir du milieu du XIXe siècle, la psychiatrie occidentale a classifié par le menu les déviances sexuelles dont certaines n'entamèrent leur lente démédicalisation qu'après les Années folles, notamment sous l'influence de la littérature. Il se trouve que la pathologisation des comportements sexuels, hors de ce qui était considéré alors comme la normalité (c'est-à-dire une sexualité orientée vers la seule procréation), coïncida notamment avec la révolution industrielle et avec la reprise en main de l'ordre moral. Cet essai propose d'étudier comment s'est construite une psychiatrie de l'erreur qui s'est muée en psychiatrie de l'horreur, en instaurant une répression sur les populations (notamment jeunes), sans précédent dans le monde médical. Nos sociétés contemporaines en portent encore les stigmates dans le subconscient collectif. Outre le fait de souligner l'importance accordée à la morale et à la doxa médicale dans la psychiatrie entre 1850 et 1930, La répression sexuelle par les psychiatres présente un survol de cette psychiatrie pathologiste, tout à la fois inventive et répressive, caractéristiques développées, à l'appui des textes étonnants des aliénistes, dans deux chapitres consacrés l'un à la masturbation et l'autre à l'homosexualité (la seconde étant à l'époque regardée comme la conséquence de la première). L'histoire somme toute récente de cette période-phare de la psychiatrie, avec ses derniers grands aliénistes, ne permet-elle pas de mieux comprendre l'impasse dans laquelle elle se trouve aujourd'hui ?
A l'appui des écrits contextualisés du poète, cet ouvrage ouvre l'hypothèse d'une folie simulée par Antonin Artaud (1896-1948). Est aussi démontré comment, malgré l'acharnement thérapeutique dont il a été la victime (entre autres 58 électrochocs qui n'ont servi à rien), il a mis en échec la médecine et la psychiatrie de l'époque. A cet effet, seront approfondis les traitements contre "la syphilis", "la mélancolie", "le délire luxuriant", autant de diagnostics établis à l'encontre d'Antonin Artaud, et autant de traitements auxquels il fut soumis pendant de longues années de douleur et de désespoir. Enfin, riche d'une biographie abrégée, d'une recension de ses livres, de nombreux extraits peu reproduits et ordonnancés par thèmes, cet ouvrage offre au lecteur un portrait complet d'Antonin Artaud, une manière d'honorer cet esprit supérieur, créateur d'une oeuvre inclassable qui fait de lui un artiste majeur du XXe siècle, à la renommée internationale, plus reconnu à l'étranger que dans son propre pays.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.