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Dictionnaire des musiques et des danses traditionnelles de la Méditerranée
Poché Christian
FAYARD
31,85 €
Épuisé
EAN :9782213620961
La Méditerranée, qui unit autant qu'elle sépare descultures multiples, est le creuset de pratiques musicales ancestrales aux prolongements vivaces.Christian Poché passe ici en revue les instruments, les formes et les genres, les pratiques de toute sorte (chant, danse, fabrication et usage des instruments...). On verra ainsi comment s'incarnent en musique les rites qui accompagnent toute vie, de la naissance à la mort, quelle forme musicale prennent selon les régions les relations entre le sacré et le profane, comment l'individu s'insère dans une collectivité ou affirme son indépendance, ce qui rapproche ou au contraire sépare les hommes et les femmes, comment le savant se distingue dupopulaire. La grande question des origines est posée ici: remonter le fil des pratiques fait découvrir de curieuses ramifications; les proximités géographiques ne sont pas forcément porteuses de similarité, et les rapprochements révèlent des influences fort éloignées dans le temps ou l'espace... La mer et les pays qui la bordent ne constituent pas un ensemble homogène, et l'on se gardera d'identifier la Méditerranée musicale à laMéditerranée géographique: le Caucase, l'Auvergne, la Macédoine ou le Portugal sont ainsi des chambres d'écho qui réfractent des traits musicaux nés bien loin de ces régions, mais que l'on peut identifier comme méditerranéens. Chacune des notices qui constituent ce dictionnaire comporte une bibliographie et une discographie.
Le début du XXe siècle avait vu se développer à Lyon une littérature propre, autonome du contexte national et qui remettait à l'honneur une tradition spiritualiste lyonnaise. Mais les querelles antireligieuses et le traumatisme de la grande guerre vont porter un grave coup à cette inspiration. Après une tentative assez vaine d'encourager une production susceptible de donner à la ville une meilleure visibilité, les auteurs les plus ambitieux vont s'orienter vers le roman historique ou psychologique. Mais, malgré leur succès, ces entreprises n'ont pu ressusciter un système de sens propre au monde lyonnais. On a vu également apparaître une littérature populaire qui se contente de décrire les coutumes de la petite bourgeoisie locale et qui même quelquefois n'a plus de rapport avec la ville. La littérature et la poésie de type spiritualiste deviennent minoritaires. Avant même la crise de 1939, la notion d'une culture propre caractérisant un groupe localisé va cesser d'avoir un sens.
Sur fond de violences ou de peurs sclérosantes, la question du rapport à la différence culturelle taraude nos sociétés. La mondialisation ne produit pas seulement une nouvelle situation économique. Elle laisse émerger une mutation anthropologique sans précédent qui engendre certes, des croisements féconds, mais aussi des inquiétudes, des crispations identitaires, voire des phénomènes de rejets particulièrement préoccupants. L?idée que le citoyen se faisait, naguère, de sa société, avec un "récit national" plutôt consensuel, se trouve progressivement bouleversée. Le mythe républicaniste de la nation homogène s?efface. Il laisse apparaître un sentiment de perte d?identité qui engendre parfois des positions racistes implicites ou clairement exprimées. En ces temps bouleversés, bon nombre d?individus peinent à trouver leur place. Les uns ne reconnaissent plus le pays de leur enfance tant les métamorphoses s?avèrent importantes, les autres, immigrés ou héritiers de l?immigration, se sentent toujours à la marge, marqués du sceau de l?étrangeté et traversés par les mémoires blessées de la colonisation. "On ne sait jamais ce que le passé nous réserve", disait Françoise Sagan ; or quand justement ce passé ressurgit dans le présent sous la forme d?un mal-être persistant, voire de révoltes désespérées, il devient nécessaire d?appréhender la situation contemporaine en prenant au sérieux son épaisseur historique. Si l?on devait appliquer les postulats de la théorie postcoloniale à la France, souligne Achille Mbembe, on dirait que depuis la traite des esclaves et la colonisation, il n?y a pas d?identité française ou de lieux français de mémoire qui n?englobent de façon simultanée, l?ailleurs et l?ici. L?ailleurs est ainsi constitutif de l?ici et l?ici est constitutif de l?ailleurs. Il n?y a donc plus de "dedans" qui serait coupé d?un "dehors", ou un passé coupé du présent. On peut parler alors d?un temps, "celui de la rencontre de l?Autre".
Véritable héros, dont la vie a été élevée au rang de mythe... ": ainsi Christian Poché introduit-il son Ziryah. Un mythe bâti sur le destin d'un musicien fameux, qui vécut au tournant des VIIIe-IXe siècles, et forgé à la faveur de sources indirectes, pour beaucoup ténues, éparses, tardives, et toutes infléchies au gré des réemprunts de rédacteurs successifs. Ziryah fut-il vraiment ce génial musicien de Mossoul exilé à Cordoue pour fuir la jalousie du calife de Bagdad? Cette perle de l'Andalousie arabe, chanteur d'exception, inventeur de la cinquième corde du oud, inspirateur de techniques vocales révolutionnaires, et encore maître de l'élégance, de l'art de vivre, de la gastronomie? Pour démêler le vrai du faux, il convenait de confronter l'intégralité des sources écrites, tache ardue que seul le polyglotte éblouissant d'érudition que fut Christian Poché pouvait mener à bien. Les voici rapprochées, et la plus importante d'entre elles, oeuvre de l'historien al-Maqqari (XVlle siècle), enfin confrontée à la source majeure d'al-Maqqari lui-même: les écrits du fameux Cordouan Ibn Hayyan, rédigés au Xle siècle et tout récemment publiés. Au fil d'une habile mise en abyme que n'auraient pas reniée ses frères en musicologie du passé, voici brossé un nouveau portrait de Ziryab et de son art, ô combien surprenant..."
Souffrance au travail, fracture numérique, crise identitaire, urgence climatique, fins de mois difficiles... Les raisons de l'exaspération actuelle ne manquent pas. Dans ce contexte, certains individus ou groupes expriment alors de vives colères et s'efforcent de s'organiser. Mais d'autres au contraire, paralysés par un sentiment d'impuissance, au mieux s'accommodent de cette réalité anxiogène, au pire s'enfoncent dans le ressentiment. Qu'est-ce que ces différentes attitudes révèlent de notre situation sociale ? Qu'expriment-elles, en creux, de ce que les gens aimeraient voir émerger comme formes de vie plus acceptables ? A partir de quels critères est-on en droit d'affirmer le caractère inacceptable d'une situation et à quel moment le mécontentement se révèle-t-il, au contraire, problématique ? Quelles ressources convient-il de mobiliser pour entrer dans une dynamique de participation démocratique propre à dépasser le sentiment d'insatisfaction permanente ? Tels se présentent les défis à la fois éthiques et politiques que doit relever, selon l'auteur, notre pays.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).