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LANGUES MINORITAIRES EN EUROPE
POCHE
PU GRENOBLE
11,20 €
Épuisé
EAN :9782706109089
Après plus d'un siècle de centralismes, la normalisation et l'enseignement de langues telles le catalan, le corse, le breton, l'alsacien ou l'occitan semblent des questions relativement simples que les Etats pourraient régler dans le cadre de propositions comme celles du Conseil de l'Europe. L'auteur montre qu'il n'en est rien. À l'échelle du continent européen, ces langues sont beaucoup plus variées qu'on ne le pense usuellement. Elles expriment des cultures particulières bien plus qu'elles ne constituent une partie d'un patrimoine national ou européen à la libre disposition de tous. Pour en convaincre le lecteur, Bernard Poche se livre à une analyse socio-historique de la constitution et de la pratique des diverses formes et des divers niveaux de langage. Il met l'accent sur le rapport entre ce que l'on appelle langues minoritaires et les cultures populaires, ancrées au plus profond de l'histoire des groupes sociaux rassemblés pour constituer les États modernes. De l'Atlantique à la Russie, toutes les sociétés d'Europe sont confrontées aux mêmes problèmes : révolution technologique, chômage-emploi, intégration sociale, réorganisation des pouvoirs publics, rénovation urbaine, protection de l'environnement et des consommateurs, nouvelles pratiques culturelles... À la recherche de solutions, chaque pays ne tire pas toujours parti des échecs ou des réussites de ses voisins. La collection " TRANSEUROPE " se propose d'explorer la diversité et la richesse des réponses apportées par divers pays d'Europe.
La Méditerranée, qui unit autant qu'elle sépare descultures multiples, est le creuset de pratiques musicales ancestrales aux prolongements vivaces.Christian Poché passe ici en revue les instruments, les formes et les genres, les pratiques de toute sorte (chant, danse, fabrication et usage des instruments...). On verra ainsi comment s'incarnent en musique les rites qui accompagnent toute vie, de la naissance à la mort, quelle forme musicale prennent selon les régions les relations entre le sacré et le profane, comment l'individu s'insère dans une collectivité ou affirme son indépendance, ce qui rapproche ou au contraire sépare les hommes et les femmes, comment le savant se distingue dupopulaire. La grande question des origines est posée ici: remonter le fil des pratiques fait découvrir de curieuses ramifications; les proximités géographiques ne sont pas forcément porteuses de similarité, et les rapprochements révèlent des influences fort éloignées dans le temps ou l'espace... La mer et les pays qui la bordent ne constituent pas un ensemble homogène, et l'on se gardera d'identifier la Méditerranée musicale à laMéditerranée géographique: le Caucase, l'Auvergne, la Macédoine ou le Portugal sont ainsi des chambres d'écho qui réfractent des traits musicaux nés bien loin de ces régions, mais que l'on peut identifier comme méditerranéens. Chacune des notices qui constituent ce dictionnaire comporte une bibliographie et une discographie.
Le début du XXe siècle avait vu se développer à Lyon une littérature propre, autonome du contexte national et qui remettait à l'honneur une tradition spiritualiste lyonnaise. Mais les querelles antireligieuses et le traumatisme de la grande guerre vont porter un grave coup à cette inspiration. Après une tentative assez vaine d'encourager une production susceptible de donner à la ville une meilleure visibilité, les auteurs les plus ambitieux vont s'orienter vers le roman historique ou psychologique. Mais, malgré leur succès, ces entreprises n'ont pu ressusciter un système de sens propre au monde lyonnais. On a vu également apparaître une littérature populaire qui se contente de décrire les coutumes de la petite bourgeoisie locale et qui même quelquefois n'a plus de rapport avec la ville. La littérature et la poésie de type spiritualiste deviennent minoritaires. Avant même la crise de 1939, la notion d'une culture propre caractérisant un groupe localisé va cesser d'avoir un sens.
Comment affronter les problèmes du vivre-ensemble à l'heure de la diversité culturelle ? Quels moyens utiliser pour sortir les individus des logiques de fatalité et des dangers du découragement ? De quelle manière dépasser k pessimisme ambiant et redonner du souffle à nos sociétés ? Comment aider les plus violentés, ou humiliés, à s'aimer et à aimer, afin de retrouver le sens de la dignité et le goût des autres ? Et quelle place attribuer aux religions dont les formes extrêmes envahissent sans cesse nos écrans ? En analysant l'Amérique d'en-bas, celle des personnes les plus touchées par la discrimination, le philosophe Cornel West semble décrire, comme par un effet de miroir, la situation de nombreuses démocraties. Il aborde, ainsi, avec une subtile lucidité les questions que nous ne pouvons plus éviter. Alors que nos sociétés se trouvent secouées par des phénomènes d'intolérance et des formes inquiétantes de fragmentation sociale, le présent ouvrage donne des raisons de ne pas céder à la désespérance. Il offre, également, des ressources essentielles, aujourd'hui, pour retisser du lien. En dialoguant avec la pensée d'un des plus grands philosophes contemporains, l'auteur rend accessible au public francophone une éthique sociale audacieuse pour notre époque en mal de repères.
Cette étude propose un renouvellement de rapproche de l'homme parlant, en gardant pour préoccupation première et comme fil conducteur le problème de la citoyenneté. Une interrogation centrale tisse l'ouvrage : "Quand je parle qui parle ? ". La question semble de prime abord bien abstraite. Et pourtant... Lors d'une assemblée où des personnes en recherche d'emploi se réunissaient pour exprimer leur vie, partager leur existence et s'entraider, une femme déclarait : "il y a des paroles qui ne peuvent être dites que par ceux-là même qui sont dans des situations fragiles, ou dans des situations de misère ; prononcées par une personne extérieure. les paroles seraient vides de sens et inacceptables". Cette expression spontanée, pleine de passion, renforce l'idée selon laquelle la question du qui rejoint des préoccupations concrètes, tout en requérant, du reste, le long détour pragmatique, psychanalytique et communicationnel. En s'interrogeant sur l'identité de l'homme de parole, ou plus précisément du sujet de la parole, le philosophe porte du même coup son attention sur ceux dont l'expression verbale est niée ou ignorée. D'où l'intime corrélation avec la problématique de l'exclusion et de la citoyenneté. Que devient la parole lorsqu'un homme fait l'expérience d'une solitude non choisie ? Qu'arrive-t-il au sujet lorsque personne ne l'écoute, ou plus exactement ne l'entend ? Par ailleurs, armées d'une éthique spontanée, les personnes devant assurer une certaine charge éducative dans la société pourraient croire qu'il faut écouter l'autre sans préjugé. Mais ne devrait-on pas, au contraire, réinvestir la fonction du pré-jugé comme nécessité d'une réelle écoute ? Il s'agit alors de donner des outils conceptuels contribuant à mieux entendre chaque sujet humain. Enfin, la parole blesse, exclut, dénigre, ou contribue à tisser des rapports humains. Aussi devient-il important de risquer une éthique de la parole. L'auteur déploie, alors, la dernière argumentation de l'ouvrage en poursuivant le chemin vers un sujet citoyen de la parole soucieux de la responsabilité de ses dires.